Billet d’humeur du Gréki : Contaminants ou pas les mouflets ?

Ne voici t’y donc pas que l’école, lieu oublié par le Covid depuis des mois, serait finalement un lieu de contamination possible comme tous les lieux culturels, cultuels ou autres coins dits “non essentiels” ?

Reprenons l’historique.

En mars, on arrête tout pour préserver chacun. La France s’arrête, les écoles ferment (même si une semaine avant, le grand Gourou de l’Education Nationale annonçait – le jour même de l’annonce de la fermeture des écoles dans le Haut-Rhin – qu’il n’était pas question de fermer les écoles) pour deux longs mois. Pédagogie en distanciel puisque Grand Gourou a dit que nous étions prêts (nous, enseignants, on ne le savait pas qu’on était prêts mais lui il nous affirme qu’on est prêt… Remarquez qu’on ne l’est toujours pas malgré ses affirmations qui pourraient passer pour mensongères mais ce serait sans doute médire…).

En mai, on rouvre mais avec des petits groupes, des règles de distanciation, des sens de circulation, des entrées décalées, des récrés séparées et donc séparés, etc. pour éviter le brassage à tout prix. Mais pas de masque pour tous toutefois, enfin pas pour les enfants, ce n’est toujours pas nécessaire (c’est vrai que le peu qu’il y a coûte la peau des f****s).

En juin, tout le monde revient, tout va bien, les enfants ne sont ni contaminés ni contaminants. Mais le trente-huitième protocole dit “toujours pas de brassage”. Bon, toutefois le port du masque pour les enseignants reste obligatoire : étonnement…

En septembre, rentrée presque normale, le protocole QCP est l’arme absolue (comprendre respect de la distanciation et du non brassage “Quand C’est Possible”). Masque pour les enseignants mais toujours pas pour les enfants. Et puis le Covid, il n’entre toujours pas dans les écoles qu’on vous dit. A se demander si on ne va pas pouvoir alimenter les comptes de la « coopé » en louant l’école pour des festivités familiales et/ou culturelles.

Et puis les enfants, ils ne sont toujours pas contaminants. S’ils l’étaient ça se saurait maintenant et le gouvernement nous aurait informés.

En novembre, reprise mais protocole modifié en dernière minute (deux jours avant la rentrée, pendant un weekend de vacances mais nous devons obtempérer) : port obligatoire du masque pour les enfants en élémentaire. Ben pourquoi puisqu’ils ne sont pas contaminants ? On se dit que peut-être il y aurait une entourloupe voire une malhonnêteté gouvernementale…

En décembre nos enfants, toujours pas contaminants rappelons-le, se voient offrir la possibilité de rester à la maison quelques jours avant la date officielle des vacances (bon dans la vraie vie, aller faire les courses avec papa et maman, jouer dans la rue – devant l’école – : faut regarder la réalité en face depuis le terrain, pas depuis les fenêtres obscures d’un ministère qui l’est tout autant) afin de respecter un auto-confinement avant des fêtes familiales de Noël déconfinées et découvre-feuïsées mais en famille avec nos anciens qu’il faut (et là nous sommes d’accords) protéger…

Ben alors, les moufflets ils sont contaminants ou pas ?

Moi, du fond de ma vallée, je ne comprends plus rien et je commence à me demander si ma hiérarchie de tout en haut ne me prendrait pas pour une huitre décérébrée ayant subi un triple AVC…

Bon, je retourne dans mes forêts y respirer avant qu’on ne me reconfine de force après des fêtes autorisées pour arranger un monde consumériste dirigé par des lobbys financiers auxquels nos politiques sont asservis. Mais c’est un autre sujet…

A la r’voyotte !

Le Gréki