Les ESPE: Universitaires, il faut garantir leur indépendance financière

Le gouvernement prévoit la mise en place dès la rentrée prochaine d’Ecoles Supérieures du Professorat et de l’Education. En bref, l’avis du SE-Unsa sur quelques points essentiels.

Au SE-Unsa, nous  concevons ces ESPE comme des interfaces. Nous exigeons qu’elle regroupe en son sein plusieurs universités afin de garantir une couverture de proximité sur tout le territoire. Leur directeur doit être pour nous, nommé conjointement par les deux ministères ; celui de  l’enseignement Supérieur et de la recherche et le ministère de l’Education nationale.

Pour le Se-Unsa, le champ d’intervention des ESPE doit aller de L2 au Master pour la formation initiale, mais doit aussi couvrir les débuts dans la carrière ainsi que les périodes de formation continue. Nous souhaitons la reconstruction de véritables écoles professionnelles.

Le cahier des charges de la formation doit être national afin d’éviter au maximum les interprétations de nature à conduire à des dérives. Quelques souplesses bien définies doivent permettre de tenir compte des spécificités (DOM, disciplines professionnelles sans Master par exemple).

Quels intervenants ?

Nous revendiquons l’intervention d’équipes pluriprofessionnelles dans la formation. Dans le premier degré, le nouveau dispositif de formation initiale doit se construire avec les experts de terrain du premier que sont les EMF et les CPC , les MAT.

Pour le Se-Unsa, il est évident que cela conduit à créer ce vivier de formateurs du second degré, à l’image des PEMF du premier degré.

Le contenu des concours

Le SE-Unsa revendique des épreuves professionnelles. Cela veut dire qu’auparavant, les candidats se sont frottés aux réalités de leur futur métier. Le concours ne peut de nouveau évaluer ce qui est déjà sanctionné en cours de Master.