Vers une solution pour les EVS ?

Depuis l’annonce politique du renouvellement de 14 000 à 15 000 contrats d’EVS pour la rentrée, le SE-Unsa n’a eu de cesse de frapper à toutes les portes de tous les ministères, mais aussi de Matignon et de l’Elysée, pour obtenir aussi le réemploi des salariés qui sont sur ces contrats. En effet, il n’y a rien d’automatique ! Combien d’EVS en ont fait les frais à chaque fin d’année scolaire ?

Nous avons alerté sur l’urgence des mesures juridiques à prendre pour éviter une interruption de contrats, préjudiciable à ce réemploi, notamment pour les salariés dont le contrat se termine fin juin, alors qu’ils n’ont pas atteint la durée maximum prévue pour les CUI.

Nous avons été entendus. Le principe est acquis et la volonté pour ces réemplois est affichée. Les ministères concernés y travaillent.

 Pour autant nous n’avons pas, à ce jour connaissance des mesures concrètes qui devront être accompagnées d’une étude au cas par cas au plan local.

Nous allons donc continuer au plan national à solliciter le gouvernement pour connaitre ces mesures. Au plan local, les responsables départementaux du SE-Unsa ont également demandé une audience au préfet du Bas-Rhin pour préparer ces réemplois.

Part variable indemnité ECLAIR

Part variable de l’Indemnité Eclair : L’Académie de Strasbourg travaille sur des formats d’enveloppe différents.

Le décret du 13 septembre 2011 institue une indemnité spécifique pour les personnels en dispositif ECLAIR (Écoles, Collèges et Lycées pour l’Ambition l’Innovation et la Réussite) comprenant une part fixe (correspondant à l’indemnité ZEP) et une part variable devant être attribuée individuellement en fin d’année scolaire… nous avions dénoncé à l’époque cette part variable (voir notre article du 21 septembre….) comme un risque de mise en concurrence des personnels dans des secteurs où l’esprit d’équipe est salutaire.

Des collègues nous ont alertés sur les véléités de l’Académie de rechercher des critères pour une distribution dont le montant serait différenciée : d’une école à l’autre ? D’un cycle à l’autre ? D’un collègue à l’autre ?… Pour le SE-Unsa, les équipes de ces écoles sont toutes impliquées dans des projets innovants investissant beaucoup de temps et d’énergie ; il n’est pas concevable de moduler le montant d’une prime sur des critères encore flous et qui, même s’ils devaient se préciser seront définis à postériori et dans l’urgence. C’est la porte ouverte à toutes les dérives.

Le décret prévoit que la prime ne peut être attribuée qu’après consultation du directeur et des enseignants. La consultation des enseignants pour le SE-UNSA c’est le conseil des maîtres. Nous encourageons les directeurs à le réunir de manière anticipée, sans attendre. Le conseil des maîtres peut très bien demander une répartition de la prime de manière équitable entre les collègues d’une même équipe.

un programme de sensibilisation des élèves au dialogue social, au droit du travail

Avis aux professeurs et aux CPE

Dans le cadre d’une mission de service civique validée par le ministère de l’éducation et le secrétariat général à la jeunesse et les solidarités actives, nous proposons aux diverses structures éducatives et notamment aux lycées, un programme de sensibilisation des élèves aux acteurs du dialogue social, au droit du travail et à la participation démocratique, visant principalement les terminales (générales, technologiques et professionnelles) ainsi que les CAP.

L’intervention se réalise sur deux heures, durant lesquelles la focale est mise sur la participation des élèves et sur leur production commune (débats, jeu de rôle, travail en petits groupes). Des supports médiatiques (extraits de films, power-point ludique, clips) sont utilisés pour servir l’objectif. Tout le matériel pédagogique étant prêt, nous recherchons activement des professeurs de sciences économiques et sociales, de gestion et vente ainsi que d’histoire-géo intéressés pour intégrer cette intervention dans leur programme de cours. Des interventions précédentes dans divers établissements de la région ont produit des retours positifs, aussi nous aimerions étendre l’expérience en vous y associant! L’intervention est totalement bénévole de notre part et ne sollicite aucune aide particulière, si ce n’est votre coopération pour prévenir les élèves de l’importance que peut revêtir cette formation, en l’intégrant à une thématique que vous aborderiez avec eux.

Nous serions ravis de pouvoir en discuter avec ceux que ce projet intéresse, pour présenter le détail des interventions et les associer harmonieusement avec les cours.

N’hésitez donc pas à en parler à votre proviseur et à nous contacter directement au 06 86 24 15 85, ou par courriel à cette adresse:

servicecivique.unsa67@gmail.com, avec pour objet le nom du programme: « Ensemble, Construisons la Démocratie au Travail ».

 

Je ne me laisse pas faire : j’adhère !

Adhérer maintenant, en n’étant prélevé(e) qu’à partir d’octobre , c’est possible  par prélèvement automatique en 5 fois (début des mois d’octobre, décembre 2012, février, avril et juin 2013)

Téléchargez le formulaire d’  Adhésion_2012-2013  et le formulaire de prélèvement : (compléter la partie du haut et celle du bas à l’aide de votre RIB). Les prélèvements seront reconduits d’une année à l’autre sauf avis contraire de votre part.

Déclaration du SE-Unsa (CAPD du 12/04)

Monsieur le Directeur Académique,

Voilà le troisième trimestre qui se profile. Avec lui, son cortège d’obligations pour nos collègues qui souffrent et s’interrogent.

 -au sujet des inscriptions Affelnet 6ème.

Il semble que même notre hiérarchie reconnaisse à présent que les directeurs fassent bien le travail des chefs d’établissement du 2nd degré. En effet, dans le mail du 22 mars émanant de l’assistance Affelnet Bas-Rhin, on pouvait lire, écrit en rouge : « ATTENTION! L’application se trouve sous l’onglet « Scolarité du 2nd degré » »

 -au sujet du livret de compétences…

Le LPC tel qu’il est conçu actuellement est un obstacle à la mise en œuvre du socle commun, car il prétend être à la fois un outil de suivi, de communication avec les familles et de validation des acquis. Il est soit trop lourd, soit insuffisamment précis, soit trop technique selon les fonctions qu’on privilégie. Il faut distinguer l’attestation finale du socle commun dont le contenu est défini nationalement (en clarifiant les niveaux d’exigence requis) et les outils qui sont au choix des équipes pédagogiques pour le travail de suivi des acquisitions des élèves au quotidien. Le SE-Unsa s’est associé à d’autres organisations pour exiger une modification intelligente de la mise en œuvre du socle. L’une de nos propositions est de passer du Livret Personnel de Compétences à une Attestation du Socle Commun. En attendant une évolution de ce dossier, le SE-Unsa défendra les collègues qui décideront, face à l’ampleur de la tâche, de ne pas remplir les livrets d’évaluation du 3ème trimestre.

-au sujet des suppressions de postes…

Des actions de soutien aux RASED ont fleuri dans de nombreuses circonscriptions. Le SE-Unsa déplore les tentatives hiérarchiques de dissuader ici des directeurs, là des adjoints, de s’exprimer. Le fameux devoir de réserve a bon dos. Nous rappelons ici que les fonctionnaires sont soumis à l’obligation de neutralité dans le cadre de leurs fonctions. Mais la liberté d’opinion et d’expression doit leur être garantie puisqu’ils sont, en dehors de leur service, des citoyens comme les autres.

-au sujet des futures évaluations nationales en Grande Section.

Pardon, il faut dire à présent « outils d’observation et de renforcement ». Nous nous étions battus, avec beaucoup d’autres, pour que le projet initial du ministère, qui consistait à traquer les élèves à risques, soit abandonné… Arrive donc à présent sa réplique édulcorée et heureusement non obligatoire. L’épreuve de suppression syllabique ou celle du rébus sont d’ores et déjà éminemment discutable, trop artificielles, complexes et surtout bien trop précoces. Le SE-Unsa défend une école maternelle bienveillante sans pression excessive, attentive aux besoins de chaque enfant, dont les enseignants sont formés, à qui les échelons hiérarchiques supérieurs font confiance, et des RASED complets pour un accompagnement de qualité et non stéréotypé des élèves. Autant dire que nous voyons arriver ces évaluations d’un mauvais œil, et serons de fait attentifs aux pressions qui pourraient être exercées sur leur caractère facultatif.

 -au sujet de la circulaire d’organisation de la rentrée 2012.

A lire cette circulaire, on hésite entre la colère, la stupéfaction, et l’ »admiration » devant l’imagination créative des rédacteurs. On se croit revenu aux plus belles années du stalinisme, quand les objectifs du plan quinquennal étaient à chaque fois atteints, voire dépassés, et qu’en même temps, la famine sévissait dans les campagnes. Entre autres, la partie consacrée à la formation initiale et continue des enseignants devra figurer dans les anthologies de la mauvaise foi politique. Je ne citerai que ce passage presqu’émouvant « l’amélioration de la qualité de la formation initiale, notamment avec le développement de nouvelles compétences professionnelles, s’inscrit désormais dans une perspective large ». Ou encore : « Les espaces en ligne de ressources et de formation, mis à la disposition des nouveaux enseignants et des personnels d’éducation, seront enrichis ». Avec un tel programme, nous voilà rassurés !

 S’il fallait une conclusion à notre liminaire, elle pourrait être celle-là : au SE-Unsa nous espérons que cette longue circulaire de rentrée ne sera au final que le testament politique d’une fin de règne.

Obligation de neutralité : ce que disent les textes

L’art.26 de la loi 83-634 qui porte statut des fonctionnaires explicite l’obligation liée au secret professionnel. C’est à tort que l’on évoque un devoir de réserve au sujet de cet article. Les fonctionnaires doivent faire preuve de discrétion professionnelle pour tout ce dont ils ont connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions.

L’article 6 de la loi du 13 juillet 1983 s’exprime de manière on ne peut plus simple : « La liberté d’opinion est garantie aux fonctionnaires. »

Nous avons l’obligation de neutralité dans le cadre de nos fonctions. Il n’est pas possible d’exprimer une opinion dans l’exercice des fonctions ou à l’occasion de cet exercice.

L’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui vaut pour les fonctionnaires comme pour tout citoyen : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.»

Un amendement tendant à inclure le devoir de réserve dans la loi en 1983 a été rejeté lors de l’examen parlementaire.

Si une période de réserve électorale s’applique aux hauts fonctionnaires du fait de la responsabilité qu’ils portent, elle ne saurait s’appliquer à l’ensemble des fonctionnaires.

Pour toute demande de précision, n’hésitez pas à contacter l’équipe du SE-Unsa 67 au 03.88.84.19.19 ou 67@se-unsa.org

Actions RASED

Voir le courrier-type pour le conseil des maîtres à adresser au Directeur Académique.

Voir le tract pour l’action du 04 avril à 12h à Schiltigheim, dans la cour de l’école Exen, à l’appel des associations professionnelles ; le printemps des RASED

 

Signer la pétition : l’appel des RASED

 

Rassemblement le 10 avril à 17h devant l’IA à Strasbourg, à l’issue du CT.

Enseignants de l'Unsa 67

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