Remplacements: la précarité entre en Seine dans le 1er degré

L’académie de Paris vient d’adresser un courrier aux candidats malheureux de la session 2011 du concours de professeurs des écoles. On leur propose, dans les semaines qui viennent, d’occuper des postes de contractuels pour pallier au manque de remplaçants dans les écoles. On va même jusqu’à leur présenter cette proposition comme un complément de formation professionnelle bénéfique à l’obtention du concours !

Avec la réintroduction d’enseignants non-titulaires dans le premier degré, nous assistons à la réalisation concrète d’objectifs politiques poursuivis depuis 4 ans. Budget après budget le gouvernement n’a cessé d’assécher les moyens, notamment en remplaçants. Il a ainsi recréé un besoin auquel un recrutement de contractuels vient répondre.

Après le flop du recours aux retraités, on fait désormais appel à des étudiants, peu ou pas formés, en prenant le risque de les placer en difficulté, eux et leurs futurs élèves, alors même que le remplacement exige une très forte adaptabilité. Toutes les situations peuvent leur être proposées au pied levé, de la maternelle au CM2 en passant par les CLIS(1) ou les SEGPA(2).

Cette situation parisienne est emblématique et fera très vite des émules dans d’autres académies confrontées aux mêmes difficultés. Et la suppression annoncée de 1077 postes de remplaçants dans le projet de loi de finances pour 2012 ne peut que conduire à la multiplication des ces situations.

Le SE-Unsa dénonce la réintroduction dans le premier degré d’une précarité éradiquée il y a plus de 30 ans. Il exige un changement de cap. Il devient urgent d’augmenter le nombre des postes offerts aux concours et de rouvrir le recours aux listes complémentaires qui permettait justement d’éviter le recours à l’emploi précaire.

Remplacements dans le premier degré : la précarité entre en Seine

Article publié le jeudi 6 octobre 2011.

Dispositif CLAIR/ECLAIR : une fusée à 3 étages

Dispositifs CLAIR et ECLAIR (Ecoles Collèges Lycées Ambition Innovation Réussite) : fusée à trois étages ?

 1er étage :

A la rentée 2010, 105 établissements (2nd degré), en France ont été mis en dispositif CLAIR, de manière expérimentale (4 collèges et un lycée dans le département du Bas-Rhin).

 Le principe :

Dans un 1er temps, les postes vacants sont profilés et le recrutement sur ces postes s’effectue sur proposition du chef d’établissement au recteur.

Dans un 2ème temps tous les postes de l’établissement (enseignants, services administratifs, sociaux) seront profilés : « les personnels qui n’adhèrent pas au nouveau projet seront encouragés à rechercher une affectation plus conforme à leurs souhaits ».

 2ème étage :

Le dispositif passe de CLAIR à ECLAIR, c’est-à-dire que tout ou partie des écoles dépendant des secteurs de collège concernés sont intégrés au dispositif. Pour l’instant il n’est pas évoqué pour les enseignants du 1er degré de profilage de poste. Cependant, en même temps que l’on glisse en ECLAIR, un décret paru au JO du 13 septembre institue une indemnité spécifique pour les personnels travaillant dans ces dispositifs.

Cette indemnité comprend :

  • Une part fixe (1156€ annuel) correspondant à l’indemnité ZEP
  • Une part modulable pouvant aller jusqu’à 2400€ annuel.
    • dans le 1er degré : la mise en œuvre est déterminée par l’IEN en concertation avec le directeur d’école et les enseignants. A l’issue de quoi, l’IEN propose à l’IA les décisions individuelles d’attribution de la part modulable.
    • dans le 2nd degré : le chef d’établissement présente en Conseil d’administration, après avis du Conseil pédagogique, dans la limite de l’enveloppe déléguée par les autorités académiques. A l’issue de quoi, le chef d’établissement propose au rectorat les décisions individuelles d’attribution de la part modulable.

La part modulable sera versée après service fait.

L’ISS de direction

Elle est majorée de 50% pour les directeurs exerçant dans une école du programme ECLAIR. Cette majoration est exclusive de la majoration de 20% pour les directeurs exerçant en Zep.

Avis du SE-Unsa

Cette indemnité est clairement une « carotte » pour attirer des volontaires dans les ECLAIR

Pour le SE-Unsa, le dispositif reste clairement un laboratoire de la dérégulation, et ce n’est pas l’incitation financière qui change quoi que ce soit aux « dangers » qu’il représente. On voit bien que la part modulable de l’indemnité spécifique sera soumise au bon vouloir des supérieurs hiérarchiques. Les critères d’attribution des missions ainsi que le montant de la part modulable restent flous

Dans des lieux où les équipes ont besoin de cohérence, d’être soudées en équipe dans les difficultés qu’elles ont à gérer au quotidien, on instaure un système de concurrence et de division.

 Un 3ème étage vers des horizons CLAIRS-OBSCURS?

On ne peut s’empêcher de penser que l’installation de ce système au mérite cher à certains projets politiques, pourrait être un laboratoire avant une généralisation sur l’Ecole Publique. Mais, bien entendu, nous sommes en pleine fiction !

Lettres électroniques : années antérieures

Lettres électroniques : Année 2013/2014

LE35 1 juillet 2014

LE34 24 juin 2014

LE33 13 juin 2014

LE32 06.06.2014

LE31 02.06.2014

LE30 23.5.2014

LE29 16.5.2014

LE28 6.5.2014 –

LE27 14.04.2014

LE26 7.04.2014

LE25 31.03.2014

LE24 21.03.2014

LE23 13.03.2014

LE22. 21 février 2014

LE 21 14.02.2014

LE 20. 7 02 2014

LE19 31.01.2014

LE18 24 01 2014

LE17 14 01 2014

LE16 9.01.2014

LE15 161213

LE14 091213

LE13 291113

LE12 261113

LE11 221113

LE10 151113

LE9 081113

LE8 181013

LE7 111013

LE6 041013

LE 5 27092013

LE4 200913

LE3 130913

LE2 050913

LE 1 30 08 2013

Année 2012/2013

LE1 30 08 2012

LE 2 07 09 2012

LE 3 14 09 2012

LE 4 25 09 2012

LE 5 04 10 2012

LE 6 12 10 2012

LE 7 18 10 2012

LE 8 25 10 2012

LE 9 12 11 2012

LE 10 19 11 2012

LE 11 29 11 2012

LE 12 6 12 2012

LE 13 13 12 2012

LE 14 21 12 2012

LE 15  8 01 2013

LE 16 14 01 2013

LE 17 21 01 2013

LE 18 29 01 2013

LE 19 31 01 2013

LE 20 05 02 2013

LE 21 07 02 2013

LE 22 15 02 2013

LE23 04 03 2013

LE24  12 03 2013

LE 25  19 03 2013

LE26  25 03 2013

LE27 04 04 2013

LE28 12 04 2013

LE29  29 04 2013

LE30 6 mai 2013

LE 31  16 mai 2013

LE32 27 mai 2013

LE33  3 juin 2013

LE34  11 juin 2013

LE35 20juin 2013

LE36 28 juin 2013

 

Année 2011/2012

Point info du 1er septembre 2011

Point info du 8 septembre

Point info du 15 septembre

Point info du 22 septembre

Point info du 30 septembre

Point info du 6 octobre

Point info du 13 octobre

Point info du 18 octobre

Point info du 4 novembre

Point info du 14 novembre

Poiint info du 14 juin

Point info du 21 juin

Pont info du 21 novembre

Point info du 28 novembre

Point info du 6 décembre

Point info du 15 décembre

Point info du 5 janvier 2012

Point info du 12 janvier 2012

Point info du 24 janvier 2012

Point info du 3 février 2012

Point info du 14 février 2012

Point info du 23 février 2012

Point info du 12 mars 2012

Point info du 19 mars 2012

Point info du 30 mars 2012

Point info du 10 avril 2012

Point info du 19 avril 2012

Point info du 7 mai 2012

Point info du 10 mai 2012

Point info du 16 mai 2012

Point info du 22 mai

Point info du 31 mai

Point info du 7 juin

Point info du 14 juin

Point info du 21 juin

Point info du 25 juin

Point info du 5 juillet

Groupe technique du 25 août

INEATS :

Le ministère a donné des consignes très strictes aux recteurs et par conséquent aux inspecteurs d’académie : pas question d’aggraver l’excédent, l’objectif étant de le réduire au maximum. C’est pour cette raison que nous n’avons pu examiner aucune demande d’inéat à ce jour, malgré nos demandes répétées. Même les collègues qui se trouvent en situation médicale ou sociale très difficile, voire catastrophique, n’ont aucun moyen d’être entendus par l’IA.

L’examen des inéats est remis à la CAPD du 6 septembre. Quand on sait que la plupart des collègues n’ont un accord d’exéat que jusq’au 1er septembre…il y a de quoi “se taper la tête contre les murs”.

Les échanges qui pourraient être envisagés entre départements subissent hélas le même traitement : malgré l’accord d’un autre IA concerné par leur exeat, les collègues restent en attente de réponse d’ineat du 67.

Laisser partir, oui ; laisser entrer, non ! Les changements de département ne seraient-ils que des “variables d’ajustement” exclusivement comptables ? Et les humains dans tout ça ?

Nous ne manquerons pas de dénoncer vigoureusement le cynisme qui prévaut dans la gestion des changements de département cette année, lors de notre audience auprès de notre nouvel IA, le 29 août.

MOUVEMENT :

59 collègues ont été affectés aujourd’hui. Tous les postes existants ont été pourvus.

52 personnes restent à affecter.

Les prochaines affectations se feront le 6 septembre, à l’issue du CTPD de rentrée qui procèdera à des ouvertures de classe, et à des transformations de poste spécialisés non pourvus en postes de ZIL.

Les collègues restés sans affectation aujourd’hui seront placés en surnombre soit là où des besoins sont déjà connus, soit dans une école proche de leur domicile. Ils seront contactés par l’IA qui leur indiquera dans quelle école ils doivent se rendre à la pré-rentrée.

Le SE-UNSA 67 : nos convictions, nos spécificités

Notre première originalité :

Rassembler dans le même syndicat, des enseignants de toutes catégories, de la maternelle au lycée. Ainsi, chacun trouve réponse à ses problèmes catégoriels spécifiques, mais dans un cadre général permettant de dépasser les particularités. Nos élèves parcourent tout le système scolaire : comment bâtir la continuité éducative dont ils ont besoin avec des enseignants isolés les uns des autres ?

Notre deuxième originalité :

Ajouter au choix de l’unité celui de la responsabilité. Nous sommes attachés aux valeurs du service public d’éducation. Mais on ne peut prôner les principes et les nier dans ses comportements. Au SE-UNSA, nous cherchons la cohérence et la crédibilité dans nos revendications et nos actions. Si vous pensez :

  • que l’efficacité ne se mesure pas qu’à l’agitation,
  • que l’action n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour obtenir des résultats, alors, venez nous rejoindre au Syndicat des Enseignants.

Le Syndicat est votre outil de défense. Il ne vit que par ses adhérents et les cotisations syndicales sont ses seules ressources.

Le Syndicat des Enseignants est apparu en 1992. Ses adhérents sont des instituteurs, professeurs des écoles, des collèges, des lycées et lycées professionnels, des enseignants d’éducation physique et sportive, des conseillers principaux d’éducation, enseignants spécialisés, rééducateurs, instructeurs, documentalistes… aussi bien titulaires que stagiaires ou auxiliaires, en formation, en réemploi, détachés, mis à disposition, retraités.

Le Syndicat des Enseignants est affilié à l’UNSA-Éducation et, par son intermédiaire :

à l’Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA). Organisation interprofessionnelle représentative des trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière).

à l’Internationale de l’Éducation (organisation syndicale internationale) et au Comité Syndical Européen de l’Éducation.

  •  Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre site national à la rubrique “Qui sommes-nous ?”

Enseignants de l'Unsa 67

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