Mesures de carte scolaire du 2 juillet 2012

Compte-rendu du groupe de travail carte scolaire réuni le 2 juillet 2012 sous la présidence de M. Guichard, Directeur Académique du Bas-Rhin

La répartition des 8 postes pour le Bas-Rhin dans le cadre du plan d’urgence ministérielle s’est faite pour 1/3 aux écoles en éducation prioritaire, pour 1/3 aux écoles rurales et pour 1/3 au remplacement conformément aux directives ministérielles.

8 postes ont ainsi été attribués (annotés dans le tableau par un « U »)

Certaines écoles, au vu de l’augmentation de leurs effectifs ont pu bénéficier soit d’une ouverture soit d’une annulation de la mesure de fermeture prise en février. Dans le cas contraire (c.-à-d. une diminution des effectifs) une fermeture de classe a été proposée. Il a été procédé à 18 ouvertures. Le Directeur Académique garde 15 postes pour revoir à la rentrée des situations d’école proches ou dépassant le seuil d’ouverture.

 CTSD de rentrée : le 05 septembre

N’oubliez pas de nous communiquer vos chiffres avant cette date (fiche de suivi carte scolaire sur notre site. Pour d’autres infos, n’hésitez pas à nous appeler au 03.88.84.19.19

Situations à suivre en septembre : Une vingtaine d’écoles sont proches du seuil ou le dépassent (àvoir)

ECOLES MATERNELLES

Compte rendu du GT du 28 juin : 2nd temps (+ indemnité Eclair)

Bilan du 2nd temps du mouvement :

 

Phase informatique du 2nd temps : 353 participants, 115 enseignants sont affectés en 2ème phase informatisée dont 7 S1 prorogés.

Après la phase informatique, 238 sont encore sans affectation.

Il reste 95,75 postes vacants à affecter manuellement.

Ne seront pas affectés ceux qui n’occuperont pas le poste à la rentrée.

Postes de stagiaires : 45+8 (plan d’urgence)

Les 8 postes du plan d’urgence sont à affecter avant la fin d’année scolaire. Remplaçants, ZEP, écoles rurales sont les pistes retenues par le recteur pour l’implantation de ces 8 postes. (lundi 2 juillet, au GT CTSD, on peut tabler sur une quinzaine d’ouvertures, et 15 autres à la rentrée).

 

Dès le début de la phase manuelle, le SE-Unsa a fait corriger le barème erroné de plusieurs collègues. De la même manière, nous avons fait modifier l’ordre de la liste des collègues à  affecter. En effet, à barème égal, c’est l’AGS, puis l’âge des collègues qui devait être prise en compte… Vérification et exigence du respect des règles sont en effet nos premières missions.

A l’issue de la phase manuelle, il reste 130/140 personnes à affecter.

30 postes allemand de la voie régionale restent non pourvus.

53 surnombres seront « adossés » aux futurs S1 déchargés tous le même jour.

Les autres permettront d’élargir le volet « formation continue » des enseignants.

 

Les 53 futurs stagiaires seront affectés le 12 ou 13 juillet. Après les résultats des concours, ils seront contactés par l’administration et feront des vœux.

Les 53 surnombres «adossés » aux stagiaires seront affectés fin août.

 

Information donnée par l’IENA à l’issue du groupe technique : Part modulable ECLAIR :

 

Contrairement à d’autres académies, l’académie de Strasbourg n’avait pas « anticipé », et n’avait pas poussé loin la logique des postes profilés ECLAIR.

L’enveloppe bas-rhinoise est à présent connue : 127 903 € au prorata des établissements éclairs du 1er degré. (soit 257 enseignants)

Par consigne ministérielle, cette part variable sera versée sur la paye d’août.

Une démarche académique a été retenue par le recteur, qui intervient a posteriori, à la fin de l’année, sans que les collègues en aient été informés au préalable.

Pour cette année : des critères académiques ont été retenus par l’administration, et validés par le recteur.

La logique retenue consiste à repérer un nombre de personne réduits (directeurs et qq autres dont « le rayonnement est indiscutable ») pour le taux maximum (env 800 euros /personne)

Pour la grande majorité des collègues, un taux median sera à appliquer…(montant à calculer en fonction du nombre de ces collègues)

Quelques uns se verront octroyer le taux minimum, les collègues «  »dont le rayonnement est limité ».

 

 

C’est l’IEN qui effectuera le « tri », guidé par un tableau répertoriant les critères à observer :

-Quotité de travail, mais l’indemnité n’est pas obligatoirement proratisée

-Implication particulière dans des sorties culturelles avec nuitée(s)

-Engagement dans un projet TICE innovant

-Implication dans un projet culturel innovant

-Implication particulière dans un projet de développement de la parentalité

-Implication particulière dans une expérience « école du socle »

-Implication particulière dans la liaison intercycles

 

Le SE-Unsa ne peut que se révolter face à cette politique qui divise les équipes et fait la part belle à l’arbitraire. Nous réserverons une réaction circonstanciée à M. le Directeur Académique, lors de la CAPD du 5 juillet.

Vers une solution pour les EVS ?

Depuis l’annonce politique du renouvellement de 14 000 à 15 000 contrats d’EVS pour la rentrée, le SE-Unsa n’a eu de cesse de frapper à toutes les portes de tous les ministères, mais aussi de Matignon et de l’Elysée, pour obtenir aussi le réemploi des salariés qui sont sur ces contrats. En effet, il n’y a rien d’automatique ! Combien d’EVS en ont fait les frais à chaque fin d’année scolaire ?

Nous avons alerté sur l’urgence des mesures juridiques à prendre pour éviter une interruption de contrats, préjudiciable à ce réemploi, notamment pour les salariés dont le contrat se termine fin juin, alors qu’ils n’ont pas atteint la durée maximum prévue pour les CUI.

Nous avons été entendus. Le principe est acquis et la volonté pour ces réemplois est affichée. Les ministères concernés y travaillent.

 Pour autant nous n’avons pas, à ce jour connaissance des mesures concrètes qui devront être accompagnées d’une étude au cas par cas au plan local.

Nous allons donc continuer au plan national à solliciter le gouvernement pour connaitre ces mesures. Au plan local, les responsables départementaux du SE-Unsa ont également demandé une audience au préfet du Bas-Rhin pour préparer ces réemplois.

Part variable indemnité ECLAIR

Part variable de l’Indemnité Eclair : L’Académie de Strasbourg travaille sur des formats d’enveloppe différents.

Le décret du 13 septembre 2011 institue une indemnité spécifique pour les personnels en dispositif ECLAIR (Écoles, Collèges et Lycées pour l’Ambition l’Innovation et la Réussite) comprenant une part fixe (correspondant à l’indemnité ZEP) et une part variable devant être attribuée individuellement en fin d’année scolaire… nous avions dénoncé à l’époque cette part variable (voir notre article du 21 septembre….) comme un risque de mise en concurrence des personnels dans des secteurs où l’esprit d’équipe est salutaire.

Des collègues nous ont alertés sur les véléités de l’Académie de rechercher des critères pour une distribution dont le montant serait différenciée : d’une école à l’autre ? D’un cycle à l’autre ? D’un collègue à l’autre ?… Pour le SE-Unsa, les équipes de ces écoles sont toutes impliquées dans des projets innovants investissant beaucoup de temps et d’énergie ; il n’est pas concevable de moduler le montant d’une prime sur des critères encore flous et qui, même s’ils devaient se préciser seront définis à postériori et dans l’urgence. C’est la porte ouverte à toutes les dérives.

Le décret prévoit que la prime ne peut être attribuée qu’après consultation du directeur et des enseignants. La consultation des enseignants pour le SE-UNSA c’est le conseil des maîtres. Nous encourageons les directeurs à le réunir de manière anticipée, sans attendre. Le conseil des maîtres peut très bien demander une répartition de la prime de manière équitable entre les collègues d’une même équipe.

un programme de sensibilisation des élèves au dialogue social, au droit du travail

Avis aux professeurs et aux CPE

Dans le cadre d’une mission de service civique validée par le ministère de l’éducation et le secrétariat général à la jeunesse et les solidarités actives, nous proposons aux diverses structures éducatives et notamment aux lycées, un programme de sensibilisation des élèves aux acteurs du dialogue social, au droit du travail et à la participation démocratique, visant principalement les terminales (générales, technologiques et professionnelles) ainsi que les CAP.

L’intervention se réalise sur deux heures, durant lesquelles la focale est mise sur la participation des élèves et sur leur production commune (débats, jeu de rôle, travail en petits groupes). Des supports médiatiques (extraits de films, power-point ludique, clips) sont utilisés pour servir l’objectif. Tout le matériel pédagogique étant prêt, nous recherchons activement des professeurs de sciences économiques et sociales, de gestion et vente ainsi que d’histoire-géo intéressés pour intégrer cette intervention dans leur programme de cours. Des interventions précédentes dans divers établissements de la région ont produit des retours positifs, aussi nous aimerions étendre l’expérience en vous y associant! L’intervention est totalement bénévole de notre part et ne sollicite aucune aide particulière, si ce n’est votre coopération pour prévenir les élèves de l’importance que peut revêtir cette formation, en l’intégrant à une thématique que vous aborderiez avec eux.

Nous serions ravis de pouvoir en discuter avec ceux que ce projet intéresse, pour présenter le détail des interventions et les associer harmonieusement avec les cours.

N’hésitez donc pas à en parler à votre proviseur et à nous contacter directement au 06 86 24 15 85, ou par courriel à cette adresse:

servicecivique.unsa67@gmail.com, avec pour objet le nom du programme: « Ensemble, Construisons la Démocratie au Travail ».

 

Je ne me laisse pas faire : j’adhère !

Adhérer maintenant, en n’étant prélevé(e) qu’à partir d’octobre , c’est possible  par prélèvement automatique en 5 fois (début des mois d’octobre, décembre 2012, février, avril et juin 2013)

Téléchargez le formulaire d’  Adhésion_2012-2013  et le formulaire de prélèvement : (compléter la partie du haut et celle du bas à l’aide de votre RIB). Les prélèvements seront reconduits d’une année à l’autre sauf avis contraire de votre part.

Déclaration du SE-Unsa (CAPD du 12/04)

Monsieur le Directeur Académique,

Voilà le troisième trimestre qui se profile. Avec lui, son cortège d’obligations pour nos collègues qui souffrent et s’interrogent.

 -au sujet des inscriptions Affelnet 6ème.

Il semble que même notre hiérarchie reconnaisse à présent que les directeurs fassent bien le travail des chefs d’établissement du 2nd degré. En effet, dans le mail du 22 mars émanant de l’assistance Affelnet Bas-Rhin, on pouvait lire, écrit en rouge : « ATTENTION! L’application se trouve sous l’onglet « Scolarité du 2nd degré » »

 -au sujet du livret de compétences…

Le LPC tel qu’il est conçu actuellement est un obstacle à la mise en œuvre du socle commun, car il prétend être à la fois un outil de suivi, de communication avec les familles et de validation des acquis. Il est soit trop lourd, soit insuffisamment précis, soit trop technique selon les fonctions qu’on privilégie. Il faut distinguer l’attestation finale du socle commun dont le contenu est défini nationalement (en clarifiant les niveaux d’exigence requis) et les outils qui sont au choix des équipes pédagogiques pour le travail de suivi des acquisitions des élèves au quotidien. Le SE-Unsa s’est associé à d’autres organisations pour exiger une modification intelligente de la mise en œuvre du socle. L’une de nos propositions est de passer du Livret Personnel de Compétences à une Attestation du Socle Commun. En attendant une évolution de ce dossier, le SE-Unsa défendra les collègues qui décideront, face à l’ampleur de la tâche, de ne pas remplir les livrets d’évaluation du 3ème trimestre.

-au sujet des suppressions de postes…

Des actions de soutien aux RASED ont fleuri dans de nombreuses circonscriptions. Le SE-Unsa déplore les tentatives hiérarchiques de dissuader ici des directeurs, là des adjoints, de s’exprimer. Le fameux devoir de réserve a bon dos. Nous rappelons ici que les fonctionnaires sont soumis à l’obligation de neutralité dans le cadre de leurs fonctions. Mais la liberté d’opinion et d’expression doit leur être garantie puisqu’ils sont, en dehors de leur service, des citoyens comme les autres.

-au sujet des futures évaluations nationales en Grande Section.

Pardon, il faut dire à présent « outils d’observation et de renforcement ». Nous nous étions battus, avec beaucoup d’autres, pour que le projet initial du ministère, qui consistait à traquer les élèves à risques, soit abandonné… Arrive donc à présent sa réplique édulcorée et heureusement non obligatoire. L’épreuve de suppression syllabique ou celle du rébus sont d’ores et déjà éminemment discutable, trop artificielles, complexes et surtout bien trop précoces. Le SE-Unsa défend une école maternelle bienveillante sans pression excessive, attentive aux besoins de chaque enfant, dont les enseignants sont formés, à qui les échelons hiérarchiques supérieurs font confiance, et des RASED complets pour un accompagnement de qualité et non stéréotypé des élèves. Autant dire que nous voyons arriver ces évaluations d’un mauvais œil, et serons de fait attentifs aux pressions qui pourraient être exercées sur leur caractère facultatif.

 -au sujet de la circulaire d’organisation de la rentrée 2012.

A lire cette circulaire, on hésite entre la colère, la stupéfaction, et l’ »admiration » devant l’imagination créative des rédacteurs. On se croit revenu aux plus belles années du stalinisme, quand les objectifs du plan quinquennal étaient à chaque fois atteints, voire dépassés, et qu’en même temps, la famine sévissait dans les campagnes. Entre autres, la partie consacrée à la formation initiale et continue des enseignants devra figurer dans les anthologies de la mauvaise foi politique. Je ne citerai que ce passage presqu’émouvant « l’amélioration de la qualité de la formation initiale, notamment avec le développement de nouvelles compétences professionnelles, s’inscrit désormais dans une perspective large ». Ou encore : « Les espaces en ligne de ressources et de formation, mis à la disposition des nouveaux enseignants et des personnels d’éducation, seront enrichis ». Avec un tel programme, nous voilà rassurés !

 S’il fallait une conclusion à notre liminaire, elle pourrait être celle-là : au SE-Unsa nous espérons que cette longue circulaire de rentrée ne sera au final que le testament politique d’une fin de règne.

Enseignants de l'Unsa 67

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com