Enseignement Religieux : une tâche de plus pour les directeurs !

Suite à quelques « erreurs »  de déclaration (non imputables aux directeurs d‘ailleurs) , la Trésorerie Générale a invalidé l’ancienne procédure de saisie des heures effectuées par les Intervenants de Religion (IDR) et a demandé une remontée informatique de ces données dans laquelle les IDR n’interviennent plus.

L’administration a donc décidé d’intégrer cette demande à TBE, entraînant de fait une nouvelle tâche pour les directeurs et, devant nos interrogations et interpellations, a réuni ce mardi 9 janvier un groupe de travail (GT).

Le SE-Unsa a profité de ce GT pour :

  • Dénoncer encore une fois les conditions de travail des directeurs en s’appuyant sur les résultats de son sondage (que vous pouvez continuer à compléter ici : http://se-unsa67.net/taches-demandees-aux-directeurs-quelle-limite/).
  • Remettre en situation la simplification des tâches promise (!) depuis 2014 et pourtant toujours attendue.
  • Demander l’activation d’un groupe de travail sur les conditions d’exercice du métier de directeur d’école
  • Rappeler qu’il n’appartient pas aux directeurs de vérifier les heures réellement effectuées que ce soit pas les intervenants ou par les collègues.

En ce qui concerne les IDR, plusieurs problématiques ont émergé :

  • La nomination : les directeurs ne sont pas prévenus que ce soit par l’administration ou par les autorités religieuses ; ce sont les IDR eux-mêmes qui nous disent qu’ils interviendront dans nos écoles.
  • Le remplacement en cas d’absence longue de l’IDR (même problématique que pour la nomination)
  • La remontée des informations concernant les heures réellement effectuées par les IDR et les difficultés prévisibles en raison de l’outil choisi qui n’a pas démontré son efficacité par le passé.

Pour ce dernier point, il faut savoir que la Trésorerie Générale refusera toute remontée autre qu’une remontée informatique avec données validées par des personnels autres que les IDR eux-mêmes. La conséquence d’une remontée « à l’ancienne » serait le non-paiement des heures effectuées.

Toutefois, suite à ce GT et nos demandes, quelques améliorations ont été d’ores et déjà actées.

1) Pour cette première campagne :

  • La durée ne pourra être allongée de plus d’une journée en raison des délais nécessaires pour la mise en paiement de heures effectuées par ces vacataires qui attendent leur dû depuis plusieurs mois.
  • L’essentiel est bien le total d’heures réellement effectuées pendant la période

2) Pour les prochaines campagnes :

  •  Le tableau mensuel des heures effectuées sera prérempli à compter de janvier 2018, il ne restera qu’à modifier éventuellement les données (en cas d’heures non effectuées et non déclarées par les IDR) et à valider
  •  La durée de la campagne sera allongée.

3) Une nouvelle note de service arrivera très prochainement dans les écoles.

Pour le SE-Unsa, il est intolérable que les directeurs soient encore une fois sollicités pour effectuer une tâche qui n’est pas dans leurs missions et qu’ils soient victimes d’une forme de chantage (« Soit vous le faites, soit les intervenants ne sont pas payés »). Ce sujet sera abordé lors du CHSCT du 25 janvier prochain et lors des – sans doute – prochains GT sur la direction d’école.

En conclusion : Directrices, directeurs : vos conditions de travail sont dégradées ? SIGNALEZ -LE ! Soyez nombreux à compléter votre Registre Santé Sécurité pour en témoigner !