Formation spécialisée du 18 juin 2026 : école inclusive, convocations des personnels… des sujets de préoccupation majeurs

La dernière Formation spécialisée (FS) de l’année scolaire s’est réunie le 18 juin 2026. À l’ordre du jour figuraient plusieurs dossiers majeurs : école inclusive, accompagnement des AESH, santé et sécurité au travail, organisation des écoles.

Pour le SE-UNSA 67, deux enseignements ressortent particulièrement de cette réunion : une politique d’école inclusive qui peine à se donner les moyens de ses ambitions et une évolution des pratiques managériales qui interroge.

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L’école inclusive a constitué le principal sujet de cette Formation spécialisée.

Le bilan présenté confirme une réalité que les équipes connaissent bien : les dispositifs ULIS sont quasiment tous saturés et les listes d’attente demeurent importantes.

L’administration rappelle que les élèves bénéficiant d’une notification ULIS sont prioritaires pour une affectation. En revanche, lorsqu’un élève notifié IME ne peut intégrer un établissement médico-social faute de place, il est accueilli en classe ordinaire. L’objectif affiché est de scolariser 80% des élèves en situation de handicap à l’école, horizon rentrée 2028.

Le DASEN a également réaffirmé que les élèves sont inscrits dans leur classe de référence et que le dispositif ULIS intervient selon leurs besoins. Les coordonnateurs ULIS doivent, selon lui, devenir de véritables personnes ressources auprès des équipes.

Autre sujet évoqué : les difficultés rencontrées dans certaines filières bilingues. Le DASEN reconnaît que les élèves en situation de handicap ne doivent plus être orientés systématiquement vers les classes monolingues et indique avoir demandé aux inspecteurs d’être particulièrement vigilants.

Le SE-UNSA est profondément attaché au principe d’une école inclusive. En revanche, nous dénonçons une politique du “100 % inclusion” qui ne s’accompagne pas des moyens nécessaires à sa réussite.

Faute de places suffisantes dans les IME et autres structures médico-sociales, des élèves présentant des besoins très importants sont maintenus en classe ordinaire. Cette situation place les équipes pédagogiques face à des difficultés considérables.

Les collègues, déjà confrontés à des classes de plus en plus hétérogènes et à des situations complexes, ne doivent pas supporter seuls les conséquences du manque de moyens de l’Éducation nationale et du secteur médico-social. Cette situation dégrade les conditions d’apprentissage de tous les élèves tout en augmentant fortement la charge de travail et la pression sur les personnels.

Le département compte désormais près de 1 750 AESH. Le DASEN reconnaît toutefois que les besoins restent supérieurs aux possibilités de recrutement actuelles, le vivier restant insuffisant.

Les échanges ont également porté sur les référents AESH des PAS (Pôles d’appui à la scolarité). Leur mission est d’accompagner les AESH, soutenir les équipes, suivre les situations complexes et favoriser la coordination avec les familles.

Le DASEN a indiqué que ces personnels ne devaient pas être mobilisés prioritairement pour assurer des remplacements, leur expertise étant bien plus précieuse dans leurs missions d’accompagnement.

Enfin, le DASEN a reconnu que la formation des enseignants sur les questions liées à l’école inclusive demeure insuffisante. Les résidences pédagogiques et les équipes ressources devront contribuer à mieux accompagner les collègues.


Les organisations syndicales ont alerté l’administration sur la multiplication des convocations de personnels à la DSDEN.

Ces convocations, généralement organisées en présence de l’IEN, du secrétaire général et de l’IEN adjointe, interviennent le plus souvent à la suite de signalements émanant de partenaires de l’école (parents, collectivités, périscolaire…).

Le DASEN assume pleinement cette orientation. Selon lui, le nombre de convocations était jusqu’à présent « anormalement bas » dans le Bas-Rhin. Il souhaite désormais rejoindre ce qu’il considère comme une pratique normale, plus fréquente dans d’autres départements et nécessaire au bon fonctionnement du service.


Le bilan annuel des fiches Santé et Sécurité au Travail (SST) fait apparaître une baisse globale d’environ 10 % des signalements.

Cette évolution masque cependant une réalité préoccupante : dans le premier degré, près d’une fiche sur deux concerne désormais des difficultés avec des élèves, une proportion en forte hausse.

La séance a également permis d’évoquer :

  • les difficultés persistantes de recrutement des médecins de prévention ;
  • la mise en place de nouveaux PAS ;
  • la poursuite de la réflexion sur la prévention des risques professionnels.

Fusion d’écoles : plusieurs dossiers à suivre

Le DASEN confirme la poursuite des expérimentations de fusions de directions d’école tout en précisant qu’elles pourront être réévaluées si elles ne répondent pas aux objectifs fixés.

Il rappelle également qu’aucune fusion ne sera imposée lorsqu’un directeur ou une directrice concerné(e) s’y oppose.


Face à la multiplication des épisodes de fortes chaleurs, le DASEN souhaite élaborer un guide départemental de bonnes pratiques.


Le SE-UNSA 67 reste à vos côtés

Cette dernière réunion de l’année confirme que les défis restent nombreux. Réussir l’école inclusive, améliorer les conditions de travail, renforcer l’accompagnement des personnels et préserver leur santé nécessitent des moyens à la hauteur des ambitions affichées.

Vos représentants du SE-UNSA 67 continueront à porter ces revendications auprès de l’administration départementale et restent à votre disposition pour vous informer, vous conseiller et défendre vos droits.