Audience ASH : ULIS, SEGPA, nouveau CAPASH, Rased, suivi des stagiaires ulis par les CPC…28 janvier 2016

Audience spécifique « ASH» du 27 janvier 2016 :

Pour le SE-Unsa : AM Haller, F. Noro, L. Trémolières

Pour la DSDEN : M. Weltzer, B. Autier, T. Dickele, JB Ladaique

 

1- la nouvelle formation CAPASH : Retours de la première promotion (actuels M2)

Le SE-Unsa a fait état des résultats de son enquête auprès de la première promotion du « capash masterisé »

CONTENU DE LA FORMATION

-Le langage universitaire et certaines notions abordées, comme des statistiques plutôt pointues , ne parlent pas aux stagiaires. Quelques cours dispensés par des intervenants brillent par leur très faible utilité perçue. Les travaux à rendre peuvent aussi laisser cette impression de perte de temps . Problème de cohérence avec les pratiques et besoins des stagiaires.

-Différenciation très insuffisante entre les options : Toutes les options sont mélangées. Le contenu des cours est globalement intéressant mais général et inadapté à de nombreuses spécialités qui sont malheureusement massées dans les mêmes cours.

CHARGE DE TRAVAIL

– La surcharge de travail est réelle. Aucun allègement de la charge de travail d’enseignant. L’utilité du master n’est pas explicite. Il est très difficile de s’occuper de ses cours, du master, des préparations de visites et éventuellement encore un tout petit peu de sa vie de famille

-Concernant cette formation, la plus grande difficulté est de devoir gérer la classe, avec la réalisation des nombreux documents requis pour l’examen, tout en préparant le mémoire et, pour ceux qui sont inscrits en master, en rédigeant les travaux nécessaires pour la validation de chaque semestre. La charge de travail est énorme. On se sent parfois à bout de souffle.

ARTICULATION CAPASH/MASTER

– Tout le travail du mémoire est axé sur le master…et personne ne nous parle du mémoire CAPASH, bien plus important à nos yeux. A quand la suppression du capa au bénéfice des visites maintenant régulières dans la nouvelle formule de formation ?

-Concernant le mémoire, on exige de nous des attitudes de chercheur en pédagogie, avec des méthodologies précises, des observations particulières dont nous ne connaissons pas les rouages. Ce mémoire devrait rester un mémoire professionnel en adéquation avec des besoins réels ressentis en classe. Nous n’avons encore une fois pas le temps de faire de la recherche en plus de notre travail habituel.

-Des efforts ont été faits au sujet des attendus qui n’étaient pas connus avant de rendre les devoirs, ça a été rectifié cette année mais ce n’est pas encore tout à fait au point. Chaque devoir donne droit à plusieurs notes, ce qui n’a pas de sens en soi ( sauf valider le master ).

-Enfin, les exigences et échéances du master ne collent pas avec la programmation des enseignements: on est évalués en janvier sur des cours qu’on aura en mars… bizarre…

-Nos pratiques sont beaucoup remises en question, soit, nous sommes là pour ça. Mais on ne nous apporte pas ou peu d’outils concrets et utilisables sur le terrain. La formation est très universitaire, tellement loin de notre réalité. Les intervenants les plus intéressants pour nous sont ceux qui sont en activité dans une classe, et avec lesquels nous avons vraiment un langage commun.

– La notation et le système master en lui-même biaisent notre démarche de ”praticiens réflexifs”. Le stress induit par les notes, l’obtention ou non de ce diplôme / du master nous font perdre de vue le vrai but de notre travail et nous amène à travailler pour satisfaire un jury, des formateurs plutôt que d’oser interpeller les savoirs et construire notre action pédagogique en partenariat avec ces formateurs. Le master ne fait que renforcer ce travers.

– A quand une évaluation sur des compétences réelles, pas sur la rédaction d’un mémoire, des fiches de préparation, des programmations… et sur 2 heures de cours! A quand une évaluation sur le terrain, avec plusieurs inspections formatives sur une période donnée pour aller vers une inspection finale de validation? C’est ce que nous souhaiterions tous…

Le STATUT DE L’APPRENANT CAPASH

L’impression de se faire gentiment sermonner à chaque fois que nous interpelons le fonctionnement du master. On ne nous autorise pas à prendre part à cette évolution de la formation. Il semblerait qu’on attende de nous une certaine docilité. Nous sommes des adultes en formation, pas des enfants !

La délégation de la DSDEN (IA, IEN-ASH , IEN-A et IA-adjoint) affirme vouloir rapidement régler les problématiques du mémoire et s’en étonne… (“Un mémoire de master ne peut pas être seulement un mémoire de capash amélioré”)…

Elle note les interrogations sur l’incohérence de l’évaluation, sur le sens du master.

Elle s’étonne du sentiment d’infantilisation qui a pu être ressenti, les stagiaires CAPASH étant par essence très critiques.

Un bilan de cette nouvelle maquette sera fait avec l’ESPE  après les examens du CAPASH. Cette promotion a en effet “essuyé quelques plâtres”, étant la promotion des précurseurs. Le directeur de l’ESPE souhaite lui aussi discuter de ce nouveau capash avec l’EN.

 

2- La nouvelle circulaire ULIS

– Nous avons d’abord insisté sur l’application pleine et entière de la circulaire qui, lorsque c’est le cas, permet de bonnes conditions de travail aux coordonnateurs d’ULIS.

– Afin d’éviter certaines tracasseries et de simplifier nos conditions de travail, nous demandons que soit généralisé au niveau départemental un ordre de mission permanent pour les coordonnateurs pour toutes opérations de suivi de stage, de coordination et synthèse avec les partenaires.

– La présentation de quelques tâches demandées aux AVSco a fait vigoureusement réagir l’Administration. Le SE-UNSA a souligné que le cadre de la circulaire était clair et devait être respecté par tous et partout. Mme le DASEN et Mme Autier, IEN-ASH, ont totalement souscrit à nos propos. Il a donc été convenu que sauf cas exceptionnel et négocié avec le coordonnateur et l’AVSco, ce dernier est attaché à la classe pour laquelle il effectue la totalité des heures fixées par son contrat de travail. C’est le coordonnateur de l’ULIS qui fixe les tâches et l’emploi du temps de l’AVSco, sous le contrôle du chef d’établissement. Si cela n’est pas le cas dans une ULIS, l’Administration doit être prévenue. Le coordonnateur doit avertir, si possible en envoyant l’emploi du temps de l’AVSco, Mme Autier qui interviendra pour que les textes soient respectés.

– Dans le cadre de la réforme du collège et de la nouvelle circulaire SEGPA, nous avons fait part des inquiétudes du terrain. Nous avons demandé que l’inscription des élèves dans une classe de référence soit généralisée au niveau départemental. En effet, les réponses collectées via notre questionnaire montrent que les inclusions fonctionnaient plus ou moins bien mais que partout où les élèves étaient inscrits en classe de référence, cela facilitait leur mise en œuvre. Comme pour le premier point, l’Administration a pris note de notre demande et va l’étudier.

– Nous avons montré combien les effectifs des ULIS étaient élevés (90 % des réponses avec plus de 11 élèves). La circulaire indique une limitation à 10 et nous avons rappelé que pour le SE-UNSA le critère des inclusions ne pouvait être une justification de l’augmentation des effectifs. La réponse la DASEN est qu’au-delà de 11 élèves (le 11ème étant l’aléa accepté des changements de collège…) la présence d’élèves supplémentaire devait faire obligatoirement l’objet d’un dialogue avec l’ERH et que l’accord du coordonnateur devait être recueilli.

– L’hétérogénéité a également été évoquée. Le SE-UNSA a rappelé qu’au-delà de l’accueil des élèves ayant des notifications IME/Pro qui est toujours problématique, celle des TTC (Trouble de la conduite et du comportement) est souvent insupportable. Ce sujet, récurrent dans les écoles primaires et les ULIS école, fait l’objet d’un travail conséquent au sein de la DASEN. Il ne faut pas hésiter à utiliser les fiches de signalement SIVIS, les situations sont alors étudiées au cas par cas à la DASEN chaque semaine.

-Enfin les HSE… Le SE-UNSA a parlé du malaise ressenti par les coordonnateurs à propos des HSE notifiées pour cette année :

Notification tardive et paiement encore plus tardif : pas de réponse, c’est le Rectorat.

Passage des HSA aux HSE : C’est règlementaire.

48,24 h et non 72 h c’est lié à la rémunération des HSE pour les PE qui est différente de celle des PLC/PLP. Comme le taux des PE est inférieur et que l’on part du principe que l’on paye tout le monde au même taux donc que cela représente moins d’heures pour les PE. La différence est donc liée au statut. Nous avons alors produit des notifications pour les collègues coordonnateurs qui ont le 2CA-SH et qui se sont vus notifié 48,24 H… L’Administration a reconnu le problème pour ces derniers : Si vous êtes titulaire du 2CA-SH et que vous exercez en ULIS vous avez droit à 72 h comme les PLP de SEGPA ! Vous devez envoyer à la DASEN, sous couvert de Mme l’IEN-ASH, la notification reçue afin que la rectification soit faite. N’oubliez pas de faire une copie pour le SE-UNSA afin que nous puissions suivre votre dossier et sa régularisation. Reste les autres, les PE, le problème est national nous a-t-on dit. Il se règlera peut-être avec des IMP qui devrait remplacer à terme toutes les HSE.

Les HSE doivent se justifier. Tout en reconnaissant qu’une heure de coordination avec l’AVSco et une heure pour les inclusions par semaine était un minimum, nous n’avons pas senti la volonté de simplifier cette tâche par une intervention auprès des chefs d’établissement.

Le SE-UNSA observera attentivement ce que l’Administration mettra en œuvre suite à cette audience. Nous ne lâcherons pas car nous sommes persuadés qu’il n’y a pas d’autres solutions qu”Agir pour ne pas subir”.

 

3- La circulaire SEGPA

Nouvel arrêté horaire : Le ministère a publié cet arrêté pour les SEGPA qui introduit l’AP et les EPI. Tout va dans le sens d’un alignement des SEGPA sur l’ensemble du collège, les élèves de SEGPA étant des collégiens comme les autres.

Le hic : Contrairement aux engagements ministériels, aucune des segpa d’Alsace n’a touché la DHS de 2,75h/division.

L’IA pense que la Doss se serait exécutée si une consigne ministérielle avait été donnée en ce sens. Le SE-Unsa prend donc attache avec la Doss et interviendra si nécessaire au niveau ministériel pour que ces DHS soient bien octroyées aux divisions de segpa.

 

 4 Le suivi des stagiaires ULIS école par les CPC : 

Le SE-Unsa s’est fait porte-parole de l’ANCP :

Les M1 et M2 CAPASH sont actuellement visités par les CPC. Il y a consensus parmi eux pour qu’ils ne suivent pas les stagiaires CAPASH, ceux -ci étant dans une logique de professionnalisation  vers une spécialisation que les CPC n’ont pas. Ils estiment ne pas en avoir les compétences. 

La DSDEN entend mais souhaite répondre à cette revendication en renforçant les compétences des CPC dans le domaine de l’ASH. Il ne faut pas hésiter à s’adresser à l’équipe de la circo ASH. L’IEN ASH souhaite pouvoir développer des formations en direction des CPC.

 

5 -Etat des lieux des RASED

Nous demandons un état des lieux dans chaque RASED

-nombre de situations suivies

-nombre de demandes non satisfaites

-comparatif des besoins pris en charge et non pris en charge entre les différents RASED

Le SE-Unsa fait état de la dégradation au fil des ans de la prise en charge des élèves en difficulté dans les écoles et questionne le choix fait par l’administration de transformer les postes non occupés de maîtres G en postes de remplaçants.

La dasen estime que les problématiques d’élèves difficiles ne relèvent pas uniquement des Rased. Elle s’inquiète de la montée en charge des situations complexes et explosives accueillies dans les écoles. Une commission traite ces cas individuellement, en y cherchant des réponses multi-partenariales (scolaires/sociales/médicale)

N’hésitez pas à faire remonter des fiches de signalement SIVIS dès que nécessaire, elles sont étudiées quotidiennement par l’administration.

Les nouveaux cycles : programmes et transmission des acquis

Pour la rentrée 2016, tous les nouveaux programmes seront à mettre en oeuvre ainsi que de nouvelles modalités de transmission des acquis des élèves aux parents.

Ces dernières sont à voir dans le BO paru le jeudi 21 janvier 2016, à lire ici.

Nous avons fait un bilan de quelques nouveautés pour chacun des cycles (format PDF et format Prezi) :

 

Le nouveau cycle 1   Prezi

Le nouveau cycle 2   Prezi

Le nouveau cycle 3   Prezi

 

Mouvement, temps partiel : les évolutions en cours

Un groupe de travail s’est tenu le 21 janvier, une CAPD aura lieu le 28. Dans le cadre paritaire, des discussions sont en cours avec la DSDEN, discussions relatives aux modifications suivantes :

Temps partiel :

  • Pourquoi revenir sur l’autorisation d’exercer à temps plein pour les directrices et directeurs de 1 à 3 classes ? Rappel : C’est une modification de la circulaire du temps partiel, issue d’une décision unilatérale de la DSDEN, qui provoque quelques remous : “Les directeurs doivent assumer l’intégralité des charges liées à leurs fonctions et ne peuvent bénéficier d’un temps partiel. Cela concerne dorénavant également les directeurs de structures de 1 à 3 classes, non déchargés, car le directeur ne peut être libéré de ses charges le jour pour lequel il n’est pas rémunéré “)
  • Les chargés de direction (une classe) ne sont pas concernés. Ils peuvent continuer à bénéficier du temps partiel. (Erreur dans la circulaire …)
  • L’IENA parle de hiatus puisque l’Indemnité est versée totalement pour un directeur même à temps partiel. Les demandes seront quand même vues au cas par cas mais la circulaire s’applique. S’il y a un adjoint à temps plein dans l’école, c’est lui qui assurerait la direction tant que durera le temps partiel. Il y aura refus du temps partiel si personne ne peut prendre l’interim. Si l’adjoint à temps plein est d’accord pour prendre le relais du directeur à 75% le jour où il est déchargé et que tout est clairement défini, il pourra y avoir arrangement.
  • Pour le SE-Unsa, ces modalités sont aléatoires et trop floues. Aujourd’hui, le temps partiel permet à certaines directrices -notamment- d’assumer vie familiales et missions professionnelles. Ce temps partiel les protège parfois du burn-out. Une fois encore, l’administration cherche à minimiser les risques sans améliorer les conditions de travail des directeurs. N’oublions pas non plus que concrètement, ce sont à nouveau des femmes, qui seraient dissuadées de diriger une école parce qu’elles ont des enfants.
  • Le SE-Unsa est intervenu pour demander que les collègues à temps partiel pour raison familiale puissent reprendre à la date des trois ans de l’enfant (c’est dans la loi) même en cours d’année. L’administration a édité une circulaire « Temps partiel » qui fonctionne exclusivement par année scolaire. Cela va donc à l’encontre du droit des parents à reprendre à plein temps aux 3 ans de leur enfant. Le SE-Unsa demande à ce que l’administration corrige sa communication et informe clairement les collègues de ce droit.

Mouvement : 

  • Le SE-Unsa a à nouveau demandé qu’à l’instar d’autres départements, il n’y ait pas de vœux géographiques lors de la première phase du mouvement. L’administration reste hélas sourde à cette demande qui est partagée par les autres organisations syndicales.
  • Dans le cas où plusieurs demandes de maintien existeraient dans la même école, nous avons obtenu que le départage se fasse à l’ancienneté dans l’école et non plus au barème mouvement comme c’est le cas actuellement.
  • Les collègues qui le veulent pourront s’essayer à l’enseignement à mi-temps en allemand et à mi-temps en français, en gardant le bénéfice de leur poste. Ils seront en « AFA » (réaffectés à titre provisoire pour un an). Il faudra en faire la demande à Anita Marchal.
  • Les postes à profil seront édités après la première phase du mouvement. Les collègues pourront ainsi participer à ce dernier sans que les deux procédures ne « se polluent ». S’ils n’ont pas les titres requis pour être affectés sur le poste à profil à titre définitif, ils y seront nommés à titre provisoire et garderont le bénéfice du poste dont ils sont titulaires.
  • Bonification pour le 2nd temps pour les futurs T1 et T2 : la note est fixée à 15 pour les futurs T1 et à 13,5 pour les futurs T2. Ainsi, les barèmes « boostés » des futurs T1 et T2 leur permettront d’éviter les postes résiduels de fin de mouvement. Les barèmes les plus faibles seront ceux des futurs T3. Pour le SE-Unsa, il n’était plus tolérable que des sortants d’ESPE se trouvent affectés sur les postes les moins attractifs, notamment dans l’ASH. L’année de T1 et de T2 correspondent au continuum de formation initiale.
  • L’administration propose les modifications suivantes : lorsqu’il y a une fermeture de poste, le collègue dernier arrivé, s’il est arrivé par priorité médicale absolue, pourrait être obligé de faire réactualiser cette dernière afin de se protéger. Si cette modalité est mise en place, elle figurera dans la circulaire mouvement.
  • Le SE-Unsa a obtenu que les directeurs de 2 classes et plus, victimes de suppression, aient les points de suppression pour tous les groupes de direction.

Le barème du mouvement étant une prérogative départementale, le SE-Unsa demande que la note ne soit plus prise en compte dans ce barème du mouvement comme c’est le cas dans de nombreux départements.

 

Rencontre avec l’adjointe de Strasbourg. 21 janvier 2016

Rencontre d’une délégation du CHSCT avec Mme Buffet, adjoint au maire de Strasbourg, le 21 janvier 2016

Présents pour le CHSCT : JL Zingerlé, JF Reczkowiecz, M Brandt, A Diallo, AM Haller

Pour la ville de Strasbourg : F Buffet, R Giunta , J Araneder

Après remontée de nombreuses fiches de registres émanant des écoles de Strasbourg, le CHSCT a rencontré l’adjointe au maire de Strasbourg en charge des affaires scolaires pour lui faire part des problématiques relevant de ses compétences.

ATSEMS.

L’adjointe fait état d’un réel problème d’Atsems qui perdure depuis son arrivée. Malgré la cinquantaine de créations de postes effectué par la ville lors du dernier mandat (2008-2014) et les 3-4 postes de « volantes » créés, la situation ne s’arrange pas. C’est selon Mme Buffet le seul budget en augmentation. Le problème majeur est le taux d’absentéisme des atsems.

Selon la ville, si dans 80 pour cent des écoles la coopération se passe bien, dans d’autres, certaines atsems souffriraient d’un problème de reconnaissance et de prise en considération dans les équipes. A cela les membres du CHSCT répondent que les atsems font bien partie de l’équipe dans la grande majorité des écoles… et que le problème ne peut a priori être vu sous cet angle !

Les 300 atsems de Strasbourg représentent une moyenne de 0,7 atsem par classe. Rappel : la loi ne fixe pas l’obligation d’une atsem par classe… L’augmentation des effectifs des élèves accroît la crise…

La ville remplace toujours dans les cas de congés de maternité, congé parental, CLM. Pour les congés ordinaires, le remplacement est soumis aux moyens disponibles… (au vu des remontées de terrain, …insuffisants)

Pour faciliter les relations entre atsem et EN, la ville souhaite mettre en place des formations communes aux atsems et aux enseignants. Les temps de dialogue manquent, la co-construction peut permettre de désamorcer des conflits. Des formations en ce sens ont déjà eu lieu pour les sections de tout petits et ont été très fructueuses. La délégation du CHSCT s’y montre favorable et soutiendra ces initiatives, afin que ces formations qui pourraient être généralisées aient lieu sur le temps de travail des enseignants de maternelle. (108h)

Le CHSCT conclut en prenant acte des initiatives de la ville quant à la prévention des conflits. Mais il insiste sur le fait qu’au vu des absences massives d’atsems, les moyens restent insuffisants et doivent être abondés.

Téléphones sans fil

Suite à une mesure datant d’il y a quelques années, les téléphones sans fil ont été pour la plupart supprimés dans les écoles, par un principe de précaution qui s’avère aujourd’hui scientifiquement invalidé. Le CHSCT demande donc à ce que ces téléphones soient réintroduits dans les écoles, pour simplifier la vie des directeurs d’école qui ne sont pas vissés à leur téléphone filaire…

Responsable uniques de sécurité

Mme Buffet déplore l’épisode malheureux du début d’année scolaire, visant à mettre la pression sur les directeurs de Strasbourg 9 afin qu’ils deviennent responsables uniques de sécurité. Elle n’avait semble-t-il pas été mise au courant de cette initiative très localisée. Le CHSCT lui a rappelé que le problème des RUS relève bien des communes, mais qu’un directeur peut le devenir uniquement sur la base du volontariat, en son nom propre et moyennant indemnisation. L’affaire est close et les choses sont claires.

Le CHSCT a ensuite évoqué des problématiques d’écoles précises.

Le SE-Unsa en a informé les directeurs concernés

CIRCULAIRES 2015 / 2016

Avril

Liste d’aptitude aux fonctions de directeur adjoint de SEGPA Circulaire-LA Diradj

Janvier

Appel à candidatures enseignement bilingue

Circulaire temps partiel 2016-2017   et Annexes 1-2 temps partiel 2016-2017

Circulaire LAPE 2016-2017 (Accès au corps des PE par liste d’aptitude)

Circulaire Goethe Institut 2016     Dossier de candidature GI 2016     Grille d’auto-évaluation CECR

Décembre

Inscription examen capash session 2016

circulaire congés bonifiés 2016 2017

Formation des psychologues scolaires

Circulaire disponibilité et détachement

Réunion d’information CAPA SH 2016-2017

Novembre

Circulaire ISSR (indemnisation des remplacements)

Circulaire CONGE FORMATION 2016-2017

Circulaire mouvement interdépartemental

circulaire conges & autorisations absence

Relance du plan départemental de formation : Liste des stages faisant l’objet d’une relance

La circulaire mutation : Le BO  Annexes

Circulaire Liste d’Aptitude Directeur spécialisé 2016-2017

Octobre

circulaire d’ouverture du Cafipemf

Circulaire postes adaptés : circulaire 2015-2016-1

Plan Départemental de formation: La circulaire   Répartition des formations     PDF 2015-2016

Liste d’aptitude à la direction d’école  Circulaire LA DE    Circulaire Formulaire annexe

2 10 2015 : Avis d’ouverture certification complémentaire 2016  Des précisions  Dossier d’inscription

Septembre :

23 09 2015 : Circulaire DIF 2015-2016  Formulaire de demande

24 09 2015 : Circulaire départementale Formation CAFIPEMF Session 2016 – réunion d’information du 14/10/2015  Réf. : BOEN n°30 du 23 juillet 2015 (arrêté du 20/07/15 et circulaire 2015-109 du 21/07/15)    http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?pid_bo=32781   “Afin d’apporter aux candidats les informations nécessaires sur les épreuves rénovées du CAFIPEMF, examen académique, une réunion se tiendra simultanément dans les deux départements de l’Académie de Strasbourg. Dans le Bas-Rhin, elle se déroulera le : mercredi 14 octobre 2015, de 14h00 à 16h00, Direction Académique du Bas-Rhin, Salle Lezay-Marnésia. Largement ouverte à toute personne intéressée, elle concerne néanmoins prioritairement les candidats potentiels et s’attachera à les informer : des fonctions ouvertes aux titulaires du CAFIPEMF, de la nature et du déroulement des nouvelles épreuves d’admissibilité et d’admission, du calendrier mis en place pour l’année scolaire en cours, de la situation particulière des candidats admissibles au titre d’une session précédente, de l’organisation et du contenu de la formation proposée par la DSDEN 67.”

 

 

CRPE 2016 session exceptionnelle de Créteil

Pour la seconde année consécutive, un concours supplémentaire de professeurs des écoles est organisé dans l’académie de Créteil. Ce CRPE exceptionnel est bel et bien indépendant du CRPE Créteil classique déjà annoncé et dont les épreuves se tiendront comme dans toutes les académies les 18 et 19 avril prochains.

L’objectif annoncé de ce concours supplémentaire est l’amélioration de la situation des écoles de la Seine-Saint-Denis, cette localité ayant chaque année besoin d’un très grand nombre de nouveaux enseignants.

Attention !

Les lauréats de ce concours supplémentaire seront nommés stagiaires dans l’académie de Créteil à compter de la rentrée 2016. S’inscrire à ce concours supplémentaire est certes pour tout candidat, notamment originaire d’une autre académie, une opportunité d’augmenter ses chances de réussir le CRPE, mais c’est surtout un réel engagement qui nécessite de pouvoir se projeter sur un début de carrière assez long sur l’académie de Créteil fortement nécessiteuse en enseignants.

 

En cas de réussite à plusieurs concours, vous serez libre de sélectionner celui de votre choix.

Puis-je passer le concours à Créteil et revenir dans le Bas-Rhin dans quelques temps ?

Ce concours exceptionnel pour but de combler les postes manquants.

A la réussite du concours, il ne sera pas possible d’être nommé dans une autre académie, quelle que soit la raison invoquée.

Ensuite, tout collègue PE peut formuler une demande de changement de département.

Mais il faut savoir que l’académie de Créteil est fortement déficitaire, particulièrement le département de la Seine Saint Denis. Il est extrêmement difficile d’obtenir une sortie de département.

L’an dernier, les collègues ayant obtenus un changement de département avaient et déclaré un rapprochement de conjoint et des enfants. Tous avaient plus de 10 ans d’ancienneté de service.

Faites votre choix en connaissance de cause ! Pour des questions précises, vous pouvez contacter nos collègues du SE-Unsa 93  ou du SE-Unsa de l’académie de Créteil

 

Calendrier des inscriptions

Les inscriptions seront ouvertes du mardi 2 février (12h*) au mardi 2 mars 2016 (17h*) sur http://www.education.gouv.fr/siac1

Les conditions d’inscription sont identiques à celles du concours externe de la session 2016 classique.

* heure de Paris

 

Calendrier des épreuves

Admissibilité :

* épreuve écrite de français : mardi 17 mai 2016 de 13h à 17h

* épreuve écrite de mathématiques : mercredi 18 mai 2016 de 9h à 13h

Les épreuves auront lieu dans les centres d’écrit académiques que les candidats auront choisis au moment de leur inscription.

NB : il ne sera pas proposé de centre d’écrit à l’étranger, dans les COM, en Nouvelle-Calédonie ou à Mayotte.

Admission :

Les épreuves d’admission se dérouleront début juillet 2016 en Ile-de-France.

La nature des différentes épreuves sera identique à celle du concours externe de la session 2016 classique.

 

Publication des résultats

Les résultats d’admissibilité et d’admission seront publiés sur le site internet du SIEC à des dates qui seront fixées ultérieurement (https://ocean.siec.education.fr/publinet/resultats)

 

Même si le nombre de postes qui sera offert à cette session supplémentaire n’est pas encore connu, on sait qu’il viendra s’ajouter aux 12 911 postes déjà offerts sur l’ensemble des concours 1er degré 2016 et plus précisément aux 1635 postes offerts au CRPE externe classique de Créteil.

 

Pour rappel, à la session exceptionnelle de 2015 :

* 11 600 candidats inscrits

* 3394 candidats admissibles

* 500 candidats admis (500 postes offerts)

* 470 candidats inscrits sur liste complémentaire

Stage “Psychologues scolaires et Copsy” : 21 avril 2016 à Sélestat

Réservé aux psychologues scolaires et conseillers d’orientation – psychologues :

Thème : CREATION DU CORPS UNIQUE DES PSYCHOLOGUES DE L’EDUCATION NATIONALE :

Quels enjeux pour les professionnels ? Quel développement pour la psychologie dans l’Education Nationale ?

  1. Création du corps des psychologues de l’Education nationale

Psychologues des spécialités

Education, développement et apprentissage

Education, développement et conseil en orientation scolaire et professionnelle

Présentation, débats et échanges

  1. Quels enjeux pour les personnels ?

Conditions d’intégration, Statuts, Obligations de service, Régime indemnitaire, Evolutions de carrière, Elections professionnelles…

 

Avec Marie-Henriette CAILLUYER, conseillère technique nationale du SE-Unsa en charge des psychologues de l’EN.

Le 21 avril 2016 à Sélestat  de 9h à 16h au lycée Schweisguth. 

Les modalités du repas de midi seront communiquées ultérieurement.

Inscrivez-vous en ligne ICI

 

MODALITES D’INCRIPTION AU REPAS :

Pour réserver un repas (restauration scolaire du lycée), que vous soyez du 68 ou du 67 : Impérativement avant le 18 mars 2016

Etablir un chèque de 5,10 € à l’ordre de : SE-Unsa du Haut-Rhin

L’accompagner du talon d’inscription ci-dessous. (à télécharger aussi ICI)

Formation syndicale Psychologues scolaires et Copsy du 21 avril 2016.

Inscription au repas

NOM/Prénom :………………………………..

Ci-joint un chèque de 5,10 €.

Signature :

Envoyer le tout à : SE-Unsa 13 rue de Lucelle BP 43069 68062 MULHOUSE CEDEX

 

 

Sacro-sainte laïcité à l’alsacienne !

La question de ce que nous sommes censés enseigner lors de l’heure du “complément d’enseignement moral” se pose depuis l’apparition, dans les programmes nationaux, de l’EMC.

L’Enseignement Moral et Civique a un programme plutôt bien détaillé qui, nous semblait-il, avait un certain nombre de problématiques communes avec ce que nous faisions déjà pendant l’heure de morale. On nous a dit pourtant, en hauts lieux, que la morale était un approfondissement de l’EMC… Mais même lorsque l’on lit attentivement la note publiée le 20 juin 2007 par l’inspection académique dont l’extrait ci-dessous en italique est tiré, on se rend compte qu’il est compliqué de bien établir les limites de l’un par rapport à l’autre :

Le cours de morale vise à favoriser l’émergence de certains comportements, mais aussi de certaines attitudes et aptitudes chez l’élève ; parmi celles-ci, on visera la disponibilité à l’étonnement, à la curiosité. L’élève sera conduit à ne pas accepter l’évidence « parce qu’elle est là », à interroger les situations, à ne pas confondre opinion et vérité… On développera autant l’aptitude à envisager le point de vue d’autrui que la capacité à se décentrer. L’enfant sera aidé à réfléchir, c’est-à-dire nommer les choses, argumenter, défendre sa position, se questionner, douter, rechercher… Rendre l’enfant fier de ses choix, capable de les assumer, tout en étant en capacité de prendre en compte l’opinion des autres, constitue la finalité de cet enseignement.”

Ainsi, les élèves qui sont en cours de religion ne sont pas censés profiter de cet apport ou n’ont pas la possibilité de partager leur vision du monde avec les autres. La confrontation s’enrichit de la multitude ; maintenir ce clivage empêche une mixité des esprits qui est la plus grande barrière contre l’ignorance et la xénophobie. Les évènements de novembre 2015 montrent que l’on a plus besoin d’unité que de séparer les enfants suivant leurs confessions religieuses.

A l’heure où un programme national plutôt clair vient enfin proposer des directives en matière d’enseignement moral et civique, on aurait pu espérer que les législateurs aient le courage de déplacer notre heure de religion en dehors des 24 heures d’enseignement obligatoire. Tous les élèves alsaciens bénéficieraient des mêmes heures d’enseignement (on omettra l’enseignement des langues étrangères qui, en Alsace, est augmenté d’1h30 par rapport au reste du territoire…). Il ne s’agit pas d’empêcher les familles qui le souhaitent de faire suivre à leur enfant l’enseignement religieux – que cet enseignement soit catholique, protestant, israélite, musulman voire œcuménique – mais que cela soit fait en-dehors du temps scolaire. La charte de la laïcité existe, il est actuellement difficile de s’appuyer sur elle, en Alsace, sans s’enfoncer dans un océan d’incohérence.

Colloque 2015 “Contrôle et évaluation des enseignants : et si on essayait la confiance ?” : la synthèse

Le SE-Unsa a tenu son colloque le 4 décembre 2015.

– Quels sont les besoins d’autonomie et de reconnaissance des enseignants au travail ?

– Comment former des professionnels responsabilisés ?

– Quelles pistes pour une évaluation vraiment formative des enseignants ?

– Des systèmes hiérarchiques bienveillants et non infantilisants existent-ils ?

– Quelles pratiques dans d’autres pays européens ?

 

Devant ces questionnements, des intervenants aux expertises diverses ont apporté leur éclairage :

             Jérôme ENEAU    Enseignant-chercheur à l’université Rennes 2

     Brigitte BANNEROT    Médecin de prévention à la DSDEN 67

      Anne SCHIRMEYER    Psychologue clinicienne en contrat de collaboration avec le rectorat

  Patrick ROUMAGNAC    Secrétaire général du Syndicat des Inspecteurs de l’Unsa

         Patrick SCHANTé    Inspecteur de la circonscription de Molsheim

                   Joël PEHAU    Secrétaire national du SE-Unsa, secteur revendicatif

Dominique CAMINADE    Principale de collège, SNPDEN-Unsa

          László SOMOGYI     Ex chef d’établissement en Hongrie

 


Enseigner c’est à la fois élever et libérer. Comment construire une évaluation des enseignants qui ne touche pas à l’image narcissique (être jugé sur son travail et non sur sa personne) ? Abandonner est toujours une souffrance : comment éviter cet abandon ? L’avancement actuel est totalement discriminatoire. Il faudrait que l’efficacité collective soit évaluée.

 

Pour Jérôme Eneau, l’inspection actuelle peut être comparée à l’impuissance apprise, une perte de confiance en soi lorsque ce que l’on fait n’est pas reconnu. C’est une perte de motivation, on a une image négative de soi-même, alors que tous les professionnels ont une demande de reconnaissance au travail.

 

Un travail non évalué n’est pas la solution pour le docteur Bannerot car on a besoin de retour et d’échanges sur son travail. Étymologiquement, évaluer veut dire “donner de la valeur”. Le regard subjectif sur le mérite, l’expression numérique provoquent des ambigüités : “qu’est-ce qui devrait être du bon travail?” Dans les années 70, la logique de la compétence à vérifier a remplacé une confiance « a priori » que l’on donnait aux qualifications des adultes.

L’évaluation est la production d’un jugement de valeur. Elle guide l’action et c’est en cela qu’elle devrait être suivie du correctif qui doit être apporté. Elle est contextualisée : elle dépend de l’environnement conclut Jérôme Eneau. Le fait qu’elle soit individuelle annihile toute la partie collaborative, en effet, l’individu doit être évalué aussi dans ses interactions avec ses pairs.

 

Le docteur Bannerot considère que l‘évaluation individualisée est aussi une évaluation « individualisante ». Le travail dans son coin est un repli sur soi, un enfermement. Des espaces de dialogue plus fréquents, des fiches collectives de poste doivent exister. Il faut laisser plus de place aux jugements par les pairs avec lesquels il y a de vrais liens. En découle un sentiment de sécurité, de bien-être, d’appartenance. On peut se poser la question de comment aider un collègue qui serait en difficulté ; exposer ses propres difficultés est une première approche intéressante. La difficulté ne doit pas entraîner un jugement de valeur des collègues.

Si le travail de l’enseignant consiste sans cesse à inventer, innover, en tenant compte des prescriptions, il n’y a pas de limite à ce travail, d’où l’épuisement de certains collègues conclut Anne SCHIRMEYER. Ces derniers doivent s’autoriser à penser qu’il y a un autre monde que l’éducation nationale. Se reposer la question du pourquoi on est dans l’E.N. et pourquoi on y reste peut être un facteur de remotivation.

Patrick Roumagnac considère que le travail d’équipe doit s’apprendre en formation initiale et continue. Il faut faire confiance au groupe car le travail de l’objectif commun fait fonctionner le système. Un management bienveillant est important et le compromis doit être un objectif. On n’est pas obligé d’être tous d’accord mais le bien des élèves doit faire consensus et cela doit être l’objectif de la hiérarchie.

L’évaluation formative en formation des adultes est celle qui est importante. La place des erreurs est fondamentale. Le regard que porte l’évaluateur sur la façon dont l’évalué va aller au-delà de ses difficultés compte beaucoup. Le problème de la note est qu’elle est contrainte. La note s’oppose à l’évaluation formative, elle est totalement contraire à l’évaluation collaborative.

La relation de l’inspection est dissymétrique : l’inspecteur vient, il saurait ce que l’enseignant ne saurait pas,  il a une hauteur de vue que l’enseignant n’a pas, il serait capable de dire à un enseignant ce qui est bien et ce qui est mal. Mais la distance avec le terrain s’est souvent installée même si l’expertise du terrain a été jadis reconnue. Cette relation est une double duperie : les enseignants sont suffisamment gentils pour laisser croire à l’IEN qu’ils lui font une confiance absolue et que ce dernier maîtrise la situation. Ils mettent en place des activités qui permettent de valoriser les choses qu’ils savent faire et de taire ce qui serait un peu plus délicat dans leurs pratiques. Or l’IEN est tout à fait au courant de cette duperie : s’installe une relation interpersonnelle à la place d’une relation professionnelle. Selon Patrick Roumagnac, avec le référentiel de compétences, l’évaluation va dans le mauvais sens : le document montrant les observables lors des inspections est trop complexe, impossible, intenable et hypocrite. La tâche est morcelée, c’est une somme de compétences juxtaposées.

Pour le SIEN-Unsa, la relation d’inspection doit être une relation professionnelle basée sur une relation de confiance réciproque. Il faut une nouvelle modalité d’inspection qui sorte d’une relation matinée d’affects, avec une prise en compte du collectif. Les enseignants doivent aussi prendre en compte l’élève dans l’ensemble de sa scolarité passée et future, d’où l’importance du travail d’équipe pour pointer les difficultés potentielles que pourrait rencontrer l’élève conclut Patrick Roumagnac.

Pour la médecine de prévention, l’existence de la note peut poser problème. Un entretien qui porterait sur des critères jugés précis et mesurables serait plus positif. Des espaces institutionnalisés de discussion et de résolution de conflits éthiques diminueraient les risques.

 

 

 

A quoi s’intéresser pour limiter les risques psychosociaux, selon le docteur Bannerot ?

  • L’intensité du travail
  • Le soutien social
  • La demande émotionnelle au travail (le fait de ne pas pouvoir manifester ses émotions, le contact avec la difficulté)
  • Les conflits éthiques (exemples : contribuer à un système que l’on juge injuste, dénoncer ou pas une situation problématique,…)
  • L’autonomie
  • L’insécurité socio-économique (questions de mouvement entre autre)

Source : Enquête SUMER (Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels) édition 2010

 


Il faut que tous les enseignants soient en capacité d’oser la professionnalité, de travailler en équipe sans que cela soit demandé. Plus qu’une formation, cela doit être une volonté. L’école doit être un lieu où l’on travaille en collectif. Patrick Schanté, IEN de la circonscription de Molsheim, ajoute que l’inspection peut parfois être le révélateur d’une fragilité déjà présente. Être touché dans ce pourquoi on est là, rend vulnérable. Si l’inspection dérape, c’est que l’IEN a commis une erreur… L’enseignant doit alors se saisir de certains recours (demande de contre-inspection, contestation du rapport).

Les évaluateurs doivent donner des billes pour faire avancer les évalués sur leur façon de fonctionner, sur leurs pratiques professionnelles. Il faut toujours se situer par rapport à son rôle, cela permet d’éviter de se perdre professionnellement.

La reconnaissance de la professionnalité ne semble toujours pas assez présente lors des inspections.
Évoluer dans les relations enseignants/inspecteurs se fera par une action qui viendra des collègues et des inspecteurs. L’action syndicale y est primordiale.

Pour Joël Péhau, l’évaluation doit permettre d’évoluer dans nos pratiques via des formations adaptées. L’inspection et l’avancement doivent être complètement déconnectés afin de ne pas biaiser la valeur formatrice de l’évaluation. Tous les partenaires de l’école doivent participer à l’élaboration d’une grille de mesure de la valeur professionnelle. Enfin, le salaire des enseignants doit être revu à la hausse : une corrélation entre rémunération des enseignants et performances des élèves a été montrée par une étude internationale. N’attendez rien de l’extérieur, c’est chacun qui pourra construire ce qu’il souhaite voir dans le système éducatif.

Il faut trouver la force d’agir collectivement.

 

 

 

Réformes en maternelle : pas de panique sur les livrets de progrès !

La maternelle à l’honneur…ou plutôt à la fête ?

Ca semblait plutôt bien parti : de nouveaux programmes pour la maternelle, faisant suite à une consultation, plus proches des précédents programmes que de nombreux collègues regrettaient, une place plus importante laissée au jeu et à l’expérimentation, un regard bienveillant sur l’enfant…

Mais comme souvent dans l’éducation nationale, on a mis la charrue avant les bœufs !

Quelle surprise de voir paraître les documents d’accompagnement aux nouveaux programmes le vendredi avant la rentrée, alors qu’ils étaient prévus pour juillet ! Tout le monde sait que les enseignants ne profitent pas des congés d’été pour faire leurs progressions et programmations ! Qu’ils ne reprennent le travail qu’à la pré-rentrée !

J’ai tenté de lire rapidement ces documents, mais entre leur longueur, leur richesse, la rentrée et toute la surcharge de travail correspondante ; je n’en ai sûrement pas retiré tout ce que j’aurais pu. Pour vous éviter une recherche fastidieuse et vous faire gagner du temps (oh combien précieux), le SE a mis au point un document très pratique d’accès direct aux différents documents d’accompagnement que vous trouverez ICI

Une fois la rentrée faite, nos IEN nous annoncent que les modalités d’évaluation vont changer et que le livret en cours jusqu’à aujourd’hui va disparaître. Et dès cette année ! Chouette !

Il sera remplacé par un carnet de progrès. Pourquoi pas ? Mais kézako ? Un outil à concevoir dans chaque école, en équipe, sans guide, sans directives précises, sans matrice. On fait comment pour la mise en page, la duplication, combien d’items dans chaque domaine, des pictogrammes pour illustrer, des photos ?…. Re-chouette ! On manquait de boulot entre nouveaux programmes et nouveau projet d’école !

Bref, c’est le flou artistique et dans les écoles, on a une fois de plus l’impression que chacun doit réinventer le monde. Ajoutez à ça des consignes et des attentes différentes selon les circonscriptions, la possibilité éventuelle de la parution d’un cahier de progrès imposé à plus ou moins long terme … et vous perdez tout le monde. Même les plus volontaires.

Alors, remettons les choses à leur place :

  • Le décret d’application et l’arrêté sur l’évaluation ne sont toujours pas parus
  • Un groupe de travail ministériel travaille sur des exemples de carnets pour guider et baliser le travail des équipes
  • Un livret identique pour tous les élèves de GS sera communiqué aux parents puis aux collègues de CP, comprenant des items dans tous les domaines mais aussi dans le vivre ensemble.

En audience, la DASEN nous a fait part des consignes données à ses IEN :

  • Pas de précipitation, mais un accompagnement des équipes dans la réflexion
  • Pas de document départemental imposé
  • Une réflexion centrée sur la pratique de l’évaluation pas sur l’outil
  • Pas de circonscription test pour le nouveau cahier, pas de pression de la part des IEN
  • On attend les textes

Cela confirme qu’à part des adaptations logiques aux nouveaux programmes, il est prématuré de revoir de fond en comble les outils d’évaluation.

Pour le SE-Unsa il ne doit y avoir aucune pression : la mise en place des carnets de progrès se fera à la prochaine rentrée. La priorité est de permettre aux collègues de s’approprier les nouveaux programmes, cette année.

Enseignants de l'Unsa 67

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