Dans le cadre de l’alerte sociale déposée pour les maîtres formateurs, les organisations ont été reçu par Mme Macresy-Duport, Secrétaire Générale Académique, M. Dreyer, Directeur du cabinet du recteur, Mme Rogler, adjointe au DASEN, M. Comte, Secrétaire Général de la DSDEN 67 mardi 24 mars 2026 à 8h.
Le SE-Unsa et les organisations syndicales donnent aux PEMF la consigne syndicale de suspendre les avis et les rapports liés à la dernière visite des stagiaires, des rapports d’évaluation par compétences des étudiants DIU et des rapports de visite des M2 alternants. Même si nous avons été écoutés, les négociations n’ayant pas abouti à des points d’accord à l’issue de la réunion, nous n’avons aucune garantie que le maintien du projet ne dégrade les conditions de travail.
L’échange a porté sur les revendications énoncées dans le courrier d’alerte sociale suivantes :
- Poursuivre les concertations avec les représentants des personnels au cours de l’année pour des changements à la rentrée 2027.
Désaccord :
La secrétaire générale a confirmé la volonté d’arrêter un projet académique de l’organisation du service des EMF et ce dès la rentrée 2026.
- Le maintien d’une décharge de service annuelle de 33%, assurée par un·e enseignant·e nommé·e dans le cadre des opérations de mouvement (et non un·e remplaçant·e).
Accord :
Les postes de complément ne seront pas transformés. L’administration regrette que l’annualisation de la décharge (50 % une partie de l’année, complétée par un remplaçant) ne convienne pas aux collègues. De fait, avec la réforme, il n’y aura plus de M2 alternants pour compléter les EMF.
- Que tous les EMF conservent la même organisation de leur service sans distinction de « profil ». Il s’agit de garantir la préservation de la spécificité du corps des PEMF : un vivier unique et polyvalent.
La demande a été entendue.
- Garantir une coordination départementale par l’A-DASEN afin de veiller aussi au respect des services et à l’équité de traitement de chaque PEMF au sein des circonscriptions. Elaborer une fiche mission au niveau départemental.
Accord :
Un document précisant les missions sera constitué.
- L’ensemble du tutorat et du travail au plus près des besoins des stagiaires ne saurait se faire dans un volume horaire inférieur à 140 heures soit 62 hTD. A minima, que le temps de rédaction du rapport de visite comptant l’avis pour la certification soit valorisé dans le service à hauteur de 2 heures.
Désaccord :
Sans préciser le cadre horaire, l’administration a indiqué que le nombre de visite du tuteur à un stagiaire pourrait être réduit à 3 (ou 4 si besoin) et que la durée de la visite attendue devait être moins longue que ce qui est pratiqué actuellement. Bien que le stagiaire bénéficierait de 2 visites Inspe, nous avons déploré la réduction du temps dédié au tutorat. C’est bien dans ce cadre de confiance instauré par des rencontres régulières avec un tuteur que la confiance peut s’installer. C’est la confiance qui permet au stagiaire d’évoquer ses difficultés. Ce n’est pas en cachant ses difficultés à des visiteurs qu’il voit essentiellement comme des évaluateurs qu’il va pouvoir progresser.
- Fixer un service de 18 HTD pour la formation continue.
Désaccord :
L’augmentation de la part de service pour la formation continue est justifiée par la mise en œuvre de l’acte 2 de la formation continue qui implique un besoin de formateurs également plus important côté DSDEN. De nouvelles modalités de formation des équipes suite aux évaluations d’écoles seront à accompagner.
- Garantir des blocs d’intervention de 4h à l’Inspé en cohérence avec la disponibilité professionnelle et la charge de travail des PEMF.
Accord.
- Définir clairement le cahier des charges, les tâches assurées par les EMF à l’Inspe et leur volume. Fixer cette part de service à 38 hTD.
L’administration n’a pas encore posé d’arbitrage académique sur les volumes horaires pour l’Inspe.
Vous pouvez également consulter un article paru dans la presse.
