On veut du changement pour les personnels… et maintenant !

Le SE-Unsa demande l’ouverture de discussions rapides pour améliorer la vie quotidienne des enseignants et personnels d’éducation.

Alors que le débat nécessaire s’amorce sur les dossiers de fond dans l’Education Nationale, sur le terrain, la profession attend aussi un changement plus immédiat concernant directement les conditions de travail et la gestion de la carrière.

Au cours des cinq dernières années, les enseignants et personnels d’éducation ont subi de très nombreux reculs. Les conditions de mutations se sont considérablement dégradées, les possibilités de temps partiel ont été délivrées au compte-gouttes, le caporalisme a supplanté l’indispensable confiance aux professionnels, l’excès de formalisme et de technocratie a pris le pas sur la pédagogie.

Ce refus de prendre en compte les personnels, tant dans leurs aspirations professionnelles que personnelles, s’est évidemment traduit par une panne du dialogue avec leurs représentants.

Comme pour la future loi d’orientation, le SE-Unsa souhaite l’ouverture d’un dialogue social sincère. Il jouera pleinement son rôle et se positionnera comme force de propositions pour que le changement indispensable se concrétise.

Exigeants pour le changement

Pour l’ensemble des personnels

Respect des droits et statuts : mettre fin à la multiplication des actes de gestion irréguliers à des fins d’économies budgétaires (changements de résidence administrative en cours d’année, affectation fautive des remplaçants…)

Disparition des règles dérogatoires liées au dispositif Éclair

Respect de la lettre et de l’esprit de la loi sur les non titulaires : contrats remis à la signature…

Respect de l’équité de traitement entre les corps : augmentation des ratios hors-classe de PE et CPE au même niveau que les autres

Temps partiel : retour à la possibilité d’exercer à 80% pour les PE et les certifiés

Mobilité géographique : desserrement des possibilités de mutation inter académiques dans le second degré, interdépartementales dans le premier degré, notamment pour mieux prendre en compte les situations de séparation

Indemnisation réelle des frais liés au déplacement professionnel

Versement des indemnisations (déplacements, frais de participation aux jurys des examens et concours…) dans des délais acceptables

Nécessité de mettre en place une réelle formation continue pour accompagner institutionnellement les changements + mise en œuvre effective du DIF

Mobilité professionnelle : rendre opérant ce qui pour l’instant relève de l’affichage

Relance des formations ASH

Demandes spécifiques complémentaires 1er degré

Révision du cadre national trop contraignant et inefficace sur les mouvements intradépartementaux.

Hors-classe et ISOE : corriger l’inégalité de traitement des PE par rapport aux autres corps d’enseignants

Demandes spécifiques complémentaires 2nd degré

Traiter les TZR de façon correcte (affectations, distance, délais)

Limiter les compléments de service (postes sur plusieurs établissements…)

Revalorisation de l’ISOE