Carte scolaire Rentrée 2026 : moins d’élèves ne doit pas signifier moins de moyens !

Dans un contexte de baisse démographique continue dans le premier degré, la préparation de la rentrée 2026 suscite de fortes inquiétudes parmi les personnels.

Depuis 2019, le département a perdu plus de 7 300 élèves, une tendance qui devrait se poursuivre. Si cette évolution peut conduire à une amélioration du taux d’encadrement, elle ne doit en aucun cas servir de prétexte à des suppressions de postes ou à une dégradation des conditions de travail. Une baisse de 27 ETP pour notre département reste conséquente.

Les orientations annoncées s’inscrivent dans les priorités gouvernementales : maîtrise des savoirs fondamentaux, école inclusive, lutte contre les inégalités territoriales et amélioration du climat scolaire.

À l’échelle départementale, l’accent est mis sur l’adaptation de la carte scolaire, le renforcement du remplacement, la mise en place des PAS et la prise en compte des réalités locales.

Pour le SE-Unsa, ces priorités doivent se traduire concrètement par davantage de moyens pour les écoles, un meilleur accompagnement des élèves et des conditions de travail améliorées pour les équipes.

La mobilisation du 31 mars a envoyé un message clair à l’administration : les personnels refusent que la baisse démographique serve de prétexte à de nouvelles suppressions ou redéploiements de moyens.

Partout dans le département, les équipes ont exprimé leur inquiétude face aux choix envisagés pour la rentrée 2026, alors même que les besoins restent importants : remplacement, inclusion, accompagnement des élèves et amélioration des conditions de travail.

Pour le SE-Unsa, la diminution des effectifs doit permettre de mieux encadrer les élèves, alléger les effectifs par classe et renforcer les moyens humains, et non justifier une logique purement comptable.

Le SE-Unsa poursuivra la mobilisation et portera sans relâche les revendications des équipes afin que la rentrée 2026 réponde enfin aux besoins du terrain et aux attentes légitimes des personnels.

La question de la démographie est centrale. Les contraintes budgétaires sont encore plus conséquentes cette année. Il y a un enjeu massif dans notre département : comment accompagner cette baisse démographique sans fragiliser l’accès à un enseignement de
qualité ? Cet enjeu est national avec des diversités de territoires importantes.

L’observatoire des dynamiques rurales va être modifié, il sera remplacé par l’observatoire des dynamiques rurales et territoriales.
L’idée est de pouvoir traiter dans cette instance avec la CEA, les municipalités. La réflexion porte sur comment construire ensemble cette école de demain dans le contexte de baisse démographique sachant que l’impact est massif dans les territoires. Le travail devra tenir compte des territoires les plus fragiles tout veillant à ceux qui le sont moins.
La baisse démographique se fera sentir dans le 2 nd degré à partir de la prochaine rentrée. Actuellement, il y a très peu de réflexion collective sur les territoires ruraux.

Concernant les directions d’école, et particulièrement les directions d’écoles de grande taille, la réflexion a déjà commencé, notamment par des fusions de directions et d’écoles. 
Une expérimentation est en cours pour venir en appui de ces directeurs/trices sous forme de directeur/trice adjoint au directeur de la très grande structure.
Il y a des enjeux également pour les directions des toutes petites écoles, pour lesquelles une réflexion est engagée concernant le pilotage pédagogique. Comment piloter avec peu de décharge ?

Les PAS sont une chance pour la prise en charge des EBEP, tant pour les équipes que pour les familles et les élèves.
C’est une réponse importante à la scolarisation de ces enfants à besoins particuliers. Les premières évaluations de ces PAS montrent que les capacités d’appui des équipes pédagogiques sont améliorées, et plébiscités par ceux qui en ont bénéficié. Il s’agit aussi de
renforcer notre collaboration avec les pôles sociaux. Des budgets supplémentaires ont été engagés par l’ARS pour pouvoir financer le médico-social. C’est en phase de structuration et la question des EBEP reste centrale dans la politique départementale.
Le bilan des PAS sera présenté après sa finalisation, au bilan de rentrée. Les évaluations se font à plusieurs niveaux.
Chaque PAS a bénéficié d’une enveloppe de 1000 €, les besoins étant différents selon le site d’implantation.

  • 91 170 élèves sont attendus à la rentrée 2026 soit une baisse de 1 821 élèves par rapport à la rentrée 2025
  • Le taux d’encadrement est passé de 23,30 élèves par classe à la rentrée 2018 à 21,94 à la rentrée 2025 [oui mais en 2018 très peu de classes étaient dédoublées en éducation prioritaire alors qu’en 2024 toutes les classes de GS, CP et CE1 en éducation prioritaire l’étaient : les données ne sont donc pas comparables]