Miser sur la formation des enseignants pour améliorer les acquis des élèves

Un investissement spécifique de la formation et de l’accompagnement des enseignants peut conduire à une amélioration sensible des performances scolaires des élèves. C’est ce que vient de prouver l’expérimentation PACEM, projet pour l’acquisition de compétences par les élèves en mathématiques. A l’issue de l’expérimentation relatée dans une note d’information du MEN, l’écart entre les performances des élèves expérimentateurs issus de ZEP, et celles des élèves témoins, s’est significativement réduit.

Cette expérimentation  concerne l’enseignement des mathématiques dans le domaine Grandeurs et mesures, à la fin de l’école élémentaire (CM1-CM2) et au début du collège (6e-5e). Lancée en septembre 2010, elle s’est poursuivie jusqu’en mai 2012.

L’échantillon est composé de classes de CM1 dans l’académie d’Aix-Marseille dans écoles relevant quasiment toutes de l’éducation prioritaire et de classes de 6e dans l’académie de Créteil (50% des collèges en EP).

La démarche mise en œuvre :

– un test proposé aux élèves en début d’année scolaire (test 1), servant à la fois de mesure initiale des acquis des élèves et de test diagnostique pour les enseignants ;

– une formation dispensée à certains enseignants ;

– l’accès à un site collaboratif pour les enseignants ;

– un travail de mutualisation des pratiques pour les enseignants des écoles engagées dans le projet ;

– une collaboration de la DEPP avec les inspecteurs de l’éducation nationale (IEN), les conseillers pédagogiques et le groupe de pilotage départemental Mathématiques pour assurer un suivi auprès des enseignants ;

– un test en fin d’année scolaire (test 2) destiné à mesurer les effets éventuels de l’expérimentation sur les acquis des élèves.

Les résultats en CM1 :

L’analyse des scores de réussite montre que :

  • la circonscription où les enseignants ont bénéficié de la formation est celle où les scores des élèves ont le plus augmenté entre les deux tests.
  • les écarts de performance entre les élèves expérimentateurs et les élèves témoins se réduisent très significativement entre les deux tests.
  • les élèves les plus en difficultés sont ceux qui ont le plus progressés.
  • l’expérimentation a donc eu « un effet de rattrapage » en termes de performances des élèves relevant de l’éducation prioritaire.

Le dispositif de formation proposé en 2010-2011 : 

L’accompagnement des enseignants pendant le projet se décline en trois composantes :

  1. Une formation minimale en présentiel de 18 heures dont l’objectif est l’outillage disciplinaire des enseignants tant sur le plan pratique qu’intellectuel.Cette phase capitale se décline en quatre temps :
  • une phase de déconstruction : il s’agit d’amener les enseignants à accepter de lâcher prise sur certaines de leurs pratiques et de leurs représentations, de « faire de la place pour du nouveau ». L’utilisation d’éléments statistiques lors de ce premier temps de formation s’avère très utile, permettant d’interroger et donc d’objectiver la difficulté d’une tâche ;
  • une phase d’apport de contenus de la part du formateur : contenus mathématiques et éléments de didactique « simples », liens avec le programme, explicitation des capacités attendues ;
  • une phase d’appropriation : des tâches alternatives à celles des fichiers et manuels utilisés sont proposées aux enseignants, qu’ils ont à mettre en situation, à travers différents scénarios, potentiellement adaptables à la classe ;
  • une phase d’organisation, de structuration et de contextualisation : ce dernier temps de la formation fait écho au premier puisqu’il s’agit de proposer aux enseignants des éléments leur permettant, d’une part de reconstruire des séances et, à plus longue échéance, des séquences, d’autre part de réviser la façon dont ils concevaient jusqu’alors la programmation de leur enseignement.
  1. Un suivi local est effectué tout au long de l’année dans les écoles par les IEN et les conseillers pédagogiques.
  2. Un accès à une plate-forme collaborative d’échanges et de mutualisation de documents  pour les enseignants expérimentateurs

La continuité de la formation en 2011-2012 :

Parallèlement à un travail d’analyse des résultats des élèves sur l’année précédente, l’accent a été porté sur la construction de séquences et sur des progressions pour l’ensemble du cycle 3 dans le champ des Grandeurs et mesures.

Pour télécharger la note d’information PACEM

 

 

Service des enseignants des écoles : les réponses concrètes, c’est maintenant !

Depuis des mois, le projet de passage à quatre jours et demi mobilise l’attention des communautés éducatives du premier degré. Organisation, financement, obligations respectives, délais, sont autant de questions sans réponses concrètes pour le moment. L’annonce du Président de la République d’un étalement sur deux ans et d’une aide financière sont de nouveaux éléments qui doivent également être précisés. Continuer la lecture de Service des enseignants des écoles : les réponses concrètes, c’est maintenant !

CLES 2 et C2i2e : deux qualifications requises à la titularisation

À partir de la session 2012, les candidats reçus aux concours externes du premier et du second degré devront justifier de la possession le C2i2e et le CLES 2 à la date de leur titularisation, et non plus à la date de leur nomination en qualité de fonctionnaire stagiaire.

Les équivalences du CLES2

Téléchargez la liste des qualifications équivalentes au CLES 2

Vous êtes dispensé de produire le CLES2 si vous êtes :

·                    titulaire d’un diplôme sanctionnant un cycle d’études postsecondaires d’au moins deux ans dans le domaine des langues étrangères, acquis en France ou dans un autre État membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen ;

 

  • ·                    lauréat justifiant du diplôme du baccalauréat général, technologique ou professionnel comportant l’indication « section européenne », « section de langue orientale » ou « option internationale », ou de la délivrance simultanée du diplôme du baccalauréat général et d’un diplôme de fin d’études secondaires étranger, ou d’un diplôme de fin d’études secondaires d’un État étranger dont les épreuves se déroulent en majeure partie dans une langue autre que le français ;

 

  • ·                      lauréat justifiant du diplôme national de master délivré après la validation de l’aptitude à maîtriser une langue vivante étrangère. Si vous pouvez présenter un relevé de notes qui atteste de la validation de crédits dans une langue vivante étrangère (qu’ils aient été acquis en M1 et / ou en M2), vous n’avez pas à justifier du CLES2. Toutefois, ce master doit être constitué d’ECTS de langues vivantes (il ne peut s’agir d’un enseignement optionnel ou en auditorat libre non évalué ou alors, dans ce cas, il faudra demander à valider une certification CLES2 ou équivalent) qui doivent figurer explicitement sur le relevé de notes de Master délivré à l’issue du cycle et qui ne doivent pas avoir été obtenus par compensation, mention qui doit être précisée sur le diplôme de master. Il ne peut s’agir d’une promotion de niveau réservée aux débutants et grands débutants ;

 

  • ·                      lauréat ressortissant d’un État membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen autre que la France, lorsque le français n’est ni leur langue maternelle, ni la langue officielle ou l’une des langues officielles de l’État considéré, et si vous justifiez avoir effectué tout ou partie de leur scolarité obligatoire dans des établissements enseignant dans la langue ou dans l’une des langues de leur pays d’origine, autre que le français ;

 

  • ·                      lauréat des concours de recrutement de personnels enseignants du second degré dans la section langues vivantes étrangères ou si vous avez subi, y compris à titre d’option, une épreuve en langue vivante étrangère dans une autre section de ces concours,

 

  • ·                      Pour les concours du second degré uniquement :  lauréat ressortissant d’un État membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen autre que la France, lorsque le français n’est ni leur langue maternelle, ni la langue officielle ou l’une des langues officielles de l’État considéré, et qui justifient d’avoir effectué tout ou partie de leur scolarité obligatoire dans des établissements enseignant dans la langue ou dans l’une des langues de leur pays d’origine, autre que le français,

 

  • ·                      mère ou père d’au moins trois enfants
  • ·                      sportif de haut niveau

 

Lauréats reconnus comme déjà possesseurs du C2i2e et du CLES2

Certains lauréats, grâce à leur parcours professionnel antérieur, n’ont pas à justifier du C2i2e et du CLES2 :

  • ·                       les lauréats ayant ou ayant eu la qualité d’enseignant ou de personnel d’éducation titulaire ;

 

  • ·                       les lauréats ayant ou ayant eu la qualité de maître contractuel ou agréé à titre définitif des établissements d’enseignement privés sous contrat, quelle que soit l’échelle de rémunération ;

 

  • ·                       les lauréats ayant la qualité d’enseignant non titulaire des établissements d’enseignement publics ou privés sous contrat d’association ou celle de personnel non titulaire exerçant des fonctions d’éducation dans ces mêmes établissements, et qui bénéficient d’un contrat à durée indéterminée ;

 

  • ·                       les lauréats des concours de l’enseignement public, ayant ou ayant eu la qualité de fonctionnaire ou une qualité assimilée par référence aux dispositions de l’article 10 du décret n° 2010-311 du 22 mars 2010 relatif aux modalités de recrutements et d’accueil des ressortissants des Etats membres de l’Union européenne ou d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen dans un corps, un cadre d’emplois ou un emploi de la fonction publique française, et qui justifient d’un titre ou diplôme les qualifiant pour enseigner ou pour assurer des fonctions d’éducation dans un État membre de l’Union européenne ou dans un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen, autres que la France.

CLES et ECTS (European Credits Transfer System)

Les ECTS de langues vivantes, régulièrement évalués en examen final ou partiel, valent un niveau B2 à la triple condition suivante :

1. L’obtention de la licence ou du master doit être constituée d’ECTS de langues vivantes (pas d’enseignement optionnel, auditorat libre).

2. Ces ECTS de langue vivante doivent figurer explicitement sur l’attestation de licence ou de master délivrée à l’issue du cycle.

3. Les ECTS ne doivent pas avoir été obtenus par compensation, précision faite sur le diplôme.

Le CLES est acquis en licence par l’obtention de la moyenne dans 4 semestres(=120 ECTS) ou dans 2 semestres en master 1 (=60 ECTS)

Pas d’équivalence au C2i2e :

Le C2i2e atteste de compétences professionnelles, c’est à dire d’usages et de pratiques d’enseignement intégrant les TIC. Il ne s’agit pas de compétences informatiques en tant que telles. Il n’existe pas de qualification équivalente au C2i2e mais des dispenses.

Les concours n’exigeant pas le C2i2e

Les lauréats des sections de concours pour lesquelles les technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement figurent au programme des épreuves ou pour lesquelles au moins une épreuve comporte une présentation pédagogique avec utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement (TICE) sont dispensés de produire le C2i2e. Voici la liste des concours et sections concernés :

  • o        Agrégation interne et CAERPA de mathématiques,
  • o        Agrégation interne et CAERPA de sciences de la vie-sciences de la Terre et de l’Univers,
  • o        CAPES externe et CAFEP-CAPES de documentation,
  • o        CAPES interne et CAER-CAPES de documentation,
  • o        Troisième concours du CAPES et troisième CAFEP-CAPES de documentation,
  • o        CAPES interne et CAER-CAPES de mathématiques,
  • o        CAPES interne et CAER-CAPES de sciences de la vie et de la Terre,
  • o        CAPLP externe et CAFEP- CAPLP de mathématiques-sciences physiques,
  • o        CAPLP interne et CAER-CAPLP de mathématiques-sciences physiques.

 

Rythmes : du volontarisme au pragmatisme

François Hollande vient d’annoncer au Congrès des maires de France que la réforme des rythmes « s’étalera sur deux ans ». Elle pourra être effective dès la rentrée 2013, pour les communes qui le souhaitent, puis à la rentrée 2014 pour toutes les autres. Après le volontarisme affiché par le Ministre de l’éducation, le Président choisit le pragmatisme.

Service des enseignants : 1ère réunion de négociations

Une première séance de négociations a eu lieu le 16 novembre sur le service des enseignants, sur la base du cadre défini par le ministre. Après cette première série de rencontres bilatérales, le ministère fera part de ses propositions.

Bien que le cadre imposé soit de 24 heures en classe entière, le SE-Unsa a rappelé son objectif d’un abaissement à 23 heures d’enseignement hebdomadaires.

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Les ESPE: Universitaires, il faut garantir leur indépendance financière

Le gouvernement prévoit la mise en place dès la rentrée prochaine d’Ecoles Supérieures du Professorat et de l’Education. En bref, l’avis du SE-Unsa sur quelques points essentiels.

Au SE-Unsa, nous  concevons ces ESPE comme des interfaces. Nous exigeons qu’elle regroupe en son sein plusieurs universités afin de garantir une couverture de proximité sur tout le territoire. Leur directeur doit être pour nous, nommé conjointement par les deux ministères ; celui de  l’enseignement Supérieur et de la recherche et le ministère de l’Education nationale.

Pour le Se-Unsa, le champ d’intervention des ESPE doit aller de L2 au Master pour la formation initiale, mais doit aussi couvrir les débuts dans la carrière ainsi que les périodes de formation continue. Nous souhaitons la reconstruction de véritables écoles professionnelles.

Le cahier des charges de la formation doit être national afin d’éviter au maximum les interprétations de nature à conduire à des dérives. Quelques souplesses bien définies doivent permettre de tenir compte des spécificités (DOM, disciplines professionnelles sans Master par exemple).

Quels intervenants ?

Nous revendiquons l’intervention d’équipes pluriprofessionnelles dans la formation. Dans le premier degré, le nouveau dispositif de formation initiale doit se construire avec les experts de terrain du premier que sont les EMF et les CPC , les MAT.

Pour le Se-Unsa, il est évident que cela conduit à créer ce vivier de formateurs du second degré, à l’image des PEMF du premier degré.

Le contenu des concours

Le SE-Unsa revendique des épreuves professionnelles. Cela veut dire qu’auparavant, les candidats se sont frottés aux réalités de leur futur métier. Le concours ne peut de nouveau évaluer ce qui est déjà sanctionné en cours de Master.

 

Conseillers pédagogiques : le SE-Unsa s’adresse au ministre

La réforme de la formation des enseignants et la création des Ecoles supérieures du Professorat et de l’Education doivent être l’occasion de revenir sur la situation des conseillers pédagogiques du premier degré. En effet, leurs missions sont définies par une note de service de 1996. Contrairement à celui concernant les  maîtres formateurs, ce texte n’a pas évolué depuis lors. Or, les tâches se sont considérablement diversifiées.

Depuis de nombreuses années, le SE-Unsa réclame une nouvelle écriture de ce texte qui prenne en compte la totalité des missions qui échoient aujourd’hui aux conseillers pédagogiques.  Il s’est donc adressé au ministre. En 2010, la rédaction du Registre Interministériel des métiers de l’Etat avait permis de dresser un relevé complet de la fonction et des missions des CPC, sous la rubrique Formateur d’adultes. Il convient donc aujourd’hui de formaliser réglementairement ces contenus.

 CPC Le courrier du SE-Unsa au ministre

Enseignants de l'Unsa 67

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