Stop ! C’est sans doute le mot qui vient le plus souvent à l’esprit des directeur·rices d’école face aux mauvaises surprises qui rythment leur quotidien. Et depuis la rentrée de septembre, cette envie de dénoncer les excès de dysfonctionnements n’a cessé de s’accroître.
Afin de faire entendre cette exaspération au ministre l’Éducation nationale, le SE-Unsa vient de lui adresser un courrier pour déposer une alerte sociale spécifique à la direction d’école.
Que veut dire cette alerte sociale ?
Qu’Édouard Geffray a obligation de recevoir le SE-Unsa dans un délai très court pour entendre un état des lieux précis de la fonction de directeur·rice d’école, de chargé.e d’école, et bien sûr d’écouter les propositions concrètes que nous avons à lui exposer afin de prendre des mesures urgentes.
Ce que le SE-Unsa exige
- Cesser de faire reposer sur les épaules des directeur·rices des missions qui relèvent de la formation ou de l’autorité hiérarchique.
Les textes sur l’autorité fonctionnelle ont bon dos en la matière et sont de plus en plus dévoyés pour accumuler charge de travail et responsabilités (pilotage pédagogique, formations présentées comme des sensibilisations, obligations de formation individuelle imposées sans tenir compte du plan de formation engagé, acheminement des livrets d’évaluation et de documents ou matériels qui relèvent de la logistique des services…). - Doter les directeur·rices d’outils numériques de direction fonctionnels, comme la loi l’exige, et garantir une remédiation aux dysfonctionnements graves des applications, au premier rang desquels Onde!
- Publier une note de service nationale garantissant la validité de l’inscription sur la liste d’aptitude des directeur·rices actuellement en poste, opposable aux départements qui exigent encore une réinscription triennale.
- Mettre en place un groupe national Direction d’école chargé de suivre sur l’ensemble du territoire l’application des textes relatifs à la formation, à l’évaluation et aux responsabilités des directeur·rices, mais aussi améliorer leurs conditions de travail en partant de la réalité de ce qu’ils vivent au quotidien.
Reconnaître la fonction de direction d’école, c’est aussi mieux la rémunérer !
Comme le SE-Unsa le fait à chaque échange avec le ministre, nous mettrons évidemment en avant la nécessité de reconnaître également votre rôle déterminant par une revalorisation financière de la fonction.
Le SE-Unsa reste pleinement mobilisé et informera les directeur·rices d’école des suites données à cette intervention auprès du ministre.
