Animateurs TICE : des progrès

Suite aux interventions du SE-Unsa du mois de janvier, le ministère a décidé de traiter la situation des animateurs TICE dans le cadre des GT métier. En effet, au moment où le numérique prend une place grandissante dans notre quotidien et dans l’acte pédagogique, il était pour le SE-Unsa, important de reconnaitre les missions des animateurs TICE.

 

Le 28 mars, un groupe de travail réunissant les organisations syndicales et l’administration a permis d’acter un certain nombre d’avancées à la fois sur les missions et sur le régime indemnitaire.

  1. Les missions des animateurs TICE sont désormais reconnues et inscrites dans un chapitre « missions académiques en matière administrative ou pédagogique ».Elles seront intégrées dans le décret du 30 juillet 2008 relatif aux obligations de service des enseignants du premier degré.
  2. Le régime indemnitaire comprendra deux volets :
  • L’ISAE au prorata du temps d’enseignement
  • L’Indemnité Forfaitaire pour Travaux Supplémentaires (IFTS)

    L’IFTS est une indemnité dont les modalités concernent à l’origine les personnels administratifs mais étendue à tous les fonctionnaires de grade équivalent et les agents non titulaires de droit public qui exercent des missions particulières.

    En ce qui concerne les animateurs TICE, selon leur corps d’appartenance et leur grade, elle comprend trois catégories :

  • 1ère catégorie : fonctionnaires de catégorie A appartenant à un grade dont l’indice brut terminal est supérieur à 750 : PE Hors classe

    Montant annuel brut de l’indemnité : 1389.89€

  • 2ème catégorie : fonctionnaires de catégorie A appartenant à un grade dont l’indice brut terminal est au plus égal à 750 : PE classe normale

    Montant annuel brut de l’indemnité : 1019.07€

  • 3ème catégorie : fonctionnaires de catégorie B : Instituteurs

    Montant annuel brut de l’indemnité : 810.43€

    Pour le SE-Unsa, si cette indemnité représente un premier pas vers la reconnaissance de la fonction d’animateur TICE, elle ne peut nous satisfaire dans sa forme. En effet, dès lors que la mission est la même, cette indemnité ne peut être indexée sur le grade de chaque animateur. Elle doit être identique pour tous. C’est le sens de ce que nous porterons lors des prochaines réunions.

    Au-delà de cet aspect, il convient maintenant d’aller plus avant en ce qui concerne l’harmonisation des missions et les modalités d’affectation.

    De même, une reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle en vue de l’obtention d’une certification telle le CAFIPEMF, par exemple,  doit aboutir. Il en va de même de l’homogénéisation des modalités de recrutement et d’organisation des missions. Missions qui pourraient faire l’objet d’un référentiel.

    LE SE-Unsa continuera, avec vous,  d’œuvrer pour améliorer la nécessaire prise en compte des compétences et des missions des animateurs TICE

EMF : revalorisation de l indemnité

Lors de la réunion du groupe de travail Enseignants du premier degré du 28 mars 2014, le ministère a annoncé la revalorisation de l’IFIPEMF. Elle passera de 929€ à 1250 €.

L’indemnisation de la fonction de PEMF composée de l’IFIPEMF (1250€ à la rentrée) et de l’IFP (834€) passera donc de 1763 € à 2084€.

Par ailleurs, le ministère confirme que la décharge de 6h hebdomadaires en semaine de 4 jours et demi se décline en une journée toutes les semaines et une demi-journée toutes les 4 semaines comme nous l’avons obtenu pour ceux passés à ce rythme-là à la rentrée 2013.

Lire aussi : Formateur de terrain : mission impossible ?

Rythmes scolaires : réunion du 9 avril à l’IA

Compte rendu de la réunion à la Direction Académique

 

En amont du CTSD du 9 avril, s’est tenue une réunion organisée par la DASEN à l’inspection académique.

Il y a été question des horaires des écoles pour la rentrée 2014.

Les remontées en possession de la DASEN émanaient pour 80 % des conseils d’école et pour 20 % des communes seules. Il est dommage que tous les conseils d’école ne se soient pas emparés de cette réforme même à reculons.

La DASEN a rappelé que le décret ne prévoyait pas d’expérimentation mais qu’elle soumettrait les propositions qui lui ont été transmises, lors du CDEN qui se tiendra le 11 avril ou lors de celui de juin. Sachant que pour les demandes d’expérimentation (cf Bouxwiller), ce sera le ministère qui tranchera, la DASEN ne s’étant absolument pas avancée, ne sachant pas encore qui sera ministre.

Lorsqu’il y a eu plusieurs propositions d’horaires, l’IEN a donné un avis en fonction de ce qui lui paraissait le plus profitable par rapport à la réalité des écoles. Dans certaines communautés de communes, l’unité a pu jouer. En effet, une proposition unitaire issue de comcom aura fait la différence sur des propositions disparates (ou pas de proposition) issues de conseils d’école.

La DASEN a rappelé, et le rappellera aux IEN ou aux mairies qui auraient lu le décret de travers, que l’organisation de l’APC dépend entièrement de l’éducation nationale. Les équipes enseignantes pourront les placer entre midi et deux s’il y a au moins 1h30 de pause effective. Ce sont les IEN qui entérineront les choix en fonction des écoles et des projets proposés.

 

Le SE-Unsa a abordé les situations des écoles pour lesquelles il a été sollicité. Nous communiquerons directement avec les collègues concernés.

En ce qui concerne Strasbourg, les glissements d’un quart d’heure de la pause méridienne ont été transmis lorsqu’ils émanaient des conseils d’école.

L’expérimentation Hetzel concernant une quarantaine d’écoles de la circonscription électorale de Saverne.

 

Lors des journées de prérentrée, il faudra un temps où les équipes enseignantes et les équipes d’animateurs se rencontrent. Cela leur permettra de se connaître et de savoir comment seront organisés les différents temps des enfants au cours de la journée.

A ce sujet, plusieurs documents ont été demandés par les organisations syndicales présentes :

–          Une charte d’occupation des locaux,

–          Une charte de prise en charge par la ville.

–          Une circulaire sur la responsabilité et le code de conduite.

Les horaires des écoles seront accessibles sur le site de l’IA ainsi que sur le site du SE-Unsa 67 dès le lendemain du CDEN afin que vous puissiez les connaître avant le mouvement.

Un affichage sera à prévoir dans les écoles afin que les parents soient également au courant.

 

La réforme des rythmes demandant un grand investissement de la part des équipes,  une année supplémentaire est donnée aux écoles pour faire le bilan de leur projet d’école.

 

La Journée de solidarité aura lieu le jeudi 28 août.

 

Une réunion est prévue mi-octobre pour faire un premier bilan de la mise en place des nouveaux rythmes et des APC dans les écoles.

Chèques vacances, du nouveau pour les moins de 30 ans

Qu’est-ce-que c’est ?

C’est une aide aux vacances et aux loisirs.

Elle est constituée d’une épargne mensuelle préalable de 4 à 12 mois complétée par une bonification de l’État. Les chèques-vacances permettent de payer les transports, l’hébergement, la restauration, les loisirs.

Les chèques-vacances se présentent sous la forme de coupures de 10 et 20 €.

 

Pour qui ?

Les agents rémunérés sur le budget de l’État, y compris les AED.

Quel montant ?

La bonification est de 10, 15, 20, 25 ou 30% (nouvelle tranche de bonification obtenue en octobre 2011 grâce au travail syndical) en fonction des revenus et de la famille.

Les agents handicapés en activité, qui remplissent les conditions d’attribution de la prestation, bénéficient d’une majoration supplémentaire accordée par le Fonds pour l’insertion des personnels handicapés dans la Fonction publique (FIPHFP). Cette majoration correspond à 30% de la bonification versée par l’État.

Par ailleurs, en mars 2014, entrera en vigueur un dispositif « jeunes » portant à 35% la bonification pour les ayant-droits de moins de 30 ans.

 

Délai d’utilisation

Ils sont utilisables avant le 31 décembre de la 2ème année qui suit leur émission. Ainsi un chèque-vacances émis en 2014 est valable jusqu’au 31 décembre 2016.

Conditions d’attribution et taux de bonification de l’épargne :

Les chèques-vacances sont attribués en fonction d’un barème établi à partir du RFR (revenu fiscal de référence) et du nombre de parts du foyer fiscal. À compter du 1er octobre 2011, les conditions d’attribution du chèque-vacances sont élargies. Voir la circulaire de référence ci-dessous.

Aller sur le site

 

Ou adresser la demande à :

CNT chèques-vacances demande

TSA 49101

Permutations 2014 et suites à y donner

Permutations 2014 : beaucoup d’appelés, peu d’élus…

Au niveau départemental :

Sur 76 demandes de départ, 35 obtiennent satisfaction.

Sur 185 demandes d’entrée, 28 obtiennent satisfaction.

Ces chiffres, même s’ils témoignent d’une faible progression, restent très insuffisants.

Les collègues désireux d’intégrer le Bas-Rhin sont en effet victime de l’attractivité de notre département.

Les arrivants dans le Bas-Rhin recevront imminemment un dossier de bienvenue du SE-Unsa.

Les collègues candidats malheureux au départ pourront compter sur notre aide pour effectuer et suivre leur demande d’ineat/exeat. Une lettre-type est disponible sur notre espace adhérent.

 

Bilan des permutations au niveau national

Permutations informatisées : légers progrès mais encore trop de déçus

Les résultats des mutations nationales des enseignants du premier degré sont désormais connus. Après plusieurs années de détérioration, on note cette fois une timide amélioration. Ce sont 3949 des 17099 candidats qui changeront de département à la rentrée 2014, soit 23,09%. Ils étaient 3599 (soit 21,29%) en 2013.

Les créations de postes qui permettent d’augmenter les capacités d’accueil, ainsi que l’amélioration du barème pour rapprochement de conjoint expliquent pour partie ce redressement. Ainsi, le taux de satisfaction des professeurs des écoles séparés de leur conjoint depuis quatre ans et plus passe de 66,5% à 72,8%

Si le SE-Unsa acte positivement ce retournement de tendance, il note toutefois que le taux de mutation 2014 se situe juste derrière celui de 2013 (21,29%), qui reste le plus mauvais.

Le problème de la mobilité des enseignants du premier degré demeure entier. Aujourd’hui, suite à ce mouvement, ce sont encore plus de 3100 personnels en situation de rapprochement de conjoint qui n’ont pas obtenu satisfaction. Ce blocage de la mobilité géographique, qui plonge les enseignants des écoles et leurs familles dans un profond désarroi, doit cesser. Dans le cas contraire, leurs conditions de vie au travail ne pourront que se détériorer.

Le système actuel atteint ses limites. A quoi sert de modifier les critères si, au final, les volumes de mutation restent les mêmes ? Au-delà du barème, c’est la question des capacités d’accueil des départements qui est posée. Pour le SE-Unsa, la DGRH devra porter toute son attention sur une cartographie précise des calibrages départementaux de professeurs stagiaires afin de permettre une plus grande mobilité des titulaires.

 

Actions sociales en faveur des personnels

L’action sociale en faveur des personnels est une composante de la politique de gestion des ressources humaines. Elle vous offre diverses prestations, services et aides financés sur le budget de l’Etat.

Les prestations d’action sociale peuvent être accordées soit au titre des prestations interministérielles (PIM) définies par le ministère de la fonction publique, soit au titre des actions sociales d’initiative académique (ASIA) définies par le recteur.

Les prestations d’action sociale sont servies sous certaines conditions et ne sont versées que dans la limite des crédits disponibles pour l’année civile en cours.

Pour qui ?

Les bénéficiaires de l’action sociale sont :

  • Les agents stagiaires et titulaires de l’éducation nationale en activité rémunérés sur le budget de l’Etat,
  • Les maîtres de l’enseignement privé (sous contrat),
  • Les agents contractuels de droit public rémunérés sur le budget de l’Etat après 6 mois d’ancienneté cumulée,
  • Les assistants d’éducation (AE) et les auxiliaires de vie scolaire (AVS) selon le type de recrutement,
  • Les fonctionnaires retraités et leurs ayant droits (veufs et veuves non remariés, orphelins d’agents de l’éducation nationale).

Pour quoi ?

L’action sociale vise à améliorer les conditions de vie des agents de l’éducation nationale et de leurs familles, notamment dans les domaines d’intervention suivants :

  • Les aides financières
  • L’aide aux études des enfants
  • L’installation et le logement
  • Loisirs et culture
  • La garde d’enfants de moins de 6 ans
  • Les enfants handicapés
  • La subvention repas

Toutes les infos ici.

 

Répartition académiques des postes pour le CRPE 2014 nouvelle mouture

Répartition concours externe

Académies Nombre de postes
Aix-Marseille 287
Amiens 270
Besançon 99
Bordeaux 243
Caen 128
Clermont-Ferrand 76
Corse 17
Créteil 1 050
Dijon 179
Grenoble 388
Guadeloupe 72
Guyane 100
Lille 490
Limoges 79
Lyon 455
Martinique 20
Montpellier 296
Nancy-Metz 200
Nantes 329
Nice 177
Orléans-Tours 294
Paris 200
Poitiers 167
Reims 126
Rennes 190
Réunion 147
Rouen 210
Strasbourg 167
Toulouse 253
Versailles 1 195

Répartition concours externe langues régionales

Académies Nombre de postes
Bordeaux 13
Corse 17
Guyane 3
Martinique 2
Montpellier 20
Nancy-Metz 1
Nantes 1
Nice 1
Rennes 22
Réunion 1
Strasbourg 40
Toulouse 12

Répartition 3ème concours

Académies Nombre de postes
Aix-Marseille 13
Amiens 10
Besançon 1
Bordeaux 12
Caen 3
Clermont-Ferrand 4
Corse 1
Créteil 40
Dijon 11
Grenoble 7
Guadeloupe 4
Guyane 10
Lille 10
Limoges 1
Lyon 25
Martinique 1
Montpellier 16
Nancy-Metz 9
Nantes 20
Nice 7
Orléans-Tours 10
Paris 5
Poitiers 3
Reims 4
Rennes 16
Réunion 14
Rouen 10
Strasbourg 3
Versailles 35

Les conseillers pédagogiques en colère attendent une vraie revalorisation

Le SE-Unsa poursuit le travail commun avec l’Association nationale ainsi que l’association départementale des conseillers pédagogiques. La dernière rencontre de l’ANCP avec les organisations syndicales a abouti à un texte commun signé par l’ANCP, le SE-Unsa, le Snuipp, le Sgen-CFDT et soutenu par le SIEN-Unsa et le SNPI-FSU.

La situation des conseillers pédagogiques a fait l’objet de discussions en décembre 2013. Si ce ministère reconnait enfin leurs expertises et conforte leurs missions, son projet de revalorisation n’est pas à la hauteur des attentes. Aprés avoir été ignorés pendant de longues années, le conseillers pédagogiques refusent de voir le dossier se refermer aussi vite

Le texte commun

Les conseillers pédagogiques sont en colère !

En ouvrant un chantier métier spécifique aux conseillers pédagogiques le ministère de l’éducation reconnaissait enfin l’importance de leurs missions. Cependant, si ceux-ci constatent des avancées et se réjouissent que les missions soient recentrées sur la formation des maîtres et l’accompagnement des équipes, ils ne peuvent en revanche se satisfaire des premières conclusions du chantier métier en matière de revalorisation financière de leur fonction. Celle qui est envisagée à l’issue des groupes métiers n’est pas à la hauteur des missions.

Depuis plus de dix ans, les conseillers pédagogiques déplorent une dégradation constante de leur rémunération et de leurs conditions d’exercice :

–       des demandes institutionnelles et de multiples tâches administratives se sont greffées

à leurs missions premières et les éloignent de plus en plus de leur rôle de formateur, les régimes indemnitaires qui régissent leurs fonctions sont insuffisants : un conseiller pédagogique perçoit actuellement 1500 € bruts annuels au titre de sa fonction soit 125 euros par mois. C’est un des niveaux indemnitaires les plus bas chez les enseignants du premier degré.

–          les conditions matérielles sont insuffisantes et les frais de déplacement, en baisse constante, ne couvrent pas leurs besoins.

Les conseillers pédagogiques sont engagés dans la réussite de la refondation et les réformes en cours :

– rythmes scolaires,

– refonte de la formation des enseignants : formation initiale (ESPE), formation à distance (M@gistère),

– plan pour l’éducation prioritaire,

– accompagnement des enseignants dans la mise en place des nouveaux dispositifs :

« plus de maîtres que de classes », « scolarisation des moins de trois ans »…

Malgré l’intérêt de cette fonction, les signataires constatent le manque d’attractivité de cette fonction particulière et le nombre croissant de conseillers pédagogiques qui l’abandonnent chaque année.

Les conseillers pédagogiques ont besoin d’un signe fort du Ministère à la hauteur de leurs compétences spécifiques et de leur investissement. Les conclusions du groupe de travail ministériel dédié aux conseillers pédagogiques ne peuvent être un point d’arrivée définitif.

Nous souhaitons que ces discussions se poursuivent et ouvrent de nouvelles perspectives de revalorisation financière du métier de conseiller pédagogique.

Les conseillers pédagogiques engagent des actions locales et nationales, soutenues par les organisations signataires.

 

 

EMF : donnez votre avis pour faire bouger les lignes !

Le nombre de jeunes collègues à accompagner a augmenté considérablement et ça va continuer. L’année prochaine, ce sont deux promotions de stagiaires (2014 exceptionnel et 2014 rénové) qu’il faudra suivre et selon des modalités différentes. Les uns seront à temps plein, les autres à mi-temps, mais tous devraient avoir un tuteur.

En tant qu’EMF, votre champ d’intervention est large, les missions épuisantes.

Afin d’établir un état des lieux pour demander des évolutions du fonctionnement du service et des missions des EMF, nous avons établi un questionnaire. Merci de prendre 4 à 6 minutes pour nous donner les moyens d’être vos porte-parole:
https://docs.google.com/forms/d/1ia441z33FVXDlJlaWRtkP5l4-Z8rGPxpe-2Q4mLIIK8/viewform

 

Pour toute remarque ou question, n’hésitez pas à contacter notre équipe à l’adresse suivante : seunsa67.formation@gmail.com

Enseignants de l'Unsa 67