Les préconisations de l’observatoire de la laïcité

Les préconisations de l’observatoire de la laïcité en matière de statut scolaire local en Alsase- Moselle sont celles du bon sens, ce sont celles qu’a défendues l’unsa-éducation devant ce même observatoire avec d’autres organisations.

Rendre l’enseignement religieux non obligatoire et en dehors des 24 heures de temps scolaire c’est:

  • respecter la liberté de conscience de tous et permettre à chacun la liberté de choisir cet enseignement ou non, sans obligation de demande de dispense dans le cas contraire.
  • permettre à tous les élèves d’Alsace Moselle d’avoir le même temps scolaire que les autres élèves de France pour effectuer les programmes scolaires, en préconisant de placer l’enseignement religieux en 25ème heure.
  • tenir compte du nouvel « enseignement moral et civique » des programmes nationaux  qui va s’appliquer s’appliquer à la rentrée 2015 qui se retrouverait en quelque sorte dédoublé pour les élèves dispensés d’enseignement religieux dans l’organisation actuelle, auquel se substitue obligatoirement un enseignement moral.

Nous saluons le fait que l’observatoire de la laïcité rappelle qu’une évolution du droit local (que nous ne remettons pas en cause dans sa globalité) et donc du statut scolaire local ne peut qu’aller dans le sens d’un rapprochement avec le droit français d’un point de vue constitutionnel; autrement dit, l’observatoire rappelle à ceux qui souhaiteraient voir une extension de l’obligation d’enseignement religieux à d’autres religions que catholique, protestant, et israélite, que ce n’est pas possible du point de vue du droit.

Qui peut encore, aujourd’hui, défendre l’idée d’un enseignement religieux obligatoire ?

 Quand certaines croyances ou opinions ne peuvent être reconnus dans ce système  créant ainsi un sentiment d’injustice et d’inégalité.

 Quand, surtout,  pourrait se mettre en place une autre organisation de cet enseignement pour lequel l’adhésion des familles se fait de manière libre dans le respect de la conscience de chacun. 

Qui peut encore aujourd’hui dans notre société oser s’opposer à la liberté de conscience?