Déclaration du SE-Unsa, capd du 5 juillet : mouvement, ineats, éclair… colère !

Monsieur le Directeur Académique,

 

En introduction à cette déclaration liminaire, au nom du SE-Unsa 67, je tiens à rendre un hommage appuyé aux membres ici présents de la division du 1er degré. Leur engagement au service du mouvement, leur disponibilité n’ont eu d’égal que leur sang-froid dans la tempête.

 

Car il y a eu gros temps sur le mouvement. Et nous ne nous trompons pas de coupables. Voilà maintenant plusieurs années que nous faisons le même constat : il est regrettable que des outils techniques informatiques imposés, des logiciels aussi inadaptés qu’incompatibles entre eux viennent faire obstacle au bon déroulement des opérations du mouvement.

 

Après le mystère toujours irrésolu des vœux de secteurs, nous avons vécu le suspense insoutenable de la 2è phase informatique récalcitrante. Qu’allons-nous devenir si même les informaticiens semblent ne plus dompter la bête ? Nous faudra-t-il apprendre à lire les projets d’affectation dans le marc de café ? Tout progressistes que nous sommes à l’Unsa, il nous arrive de regretter quelquefois des époques révolues, où le mouvement était confectionné amoureusement à la main. (Feu Mademoiselle Lévy a marqué les esprits !)

 

Mais ne cédons pas à la nostalgie et restons vaillamment tournés vers l’avenir et le changement promis. Pour nous, une revendication pour le mouvement, ce serait le slogan : « pas de stress pour la DIPERS » ou encore un autre, sous forme de constat : « commissaires paritaires en colère »

 

En effet, nous avons atteint un point de non-retour. Par voie de conséquence, il est devenu normal que les documents préparatoires nous arrivent 48 à 36 heures avant les GT. Nous savons, Monsieur le Directeur Académique, votre attachement à ce paritarisme qui honore notre département. Aussi serez-vous, nous l’espérons, sensible aux conditions de travail des commissaires paritaires. Si nous avons été élus, ça n’est certainement pas pour occuper des sièges, même si le café et parfois les croissants sont gracieusement offerts… Si le paritarisme n’est pas qu’un mot creux, alors nous revendiquons les moyens de pouvoir faire sérieusement le travail pour lequel les personnels nous ont donné mandat. Sauf à travailler la nuit ou le dimanche, ce que nous avons fait, la mission est devenue impossible et nous n’en pouvons plus. Les CAPD ont été remplacées par des GT successifs, soit, mais il nous faut des documents dans les temps pour effectuer l’important travail de vérification qui doit être le nôtre. Le mouvement a tout à gagner du croisement de nos expertises et de nos pertinences diverses. Tous le savent ici : la figuration n’est pas dans les mandats du SE-Unsa.

 

Comme je suis lancée, je me permettrai à présent, une fois de plus, de mettre sur le tapis le malheureux dossier des ineats/exeats.

 

« Mobilité des personnels »… juste un élément de langage, peut-être ? Après une campagne de permutations informatisées médiocre, la campagne d’ineats/exeats 2012 va hélas certainement ressembler à celle de 2011. Où est-il, le souci de l’employeur à l’égard de ses troupes ? Quid de la prise en compte des détresses individuelles ? Derrière la gestion quantitative des surnombres, il y a des vrais gens, qui s’étiolent psychologiquement et professionnellement. Il y a des familles qui luttent au quotidien pour perdurer, condamnées à subir encore la dictature du surnombre. Cela aussi nous est devenu intolérable.

 

Finissons hélas dans la même tonalité, puisque nous avons appris quelles procédures ont été arrêtées, à l’échelle académique, pour la distribution de la part variable de l’indemnité Eclair. Là où il est vital de favoriser la cohésion des équipes, c’est l’individualisme et la promotion du « chacun pour soi » qui est encouragé. A l’examen des critères retenus, la terminologie surprend, qui relève assez de la physique de la lumière. Il y aurait donc en ZEP des collègues rayonnants et d’autres éteints. Sans commentaires. Pour le SE-Unsa, ce choix managérial est dangereux, puisqu’il aura comme conséquence le délitement des équipes au lieu d’en assurer la nécessaire solidarité. Ces équipes, au lieu d’être consultées par l’autorité académique, sont mises a posteriori devant un fait établi. Les représentants des personnels itou. Personne ne comprend, le désarroi est unanime. Et nous qui avions la faiblesse de croire que le « dialogue social » n’était pas qu’un élément de langage dans notre belle région… nous serions-nous trompés ?

 

Vous l’aurez compris, Monsieur le Directeur Académique, nous sommes en colère. D’aucuns diront qu’elle est mauvaise conseillère… ils se trompent peut-être. Car cette colère, ce sont nos collègues qui la ravivent, toujours plus nombreux à nous contacter chaque jour.

 

Et au SE-Unsa, c’est la défense des collègues qui nous fait garder le cap, quelles que soient les tempêtes.