Audience ASH : ULIS, SEGPA, nouveau CAPASH, Rased, suivi des stagiaires ulis par les CPC…28 janvier 2016

Audience spécifique « ASH» du 27 janvier 2016 :

Pour le SE-Unsa : AM Haller, F. Noro, L. Trémolières

Pour la DSDEN : M. Weltzer, B. Autier, T. Dickele, JB Ladaique

 

1- la nouvelle formation CAPASH : Retours de la première promotion (actuels M2)

Le SE-Unsa a fait état des résultats de son enquête auprès de la première promotion du « capash masterisé »

CONTENU DE LA FORMATION

-Le langage universitaire et certaines notions abordées, comme des statistiques plutôt pointues , ne parlent pas aux stagiaires. Quelques cours dispensés par des intervenants brillent par leur très faible utilité perçue. Les travaux à rendre peuvent aussi laisser cette impression de perte de temps . Problème de cohérence avec les pratiques et besoins des stagiaires.

-Différenciation très insuffisante entre les options : Toutes les options sont mélangées. Le contenu des cours est globalement intéressant mais général et inadapté à de nombreuses spécialités qui sont malheureusement massées dans les mêmes cours.

CHARGE DE TRAVAIL

– La surcharge de travail est réelle. Aucun allègement de la charge de travail d’enseignant. L’utilité du master n’est pas explicite. Il est très difficile de s’occuper de ses cours, du master, des préparations de visites et éventuellement encore un tout petit peu de sa vie de famille

-Concernant cette formation, la plus grande difficulté est de devoir gérer la classe, avec la réalisation des nombreux documents requis pour l’examen, tout en préparant le mémoire et, pour ceux qui sont inscrits en master, en rédigeant les travaux nécessaires pour la validation de chaque semestre. La charge de travail est énorme. On se sent parfois à bout de souffle.

ARTICULATION CAPASH/MASTER

– Tout le travail du mémoire est axé sur le master…et personne ne nous parle du mémoire CAPASH, bien plus important à nos yeux. A quand la suppression du capa au bénéfice des visites maintenant régulières dans la nouvelle formule de formation ?

-Concernant le mémoire, on exige de nous des attitudes de chercheur en pédagogie, avec des méthodologies précises, des observations particulières dont nous ne connaissons pas les rouages. Ce mémoire devrait rester un mémoire professionnel en adéquation avec des besoins réels ressentis en classe. Nous n’avons encore une fois pas le temps de faire de la recherche en plus de notre travail habituel.

-Des efforts ont été faits au sujet des attendus qui n’étaient pas connus avant de rendre les devoirs, ça a été rectifié cette année mais ce n’est pas encore tout à fait au point. Chaque devoir donne droit à plusieurs notes, ce qui n’a pas de sens en soi ( sauf valider le master ).

-Enfin, les exigences et échéances du master ne collent pas avec la programmation des enseignements: on est évalués en janvier sur des cours qu’on aura en mars… bizarre…

-Nos pratiques sont beaucoup remises en question, soit, nous sommes là pour ça. Mais on ne nous apporte pas ou peu d’outils concrets et utilisables sur le terrain. La formation est très universitaire, tellement loin de notre réalité. Les intervenants les plus intéressants pour nous sont ceux qui sont en activité dans une classe, et avec lesquels nous avons vraiment un langage commun.

– La notation et le système master en lui-même biaisent notre démarche de  »praticiens réflexifs ». Le stress induit par les notes, l’obtention ou non de ce diplôme / du master nous font perdre de vue le vrai but de notre travail et nous amène à travailler pour satisfaire un jury, des formateurs plutôt que d’oser interpeller les savoirs et construire notre action pédagogique en partenariat avec ces formateurs. Le master ne fait que renforcer ce travers.

– A quand une évaluation sur des compétences réelles, pas sur la rédaction d’un mémoire, des fiches de préparation, des programmations… et sur 2 heures de cours! A quand une évaluation sur le terrain, avec plusieurs inspections formatives sur une période donnée pour aller vers une inspection finale de validation? C’est ce que nous souhaiterions tous…

Le STATUT DE L’APPRENANT CAPASH

L’impression de se faire gentiment sermonner à chaque fois que nous interpelons le fonctionnement du master. On ne nous autorise pas à prendre part à cette évolution de la formation. Il semblerait qu’on attende de nous une certaine docilité. Nous sommes des adultes en formation, pas des enfants !

La délégation de la DSDEN (IA, IEN-ASH , IEN-A et IA-adjoint) affirme vouloir rapidement régler les problématiques du mémoire et s’en étonne… (« Un mémoire de master ne peut pas être seulement un mémoire de capash amélioré »)…

Elle note les interrogations sur l’incohérence de l’évaluation, sur le sens du master.

Elle s’étonne du sentiment d’infantilisation qui a pu être ressenti, les stagiaires CAPASH étant par essence très critiques.

Un bilan de cette nouvelle maquette sera fait avec l’ESPE  après les examens du CAPASH. Cette promotion a en effet « essuyé quelques plâtres », étant la promotion des précurseurs. Le directeur de l’ESPE souhaite lui aussi discuter de ce nouveau capash avec l’EN.

 

2- La nouvelle circulaire ULIS

– Nous avons d’abord insisté sur l’application pleine et entière de la circulaire qui, lorsque c’est le cas, permet de bonnes conditions de travail aux coordonnateurs d’ULIS.

– Afin d’éviter certaines tracasseries et de simplifier nos conditions de travail, nous demandons que soit généralisé au niveau départemental un ordre de mission permanent pour les coordonnateurs pour toutes opérations de suivi de stage, de coordination et synthèse avec les partenaires.

– La présentation de quelques tâches demandées aux AVSco a fait vigoureusement réagir l’Administration. Le SE-UNSA a souligné que le cadre de la circulaire était clair et devait être respecté par tous et partout. Mme le DASEN et Mme Autier, IEN-ASH, ont totalement souscrit à nos propos. Il a donc été convenu que sauf cas exceptionnel et négocié avec le coordonnateur et l’AVSco, ce dernier est attaché à la classe pour laquelle il effectue la totalité des heures fixées par son contrat de travail. C’est le coordonnateur de l’ULIS qui fixe les tâches et l’emploi du temps de l’AVSco, sous le contrôle du chef d’établissement. Si cela n’est pas le cas dans une ULIS, l’Administration doit être prévenue. Le coordonnateur doit avertir, si possible en envoyant l’emploi du temps de l’AVSco, Mme Autier qui interviendra pour que les textes soient respectés.

– Dans le cadre de la réforme du collège et de la nouvelle circulaire SEGPA, nous avons fait part des inquiétudes du terrain. Nous avons demandé que l’inscription des élèves dans une classe de référence soit généralisée au niveau départemental. En effet, les réponses collectées via notre questionnaire montrent que les inclusions fonctionnaient plus ou moins bien mais que partout où les élèves étaient inscrits en classe de référence, cela facilitait leur mise en œuvre. Comme pour le premier point, l’Administration a pris note de notre demande et va l’étudier.

– Nous avons montré combien les effectifs des ULIS étaient élevés (90 % des réponses avec plus de 11 élèves). La circulaire indique une limitation à 10 et nous avons rappelé que pour le SE-UNSA le critère des inclusions ne pouvait être une justification de l’augmentation des effectifs. La réponse la DASEN est qu’au-delà de 11 élèves (le 11ème étant l’aléa accepté des changements de collège…) la présence d’élèves supplémentaire devait faire obligatoirement l’objet d’un dialogue avec l’ERH et que l’accord du coordonnateur devait être recueilli.

– L’hétérogénéité a également été évoquée. Le SE-UNSA a rappelé qu’au-delà de l’accueil des élèves ayant des notifications IME/Pro qui est toujours problématique, celle des TTC (Trouble de la conduite et du comportement) est souvent insupportable. Ce sujet, récurrent dans les écoles primaires et les ULIS école, fait l’objet d’un travail conséquent au sein de la DASEN. Il ne faut pas hésiter à utiliser les fiches de signalement SIVIS, les situations sont alors étudiées au cas par cas à la DASEN chaque semaine.

-Enfin les HSE… Le SE-UNSA a parlé du malaise ressenti par les coordonnateurs à propos des HSE notifiées pour cette année :

Notification tardive et paiement encore plus tardif : pas de réponse, c’est le Rectorat.

Passage des HSA aux HSE : C’est règlementaire.

48,24 h et non 72 h c’est lié à la rémunération des HSE pour les PE qui est différente de celle des PLC/PLP. Comme le taux des PE est inférieur et que l’on part du principe que l’on paye tout le monde au même taux donc que cela représente moins d’heures pour les PE. La différence est donc liée au statut. Nous avons alors produit des notifications pour les collègues coordonnateurs qui ont le 2CA-SH et qui se sont vus notifié 48,24 H… L’Administration a reconnu le problème pour ces derniers : Si vous êtes titulaire du 2CA-SH et que vous exercez en ULIS vous avez droit à 72 h comme les PLP de SEGPA ! Vous devez envoyer à la DASEN, sous couvert de Mme l’IEN-ASH, la notification reçue afin que la rectification soit faite. N’oubliez pas de faire une copie pour le SE-UNSA afin que nous puissions suivre votre dossier et sa régularisation. Reste les autres, les PE, le problème est national nous a-t-on dit. Il se règlera peut-être avec des IMP qui devrait remplacer à terme toutes les HSE.

Les HSE doivent se justifier. Tout en reconnaissant qu’une heure de coordination avec l’AVSco et une heure pour les inclusions par semaine était un minimum, nous n’avons pas senti la volonté de simplifier cette tâche par une intervention auprès des chefs d’établissement.

Le SE-UNSA observera attentivement ce que l’Administration mettra en œuvre suite à cette audience. Nous ne lâcherons pas car nous sommes persuadés qu’il n’y a pas d’autres solutions qu »Agir pour ne pas subir ».

 

3- La circulaire SEGPA

Nouvel arrêté horaire : Le ministère a publié cet arrêté pour les SEGPA qui introduit l’AP et les EPI. Tout va dans le sens d’un alignement des SEGPA sur l’ensemble du collège, les élèves de SEGPA étant des collégiens comme les autres.

Le hic : Contrairement aux engagements ministériels, aucune des segpa d’Alsace n’a touché la DHS de 2,75h/division.

L’IA pense que la Doss se serait exécutée si une consigne ministérielle avait été donnée en ce sens. Le SE-Unsa prend donc attache avec la Doss et interviendra si nécessaire au niveau ministériel pour que ces DHS soient bien octroyées aux divisions de segpa.

 

 4 Le suivi des stagiaires ULIS école par les CPC : 

Le SE-Unsa s’est fait porte-parole de l’ANCP :

Les M1 et M2 CAPASH sont actuellement visités par les CPC. Il y a consensus parmi eux pour qu’ils ne suivent pas les stagiaires CAPASH, ceux -ci étant dans une logique de professionnalisation  vers une spécialisation que les CPC n’ont pas. Ils estiment ne pas en avoir les compétences. 

La DSDEN entend mais souhaite répondre à cette revendication en renforçant les compétences des CPC dans le domaine de l’ASH. Il ne faut pas hésiter à s’adresser à l’équipe de la circo ASH. L’IEN ASH souhaite pouvoir développer des formations en direction des CPC.

 

5 -Etat des lieux des RASED

Nous demandons un état des lieux dans chaque RASED

-nombre de situations suivies

-nombre de demandes non satisfaites

-comparatif des besoins pris en charge et non pris en charge entre les différents RASED

Le SE-Unsa fait état de la dégradation au fil des ans de la prise en charge des élèves en difficulté dans les écoles et questionne le choix fait par l’administration de transformer les postes non occupés de maîtres G en postes de remplaçants.

La dasen estime que les problématiques d’élèves difficiles ne relèvent pas uniquement des Rased. Elle s’inquiète de la montée en charge des situations complexes et explosives accueillies dans les écoles. Une commission traite ces cas individuellement, en y cherchant des réponses multi-partenariales (scolaires/sociales/médicale)

N’hésitez pas à faire remonter des fiches de signalement SIVIS dès que nécessaire, elles sont étudiées quotidiennement par l’administration.