Evaluations CP/CE1 : Enseignants, pas opérateurs de saisie !

Le SE-Unsa exige pour vous de réelles compensations pour les heures supplémentaires induites par les évaluations CP/CE1 !

Situation au 19/09/18 le SE-Unsa 67 demande une compensation pour les deux heures de réunion préalable et pour les collègues sans charge d’APC. Lire le courrier ICI.

Situation au 18/09/18 :  Saisie des évaluations CP et CE1 : le Ministère annonce une déduction de 5h00
Suite au courrier du SE-Unsa au Ministre (ICI), celui-ci répond à votre syndicat en annonçant une compensation de 5h00 sur les APC afin d’effectuer la saisie (voir la réponse du Ministre ICI). Celle-ci doit être finalisée pour le 12 octobre. N’ayant pas eu accès au logiciel de saisie, il est trop tôt pour savoir si ce temps sera suffisant.

 Le SE-Unsa 67 vous propose de surseoir à toute saisie des résultats jusqu’à ce que le DASEN 67, en réponse à notre courrier (ICI), garantisse cette compensation sur les heures d’APC. Concernant la réunion préparatoire, le SE-Unsa revendique que ce temps soit pris sur les animations pédagogiques.

Situation au 17/09/18
Le SE-Unsa exige une véritable compensation horaire de 6 heures pour les enseignants de CP et de CE1, soit sur le temps de classe, soit sur le volant des animations pédagogiques, soit sur celui des 36 heures d’APC.

Dans l’attente de la garantie de cette compensation, le SE-Unsa propose aux collègues de ne pas effectuer la saisie des résultats des évaluations CP et CE1. 

La récente enquête du SE-Unsa en direction des Professeurs des écoles a mis en évidence un temps de travail hebdomadaire moyen de 44h 48 ; 3 enseignants du 1er degré sur 4 travaillent plus de 40h par semaine.

Le protocole national d’évaluations CP/CE1 nécessite une saisie directe des réponses des élèves par les professeurs des écoles. Cette saisie est automatisée dans le second degré. Ce n’est pas le cas dans le 1er degré. C’est donc du travail supplémentaire pour lequel du temps est nécessaire.

Ce temps ne saurait être ajouté dans une journée « de pré-rentrée » supplémentaire, ni « incorporé » dans les 48h forfaitaires de concertation et relations aux parents d’élèves dont chacun sait qu’elles ne suffisent déjà pas aux tâches effectuées par les PE.

Le SE-Unsa exige donc une véritable compensation horaire de 6 heures, pour les enseignants de CP et de CE1, soit sur le temps de classe, soit sur le volant des animations pédagogiques, soit sur celui des 36 heures d’APC.

Dans l’attente de la garantie de cette compensation, le SE-Unsa propose aux collègues de ne pas effectuer la saisie des résultats des évaluations CP et CE1. 

Le SE-Unsa 67 a informé l’IA-Dasen de ses revendications (le courrier ICI) 

L’avis du SE-Unsa :
– L’objectif de ces évaluations 2018 reste confus. Outil de pilotage politique ? Evaluation diagnostique ? L’injonction faite aux enseignants, les modalités de saisie des résultats vont à l’encontre de la confiance prônée par le ministre Blanquer est laisseraient plutôt penser à une opération de mise au pas des enseignants…
– Concernant leur contenu : certains items sont clairement très mal calibrés. On se demande comment des éminences grises réunies du ministère n’ont pas pu s’en rendre compte. Mais globalement, elles sont qualitativement  moins catastrophiques que celles de CP de l’an dernier.  Il s’agit de dédramatiser, aussi bien pour les élèves que les enseignants : de toute façon, comme elles ont été mises sur le net par un autre syndicat, des parents vont pouvoir préparer leurs enfants. Donc, la fiabilité et la standardisation de ces évaluations tombe à l’eau… A chaque enseignant de s’en servir pour qu’elles lui soient utiles !
– Le SE-Unsa demande que les évaluations diagnostiques ne fassent pas l’objet d’un protocole national avec remontées nationales. Si l’objectif est de permettre d’affiner la politique éducative, une évaluation sur panel est tout-à-fait suffisante.
– Le SE-Unsa s’oppose à la publication de résultats permettant la comparaison entre écoles et établissements.
– Le SE-Unsa juge nécessaire que le ministère développe les banques d’outils d’évaluation diagnostiques, mises à la disposition des enseignants qui s’en serviraient, en professionnels ! Le temps est venu d’une évaluation démocratique et utile aux enseignants.
– Mais surtout, plutôt que d’injonctions, il y a besoin d’amélioration des conditions de travail (baisse du temps de travail, amélioration de la mixité sociale et scolaire, bien-être des élèves et des personnels)  et de moyens réels (en formation, en effectifs, en personnels spécialisés) pour améliorer la qualité du service public d’évaluation !