Le mercredi 3 décembre à 14h00, des représentants du SE-Unsa 67 ont été reçus à la DSDEN en bilatérale, rencontres que l’Inspecteur d’Académie souhaite chaque trimestre dans le cadre du dialogue social.
Présents
Pour l’administration
– M, FELD-GROTTEN, DASEN
– Mme DUBOIS-PAGER, DAASEN
– Mme ROGLER, IEN-A
– M. COMTE, Secrétaire général
Pour le SE-Unsa 67
– Monique HUSSER
– Eva LAVIER
– Jérôme WOELFFEL
1) Modalités et délais des convocations des personnels
2) Évaluations nationales
3) Dérogations : accueil non obligatoire l’après-midi des élèves de PS à compter de janvier 2026
4) Colibris
5) Refonte du remplacement
6) Points divers
1 ) Modalités et délais des convocations des personnels
Nous demandons que les collègues qui sont convoqués par l’administration soient prévenus suffisamment tôt ! Plusieurs rendez-vous ont été annulés en dernière minute avec une convocation où il fallait s’adapter rapidement. (C’est compliqué quand on doit gérer des rdv personnels pris des mois en avance). On ne peut pas faire culpabiliser les agents d’être partis durant les vacances ou être en défiance quant à leur crédibilité de ne pouvoir honorer la convocation !
Réponse de l’IEN-adjointe : C’est un point qui a déjà été abordé avec les IEN. Un temps de travail au printemps est prévu sur les convocations, qui visera également le message et le contenu de la convocation.
Le SE Unsa demande que les collègues soient respectés et prévenus suffisamment tôt pour leur invitation à venir voir leur employeur que ce soit l’IEN ou la DSDEN.
2) Évaluations nationales
6 heures de compensation sont très bien mais insuffisantes. Nous demandons une clarification sur le temps dédié spécifiquement à ces 6 heures.
Qu’en est-il de recevoir tous les parents ? Six heures ne sont pas suffisantes pour les recevoir tous.
Les six heures sont-elles dédiées à la remontée des résultats uniquement?
Réponse du DASEN : Recevoir tous les parents fait partie du référentiel des métiers de l’enseignement. Cela fait partie des 108 h. Il n’y aura pas de décharge d’APC supplémentaire. Voir tous les parents en début d’année est normal, pour travailler à l’alliance éducative avec eux.
Le SE-Unsa rappelle que les enseignants reçoivent d’ores et déjà les parents tout au long de l’année, notamment lors de la réunion de rentrée. Le fait de condenser les restitutions en début d’année scolaire, représente une surcharge de travail non négligeable en début d’année scolaire.
Qu’en est-il pour la compensation des collègues qui font passer les évaluations de CP au mois de janvier ? Nous demandons que vous fassiez remonter cette question au ministère.
Réponse du DASEN : je ferai remonter la demande des collègues. Pour l’instant, il n’y a vraisemblablement pas d’évolution de décharge d’APC envisagée.
L’avis du SE-Unsa
Pour le SE-Unsa, ces évaluations ne répondent pas à la commande. Elles ne servent pas, ou très peu, à un pilotage local qui s’appuie sur les besoins réels des équipes et elles mettent en difficulté de nombreux élèves sans permettre d’aider ceux qui en auraient le plus besoin. Trop longues, avec des exercices qui évaluent davantage la capacité des élèves à éviter les pièges plutôt que leur maîtrise de la compétence travaillée, elles perturbent fortement le début d’année des élèves et des enseignants.
Depuis leur mise en place, le SE-Unsa revendique que ces évaluations soient non-obligatoires. Chaque équipe devrait pouvoir se saisir de ces évaluations à sa guise et de façon concertée, en les adaptant et en choisissant les items qui lui semblent pertinents. Si le ministère tient tant à ces évaluations, notamment avec une visée chiffrée, une passation sous forme de panel suffirait à la Depp pour proposer un relevé statistique du niveau des élèves.
Vous pouvez également consulter les résultats de l’enquête menée par le SE-Unsa concernant les évaluations d’école en cliquant ici.
3) Dérogations : accueil non obligatoire l’après-midi des élèves de PS à compter de janvier 2026.
Réponse du DASEN : Selon la loi 2019 pour l’école de la confiance, l’école est obligatoire dès l’âge de 3 ans. Les dérogations sont toujours possibles. Il faut laisser les familles venir vers les enseignants et ne pas les inciter. Il faut réévaluer chaque période le besoin de chaque enfant (au moins toutes les deux périodes). Il a été demandé que les dérogations ne soient pas distribuées à tour de bras.
L’intervention du SE-Unsa a permis une clarification sur ce point pour le mois de janvier. Il n’y a pas de fin de dérogation.
4) Colibris : Autorisations spéciales d’absence : “rendez-vous médicaux non obligatoires pour convenances personnelles”
Les remontées des collègues sont nombreuses, ils vivent mal la notion de “convenances personnelles” (qu’ils perçoivent comme une maltraitance psychologique) car ils n’ont pas choisi d’être dans la nécessité de faire un examen ou d’être reçu par un spécialiste. Les jours et horaires de rendez-vous sont imposés par les spécialistes.
Par conséquent, est-il possible d’améliorer l’intitulé “rendez-vous médicaux non obligatoires pour convenances personnelles” ?
Réponse du Secrétaire général : cette dénomination est imposée par une circulaire du MEN (source : BO). Techniquement, c’est faisable de changer l’intitulé, mais le choix a été fait de respecter la circulaire du MEN. Si l’administration locale fait évoluer le terme, cela ne se fera pas tout de suite.
Quelle souplesse ont les IEN pour accorder l’absence avec traitement dans certaines situations ? Quelles sont les consignes qui leur ont été données? Sont-elles uniformes dans le traitement des demandes et l’accord ou non avec traitement ?
Réponse de l’IEN-adjointe : Si l’effort est de prendre le RDV sur une durée inférieure de la demi-journée, c’est accordé. Les collègues “s’absentent” mais “ne sont pas absents”. Les absences de moins d’une demi-journée sont automatiquement accordées avec traitement si la répartition des élèves est possible . Le cas des écoles à une classe : pas de solution.
Le SE-Unsa 67 demande une réelle prise en compte des besoins médicaux des collègues et une souplesse dans le traitement de ceux-ci (aussi bien au niveau de l’accord que du codage).
5) Refonte du remplacement
La réforme du remplacement exigée par le ministère, sous couvert d’harmonisation, se mettra en place à la rentrée 2026 sur tout le territoire. Elle suscite des inquiétudes légitimes, de la colère et beaucoup d’informations circulent (des vraies comme des fausses). Si cette réforme est présentée comme une “harmonisation” et une amélioration de la gestion de remplacement, chacun aura compris qu’il s’agit d’un prétexte pour réaliser des économies sur le dos des personnels.
Ce que l’on sait :
- Fusion des deux spécificités de remplacement du département (ZIL et brigade départementale).
- Il y aurait 4 zones infra-départementales et une zone de remplacement départementale.
Le SE-Unsa souhaite que les affectations soient faites au plus proche de l’école de rattachement. Il souhaite également la prise en compte du domicile, car être loin de son école peut signifier être plus près de chez soi. Cela nous semble plus rassurant et favorable pour les personnels. Quoiqu’il en soit, il ne faut pas que cette refonte engendre une augmentation des distances parcourues.
Un second groupe de travail sur la refonte du remplacement aura lieu vendredi 12 décembre 2025 avec l’ensemble des organisations syndicales.
Le Se-Unsa restera vigilant à ce que les contours de cette refonte ne détériorent pas davantage les conditions de travail des collègues.
6) Points divers
Des situations particulières de collègues ont été évoquées, ces dernières ne peuvent être relatées ici.
Des questions concernant la carte scolaire (point qui était à l’ordre du jour de l’invitation) ont été posées comme des situations dans des RPI (restructurations, choix des lieux de fermeture, etc.), des créations d’écoles, etc.
Il nous a été répondu que ce serait vu en CSA-SD carte scolaire (qui aura lieu 22 janvier 2026) mais que d’ores et déjà des discussions étaient en cours avec les IEN et les mairies concernés.
