Communiqué de presse du SE-Unsa 67

 Vincent Peillon abat progressivement ses cartes. Après le débat sur la refondation de l’école, le ministre révèle sa vision des rythmes scolaires. Après les vœux pieux, arrivent des propositions concrètes gravement inquiétantes.

La merveilleuse refonte des rythmes scolaires aboutirait donc à un allègement d’une demi-heure par jour pour les élèves, avec un mercredi matin en plus… De qui se moque-t-on ? Pour les enseignants, plus d’heures devant la classe (de 24 à 25 heures) et 36 aller-retour supplémentaires, des frais de garde d’enfant en plus, sans aucune compensation financière. Autant dire que les enseignants des écoles sont floués, après avoir espéré, naïvement, en des lendemains meilleurs.

Quant aux directeurs d’école, le sondage du SE-Unsa est sans appel. Le malaise chronique des directeurs d’école est en train de se transformer en souffrance au travail. C’est ce que montre l’enquête réalisée par le SE-Unsa auprès des directeurs d’école. Ainsi, même si 94% d’entre eux jugent leur métier intéressant, ils sont plus de 97% à le juger épuisant et stressant.

Des directeurs et des enseignants parlent de leur malaise. Ils ont le sentiment que Vincent Peillon sacrifiera le 1er degré sur l’autel d’une « refondation de façade ».

Extrait des DNA du 30 octobre 2012