Enquête « attentat-intrusion » : ras-le-bol des injonctions !

Dernière nouvelle 23/06, 12h30 : Appel du rectorat . La demande du Rectorat est caduque, il s’agit d’une erreur ! Ne pas tenir compte de cette enquête sur les exercices PPMS.

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Suite à une enquête expresse et urgente du rectorat adressée aux directeurs le 21 juin 2017, le SE-Unsa interpelle la Rectrice et l’IA 67.

– les directeurs ne peuvent plus être livrés seuls à cette problématique de sécurité qui prend de l’ampleur

-une formation et un accompagnement concrets doivent êtres mis en œuvre.

Notre courrier à la rectrice, 22 juin 2017 :

Madame La Rectrice,

Les directeurs d’école du Bas-Rhin ont reçu ce mercredi 21 juin une communication de ce type :

« Suite à une demande du préfet et du directeur de cabinet de madame la Rectrice, nous avons besoin d’urgence de la liste des exercices PPMS et attentat – intrusion pratiqués dans les écoles au troisième trimestre (pour 23 juin au plus tard).Nous souhaitons simplement le nombre par type, pas des comptes rendus, qui pourront me parvenir ultérieurement. »

A cette période de l’année, la charge de travail sur les équipes enseignantes et les directeurs d’école est extrême, leur temps compté. La plupart d’entre eux ne sont pas déchargés de leur classe.

Le degré d’urgence et le sens de la requête institutionnelle ci-dessus échappent à notre compréhension, et à celle des principaux concernés.

A l’heure où notre académie s’engage avec l’ANACT dans une expérimentation pilote sur les risques psychosociaux, ce type de demande est fort maladroite : pression temporelle, absence de sens perceptible, hiatus entre l’exigence hiérarchique et les moyens donnés pour la satisfaire … ce type de demande est en elle-même un facteur d’aggravation des RPS des directeurs d’école.

La simplification de leur tâche n’a été qu’un effet d’annonce. Pour preuve, le comité de suivi académique de simplification des tâches ne s’est jamais réuni dans notre académie. 

De surcroît, dans le Bas-Rhin, de très nombreux directeurs d’école de 1 à 3 classes n’ont pas eu leurs jours de décharges légaux.

Les mesures de sécurité exponentielles ne peuvent reposer que sur la seule responsabilité des directeurs. Leur accompagnement, leur formation sont gravement insuffisants. Le partenariat avec les professionnels de la sécurité, balbutiant.

 

Fort respectueusement

Anne-Marie HALLER,  secrétaire générale du SE-Unsa du Bas-Rhin