Direction d’école : un signe qui ne répond pas à l’exaspération

Communiqué de Presse du SE-Unsa

Le Ministre de l’Education nationale vient d’annoncer l’augmentation de 50% de la part variable de l’indemnité de sujétion spéciale des directeurs d’école. Cela se traduit par l’attribution de 100 € à 300 € de plus par an selon le nombre de classes de son école. Si ce geste ne peut être négligé dans le contexte de perte de pouvoir d’achat, il n’est pas de nature à répondre à l’exaspération des directeurs d’école.

Depuis des mois, le SE-Unsa tire la sonnette d’alarme sur la situation des directeurs et du fonctionnement des écoles. Les attentes des familles, des partenaires, de l’institution sont toujours plus nombreuses. Les tâches, missions et responsabilités du directeur d’école ne cessent de croître. Dans le même temps, les moyens dédiés au soutien à la direction d’école avec les emplois d’aide-administrative sont drastiquement réduits. Ne réussissant plus à faire face, les directeurs d’école sont au bord de l’explosion.

Après des mois de conflit (courriers aux parlementaires, aux Maires, pétition « le bricolage, ça suffit ! », blocage administratif en septembre et octobre), le SE-Unsa juge cette réponse tout à fait partielle. Il réitère sa demande au Ministre de l’Education nationale de bien vouloir ouvrir une réelle négociation sur l’ensemble des champs de ce dossier : rémunération, temps, assistance administrative et organisation structurelle de l’école.

Dans l’attente de ce nécessaire dialogue, le SE-Unsa poursuit ses initiatives visant à mobiliser largement sur ce dossier, notamment en présentant des motions en conseils d’école durant ce mois de novembre.

Les infos en provenance de la CAPD du 22 novembre

 CAPD du mardi 22 novembre : compte-rendu

1) Points à l’ordre du jour

Commission de réforme, sont élus M. Jean-Georges Weber et Jean-Luc Audouin.

DIF : le dispositif reste méconnu par les collègues. Heures capitalisées depuis 2007 : 80 heures rétribuées à 50% du tarif horaire (entre 8 ou 9 euros) soit un maximum de 640€ au total sont possibles pour cette indemnisation. Les frais d’inscription ne peuvent être pris en charge car ils seraient financés sur le budget de la formation continue. Un partenariat est en cours entre l’UDS et IA pour une VAE dans le cadre d’un master.

– Stages :    – Problème des filtres : la formation continue doit pouvoir tenir compte des désirs de mobilité des personnels. (SE-Unsa) La quote-part des formations à public désigné est élevée. Le SE-Unsa revendique une formation continue au service des collègues et non avant tout au service de l’institution.

 IA-> au cas par cas, on essaiera de remplacer les personnes qui font valoir ce désir de mobilité, afin de leur permettre de participer au stage, lorsque les collègues se manifestent -(Cet alinéa sera rajouté dans la circulaire du PAF de l’an prochain, à la demande du SE-Unsa) Pour les stages n’ayant pas fait le plein : une relance sera faite, notamment pour libérer des classes aux étudiants de masters au 2è trimestre… Baisse flagrante du nombre de candidatures car baisse équivalente de l’offre proposée. Sur public désigné, un enseignant non volontaire n’est pas obligé d’accepter le départ en stage. Aujourd’hui, la formation continue est assurée à 60 % par les animations pédagogiques. Le PAF est aussi au service de la politique du département… Un équilibre est à trouver !

-Point barème promotions : intro du 360è par jour pour l’AGS dans le barème. Hormis le SNE, les organisations syndicales désirent une révision du barème (poids excessif de la note à double coefficient)  

 

2) Points divers apportés par le SE-Unsa :

Livret personnel de compétences (LPC) 

SE-Unsa :Où en est-on ? Harmonisation dans le département ? Finalité ? Sentiment de vacuité de l’outil ressenti fortement par les collègues…

IA : Difficultés des collègues à faire le lien entre l’éval quotidienne et la validation du socle. Réflexion actuelle conduite par le MEN. Un arrêté de la DGESCO va arriver, des progressions seront proposées. La version numérique nationale du livret scolaire ne saurait tarder, idem version numérique du LPC avec connexion étroite entre les 2. Expérimentation sur quelques écoles volontaires imminente. Les 2 versions de ces outils seront gratuites si l’école fait le choix des 2 outils. Une simplification est attendue, le chantier avance selon l’IA.

Harmonisation du protocole d’inspection :

SE-Unsa : Demande des jeunes enseignants relative à leur 1ère inspection : Qu’attend-t-on de nous ? Critères de l’inspection ?

IA : Un Groupe technique autour de l’inspection fonctionne dans le 67. Mais le projet en cours sur la réforme de l’avaluation des enseignants risque de revoir toute la donne…  Le référentiel lors de l’inspections reste les 10 compétences. Réflexion sur un document commun à venir permettant à l’enseignant une auto-évaluation sur 10 compétences. Questionnaires de pré-inspection, varient pourtant entre les circos. Si des dérives existent, tant sur le fond que la forme que revêt ce document, l’IA demande à en être averti.

Animations pédagogiques :

SE-Unsa : -Certains modules d’anim péda partant de l’auto-positionnement rencontrent un vrai désarroi dans certaines circos. Les collègues se plaignent d’être contraints de créer des outils, parfois seuls, sans accompagnement par un expert.  Ils sont en attente de formation, ont besoin d’apports théoriques et concrets.

-Les anim péda sont exclusivement obligatoires, dans certaines circos. Le message qui est adressé par là aux personnels  est mal vécu, ressenti comme une infantilisant. Besoin de liberté de choix.

Sur les modules basés sur l’autopositionnement, l’IA reconnait que ces dispositifs dépendent pour leur mise en œuvre, des IEN.

Evaluations d’école

SE-unsa : l’évaluation d’école est une sorte de labo expérimental qui occasionne un stress avéré dans les écoles, ainsi qu’un travail administratif supplémentaire considérable pour les équipes. Objectifs et finalités floues… Quel est le cahier des charges commun à toutes les circos pour mener à bien ces évals d’écoles. Doit être déconnecté de l’inspection individuelle. Equipe d’évaluation à revoir, le rôle des CPC n’est pas d’évaluer.

IA : Ces évaluations d’école sont en expérimentation et concernent en moyenne 2 écoles par circo. Leur finalité est d’améliorer la réussite des élèves. Le document départemental n’est pas finalisé, il le sera ce vendredi en conseil d’IEN.

Clair Eclair  

Qu’en sera-t-il de l’indemnité ? IA : un décret est imminent, l’indemnité sera mise en place. En quoi cela touche –t-il le 1er degré ? Chaque réseau développe des actions spécifiques au sein du réseau auquel il appartient, dans une continuité de la maternelle au collège. Il n’est pas exclu pour l’IA de profiler les postes de directeurs en ECLAIR… Affaire à suivre.

Dispositif M2 en alternance vécu comme une difficulté supplémentaire pour les titulaires. Mise en place dans l’urgence pour les anciens M1, donc les titulaires palient en accompagnant les M2 alors que ce n’est pas leur mission.

L’IA estime que les M2 ont fait des stages en M1. Il faudrait outiller les titulaires à l’accueil de ces M2. Ne sont pas des MAT ou des tuteurs. SE demande que du temps soit libéré pour ces titulaires, point qui pourrait être abordé en conseil de formation.

Retrait de l’indemnité ZEP (ISS ZEP) pour certains personnels au mois de septembre.

SE-Unsa : On nous en a expliqué les raisons (vérification que ces personnes travaillent bien avec un public de ZEP) C’est plus sur la forme que le fond qu’il y a eu un vrai problème… Il est fort malheureux qu’après le recouvrement de l’indu (même intervention en capd au mois de juin 2011 !) très mal vécu en juin dernier, le même type de pratique ait lieu avec l’ISS ZEP ! Il faut absolument informer les collègues !

L’IA convient que la communication a été insuffisante en direction de ces personnels.

Le décret de 1990 précise bien que l’ISS est fonction de la quotité d’exercice effectif en ZEP, au prorata lorsque les personnes sont sur plusieurs écoles. Ces situations seront régularisées sur la paie de janvier. Les personnels qui sont affectés sur des services partagés en ZEP et hors ZEP  se verront envoyer chaque mois un formulaire qu’ils renseigneront sur leurs états de service… à suivre…

3) Autre point divers :

Formulaire d’autorisation de non- résidence.  Abrogation de cette mesure qui est devenue caduque.

La crise ! Déclaration liminaire en CAPD du 22 novembre 2011

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

La crise. Concept très tendance cet automne. Ce n’est pas de la crise financière que nous désirons vous entretenir en cette déclaration liminaire, Monsieur l’Inspecteur d’académie, mais ce sont d’autres formes de crises, celles qui touchent nos collègues. Des différentes définitions proposées par le dictionnaire, j’avoue hésiter entre la définition sociétale (période difficile traversée par un individu, par un groupe ou par une société dans son ensemble) et la définition médicale (aggravation soudaine d’une affection pathologique )… Car les enseignants nous décrivent des symptômes qui sont autant de preuves qu’ils souffrent non pas d’une crise, mais de plusieurs. Elles sont les suivantes :

1) Crise de la formation : Les M2 en alternance que nous rencontrons dans les écoles témoignent de leur violente immersion dans la réalité. Et le marathon qu’ils ont entamé il y a peu n’est pas près de s’achever. Du côté des collègues titulaires, les modules d’animations pédagogiques basés sur l’auto positionnement avaient plu, lors de leur lancement dans les circonscriptions pilotes. Il apparaît qu’aujourd’hui, des collègues dénoncent leurs modalités : travail en groupe, sans réel accompagnement par un expert, exigence de production d’outils, de mutualisation… la formule pêche dans certaines circonscriptions, le travail collaboratif a ses limites puisque de nombreux collègues sont en attente de réels apports théoriques et pratiques pointus. Pire, certains pointent des dérives. On nous signale ici ou là des remarques de la part de la hiérarchie locale, remarques du type « J’ai pris connaissance de votre présence sur la plateforme à 23h30 : vous devriez vous coucher plus tôt. » Sans commentaire.

2) Crise de foi ou crise des vocations : La baisse du nombre des candidats aux concours est avérée.  Pour ceux qui sont déjà entrés dans l’Education nationale, des questions nous sont adressées quant au moyen de changer de carrière. Ces questions, rares il y a 10 ans, sont aujourd’hui devenues le quotidien des élus que nous sommes : Comment durer dans ce métier ? Jusqu’à quel âge, et à quel prix ? Quels sont les possibilités d’être détaché ? Quelles sont les moyens de se reconvertir ? Les doutes sont légion, y compris chez les plus jeunes enseignants, qui imaginent rarement faire une carrière complète dans l’enseignement.

3) Crise de la paperasserie : Tous se plaignent avec véhémence, d’être hélas devenus, contraints et forcés, des gratte-papier. PPREou PAI en sont des exemples, mais le champion toutes catégories reste le fameux livret de compétences qui, est en l’état « un fastidieux pensum bureaucratique, un vrai antidote au plaisir d’enseigner » (j’emprunte cette formule musclée au n°126 du café pédagogique). Il est, en effet, établi à présent que, dans notre métier, rien ne peut exister sans être formalisé par écrit. Si les adjoints se plaignent d’être par là-même éloignés de l’essence de leur métier, que dire des directeurs pressurisés à l’extrême ? Les 47 heureux élus qui obtiendront peut-être une EVS administrative espèrent ne pas attirer les foudres des 840 directeurs défavorisés de notre département qui eux resteront leur seule et unique ressource.

4) Crise de la liberté de choix : qu’il s’agisse des animations pédagogiques ou de la formation continue, les collègues se plaignent d’être de plus en plus contraints à des animations obligatoires et à des stages à public désigné, de moins en moins conviés à des formations qu’ils pourraient choisir en fonction de leurs besoins, projets individuels ou d’équipe. Le SE-Unsa réitère que soit respecté le principe d’une formation continue au service des personnels, et non un dispositif technocratique répondant à des priorités ministérielles ou départementales. Bref, nous revendiquons que la formation continue trouve à nouveau du sens pour les personnels, qu’elle soit à leur service avant d’être au service de l’administration.

 

5) Crise de la reconnaissance : notation, promotions, accès à la hors classe… Les PE sont en  attente d’être considérés pour leur engagement quotidien. Nombreux sont ceux qui misent tout sur la note que leur donne leur IEN, cette note qui stigmatise bien des frustrations, puisque dans l’esprit du plus grand nombre, elle est le reflet de leur qualité professionnelle. Ils n’en peuvent plus de s’entendre dire à l’issue de leur inspection « Je ne peux rien faire pour vous », et certains collègues, lucides, négocieront de plus en plus nombreux un ajournement de l’inspection, jusqu’à ce que leur AGS permette enfin à leur note d’être augmentée. Mais tout cela est peut-être un combat d’arrière-garde, puisque le scandaleux projet de réforme de l’évaluation des enseignants paupérisera la profession et la soumettra davantage au bon-vouloir hiérarchique. Au sein de la mobilisation intersyndicale, le SE-Unsa s’opposera de toutes ses forces à ce projet inacceptable.

A l’échelle locale, que dire aussi de certaines malheureuses pratiques gestionnaires ? Après le recouvrement de l’indu lié à l’indemnité de résidence trop perçue de juin 2011, la prime ZEP non perçue en septembre par certains personnels a fait scandale. En l’absence de la moindre explication du service gestionnaire, les collègues ont vécu cela comme une provocation. A l’échelle nationale,  l’annonce de la journée de carence du congé maladie des fonctionnaires prouve à elle seule la défiance manifeste de l’Etat à l’égard de ses agents.

Monsieur l’Inspecteur d’Académie, vous aurez peut-être saisi la tonalité d’alerte de notre liminaire ; nous voulons témoigner ici du malaise réel, pesant et insidieux éprouvé par nos collègues. Ils ont besoin d’espoir en des lendemains meilleurs, car de leur moral dépendra incontestablement la santé du service public d’éducation. Car pour le SE-Unsa, c’est bien le moral des collègues sur le terrain qui doit constituer le fondement de toute DRH…

Les RASED encore et toujours dans le collimateur du ministre…

Dans le contexte des annonces de suppressions de postes massives (5 700 dans le premier degré), la situation des RASED est à nouveau très préoccupante. Les préconisations du ministère ciblent les postes « hors classe » occupés notamment par les enseignants des RASED et les psychologues ainsi que les conseillers pédagogiques, les remplaçants

Cette suppression va à l’encontre de besoins des élèves et des écoles. Elle conduit tout droit à la désorganisation définitive des RASED, à leur disparition à très court terme et au renforcement des inégalités dans l’École Publique.

Dans un récent rapport portant sur la partie « enseignement scolaire » du projet de loi de finances 2012, sous la direction des députés Xavier Breton et Gérard Gaudron, 3 scénarii sur le devenir des RASED sont abordés :

– la mise en extinction des RASED que, par ailleurs, ce rapport ne juge pas acceptable au vu de l’utilité des RASED

– la fusion des options E et G

– la sédentarisation des maîtres E avec un regroupement au niveau départemental ou la constitution d’un bassin de maîtres G, dont le rôle serait de « soulager » les enseignants.

à voir article sur notre site : http://www.se-unsa.org/spip.php?article3813

Nous devons être vigilants sur les mesures à venir. Nous devons nous mobiliser sur ce dossier.

– Au niveau national, le 9 novembre dernier, le SE UNSA a réuni les organisations syndicales, les associations professionnelles, l’association de parents d’élèves (FCPE) pour demander une audience au ministre de l’Education nationale sur le devenir des RASED à court terme et celui des formations spécialisées. Il est aussi intervenu en ce sens lors de la première CAPN du 29 novembre.

-> voir l’article ASH : http://www.se-unsa.org/spip.php?article4056

– Sur le terrain, en amont des opérations de carte scolaire, nous devons défendre ces postes, en agissant de manière concertée avec nos interlocuteurs : collègues, parents, élus, et mettre en place des actions.

Pour cela, nous vous demandons de bien vouloir renseigner l’enquête ci-dessous sur la situation de votre RASED.

Enquête départementale RASED

Lire le communiqué de presse du collectif RASED

Lire la lettre au Ministre

Lire la RASED lettre_elus_version_finale_2011_12_01

Direction d’école : l’action continue

Blocage des remontées administratives, journées d’actions, interpellation des parlementaires, ces deux premiers mois de mobilisation auront permis de contrecarrer la suppression de l’aide administrative mais le compte n’y est toujours pas. Le SE-Unsa a donc décidé de poursuivre l’action tout en en renouvelant la forme.

Le recrutement de 4000 contrats aidés annoncé pour ce mois de novembre, qui plus est sans fléchage défini en faveur de l’aide administrative, est loin de répondre aux besoins.

Le SE-Unsa a donc décidé d’appeler les collègues à poursuivre l’action, sans pour autant s’installer dans une grève administrative qui finirait par porter préjudice aux collègues directrices et directeurs en les isolant face à la hiérarchie.

Cette action pour le rétablissement de l’aide administrative dans l’immédiat mais aussi pour l’ouverture d’une négociation pour un réel secrétariat administratif doit rester une action collective des équipes d’école et avoir le soutien des parents et des élus locaux.

En novembre, le SE-Unsa propose de profiter de la réunion du premier conseil d’école pour adopter une motion reprenant nos revendications. Télécharger la motion ici.

Ce texte sera ensuite envoyé à l’Inspecteur d’académie, au recteur, au préfet avec copie au SE-Unsa 67. Une information aux correspondants de presse locaux pourra aussi aider à la médiatisation du dossier.

Au plan national, le SE-Unsa demande au ministre la réunion du comité de suivi du protocole d’accords sur la direction d’école signé en 2006. Au plan local, une audience aupès de l’IA sera demandée.

Le SE-Unsa, avec vous, est déterminé à voir revenir cette aide précieuse qui doit trouver une évolution stable et pérenne.

Remplacements: la précarité entre en Seine dans le 1er degré

L’académie de Paris vient d’adresser un courrier aux candidats malheureux de la session 2011 du concours de professeurs des écoles. On leur propose, dans les semaines qui viennent, d’occuper des postes de contractuels pour pallier au manque de remplaçants dans les écoles. On va même jusqu’à leur présenter cette proposition comme un complément de formation professionnelle bénéfique à l’obtention du concours !

Avec la réintroduction d’enseignants non-titulaires dans le premier degré, nous assistons à la réalisation concrète d’objectifs politiques poursuivis depuis 4 ans. Budget après budget le gouvernement n’a cessé d’assécher les moyens, notamment en remplaçants. Il a ainsi recréé un besoin auquel un recrutement de contractuels vient répondre.

Après le flop du recours aux retraités, on fait désormais appel à des étudiants, peu ou pas formés, en prenant le risque de les placer en difficulté, eux et leurs futurs élèves, alors même que le remplacement exige une très forte adaptabilité. Toutes les situations peuvent leur être proposées au pied levé, de la maternelle au CM2 en passant par les CLIS(1) ou les SEGPA(2).

Cette situation parisienne est emblématique et fera très vite des émules dans d’autres académies confrontées aux mêmes difficultés. Et la suppression annoncée de 1077 postes de remplaçants dans le projet de loi de finances pour 2012 ne peut que conduire à la multiplication des ces situations.

Le SE-Unsa dénonce la réintroduction dans le premier degré d’une précarité éradiquée il y a plus de 30 ans. Il exige un changement de cap. Il devient urgent d’augmenter le nombre des postes offerts aux concours et de rouvrir le recours aux listes complémentaires qui permettait justement d’éviter le recours à l’emploi précaire.

Remplacements dans le premier degré : la précarité entre en Seine

Article publié le jeudi 6 octobre 2011.

Dispositif CLAIR/ECLAIR : une fusée à 3 étages

Dispositifs CLAIR et ECLAIR (Ecoles Collèges Lycées Ambition Innovation Réussite) : fusée à trois étages ?

 1er étage :

A la rentée 2010, 105 établissements (2nd degré), en France ont été mis en dispositif CLAIR, de manière expérimentale (4 collèges et un lycée dans le département du Bas-Rhin).

 Le principe :

Dans un 1er temps, les postes vacants sont profilés et le recrutement sur ces postes s’effectue sur proposition du chef d’établissement au recteur.

Dans un 2ème temps tous les postes de l’établissement (enseignants, services administratifs, sociaux) seront profilés : « les personnels qui n’adhèrent pas au nouveau projet seront encouragés à rechercher une affectation plus conforme à leurs souhaits ».

 2ème étage :

Le dispositif passe de CLAIR à ECLAIR, c’est-à-dire que tout ou partie des écoles dépendant des secteurs de collège concernés sont intégrés au dispositif. Pour l’instant il n’est pas évoqué pour les enseignants du 1er degré de profilage de poste. Cependant, en même temps que l’on glisse en ECLAIR, un décret paru au JO du 13 septembre institue une indemnité spécifique pour les personnels travaillant dans ces dispositifs.

Cette indemnité comprend :

  • Une part fixe (1156€ annuel) correspondant à l’indemnité ZEP
  • Une part modulable pouvant aller jusqu’à 2400€ annuel.
    • dans le 1er degré : la mise en œuvre est déterminée par l’IEN en concertation avec le directeur d’école et les enseignants. A l’issue de quoi, l’IEN propose à l’IA les décisions individuelles d’attribution de la part modulable.
    • dans le 2nd degré : le chef d’établissement présente en Conseil d’administration, après avis du Conseil pédagogique, dans la limite de l’enveloppe déléguée par les autorités académiques. A l’issue de quoi, le chef d’établissement propose au rectorat les décisions individuelles d’attribution de la part modulable.

La part modulable sera versée après service fait.

L’ISS de direction

Elle est majorée de 50% pour les directeurs exerçant dans une école du programme ECLAIR. Cette majoration est exclusive de la majoration de 20% pour les directeurs exerçant en Zep.

Avis du SE-Unsa

Cette indemnité est clairement une « carotte » pour attirer des volontaires dans les ECLAIR

Pour le SE-Unsa, le dispositif reste clairement un laboratoire de la dérégulation, et ce n’est pas l’incitation financière qui change quoi que ce soit aux « dangers » qu’il représente. On voit bien que la part modulable de l’indemnité spécifique sera soumise au bon vouloir des supérieurs hiérarchiques. Les critères d’attribution des missions ainsi que le montant de la part modulable restent flous

Dans des lieux où les équipes ont besoin de cohérence, d’être soudées en équipe dans les difficultés qu’elles ont à gérer au quotidien, on instaure un système de concurrence et de division.

 Un 3ème étage vers des horizons CLAIRS-OBSCURS?

On ne peut s’empêcher de penser que l’installation de ce système au mérite cher à certains projets politiques, pourrait être un laboratoire avant une généralisation sur l’Ecole Publique. Mais, bien entendu, nous sommes en pleine fiction !

Lettres électroniques : années antérieures

Lettres électroniques : Année 2013/2014

LE35 1 juillet 2014

LE34 24 juin 2014

LE33 13 juin 2014

LE32 06.06.2014

LE31 02.06.2014

LE30 23.5.2014

LE29 16.5.2014

LE28 6.5.2014 –

LE27 14.04.2014

LE26 7.04.2014

LE25 31.03.2014

LE24 21.03.2014

LE23 13.03.2014

LE22. 21 février 2014

LE 21 14.02.2014

LE 20. 7 02 2014

LE19 31.01.2014

LE18 24 01 2014

LE17 14 01 2014

LE16 9.01.2014

LE15 161213

LE14 091213

LE13 291113

LE12 261113

LE11 221113

LE10 151113

LE9 081113

LE8 181013

LE7 111013

LE6 041013

LE 5 27092013

LE4 200913

LE3 130913

LE2 050913

LE 1 30 08 2013

Année 2012/2013

LE1 30 08 2012

LE 2 07 09 2012

LE 3 14 09 2012

LE 4 25 09 2012

LE 5 04 10 2012

LE 6 12 10 2012

LE 7 18 10 2012

LE 8 25 10 2012

LE 9 12 11 2012

LE 10 19 11 2012

LE 11 29 11 2012

LE 12 6 12 2012

LE 13 13 12 2012

LE 14 21 12 2012

LE 15  8 01 2013

LE 16 14 01 2013

LE 17 21 01 2013

LE 18 29 01 2013

LE 19 31 01 2013

LE 20 05 02 2013

LE 21 07 02 2013

LE 22 15 02 2013

LE23 04 03 2013

LE24  12 03 2013

LE 25  19 03 2013

LE26  25 03 2013

LE27 04 04 2013

LE28 12 04 2013

LE29  29 04 2013

LE30 6 mai 2013

LE 31  16 mai 2013

LE32 27 mai 2013

LE33  3 juin 2013

LE34  11 juin 2013

LE35 20juin 2013

LE36 28 juin 2013

 

Année 2011/2012

Point info du 1er septembre 2011

Point info du 8 septembre

Point info du 15 septembre

Point info du 22 septembre

Point info du 30 septembre

Point info du 6 octobre

Point info du 13 octobre

Point info du 18 octobre

Point info du 4 novembre

Point info du 14 novembre

Poiint info du 14 juin

Point info du 21 juin

Pont info du 21 novembre

Point info du 28 novembre

Point info du 6 décembre

Point info du 15 décembre

Point info du 5 janvier 2012

Point info du 12 janvier 2012

Point info du 24 janvier 2012

Point info du 3 février 2012

Point info du 14 février 2012

Point info du 23 février 2012

Point info du 12 mars 2012

Point info du 19 mars 2012

Point info du 30 mars 2012

Point info du 10 avril 2012

Point info du 19 avril 2012

Point info du 7 mai 2012

Point info du 10 mai 2012

Point info du 16 mai 2012

Point info du 22 mai

Point info du 31 mai

Point info du 7 juin

Point info du 14 juin

Point info du 21 juin

Point info du 25 juin

Point info du 5 juillet

Groupe technique du 25 août

INEATS :

Le ministère a donné des consignes très strictes aux recteurs et par conséquent aux inspecteurs d’académie : pas question d’aggraver l’excédent, l’objectif étant de le réduire au maximum. C’est pour cette raison que nous n’avons pu examiner aucune demande d’inéat à ce jour, malgré nos demandes répétées. Même les collègues qui se trouvent en situation médicale ou sociale très difficile, voire catastrophique, n’ont aucun moyen d’être entendus par l’IA.

L’examen des inéats est remis à la CAPD du 6 septembre. Quand on sait que la plupart des collègues n’ont un accord d’exéat que jusq’au 1er septembre…il y a de quoi « se taper la tête contre les murs ».

Les échanges qui pourraient être envisagés entre départements subissent hélas le même traitement : malgré l’accord d’un autre IA concerné par leur exeat, les collègues restent en attente de réponse d’ineat du 67.

Laisser partir, oui ; laisser entrer, non ! Les changements de département ne seraient-ils que des « variables d’ajustement » exclusivement comptables ? Et les humains dans tout ça ?

Nous ne manquerons pas de dénoncer vigoureusement le cynisme qui prévaut dans la gestion des changements de département cette année, lors de notre audience auprès de notre nouvel IA, le 29 août.

MOUVEMENT :

59 collègues ont été affectés aujourd’hui. Tous les postes existants ont été pourvus.

52 personnes restent à affecter.

Les prochaines affectations se feront le 6 septembre, à l’issue du CTPD de rentrée qui procèdera à des ouvertures de classe, et à des transformations de poste spécialisés non pourvus en postes de ZIL.

Les collègues restés sans affectation aujourd’hui seront placés en surnombre soit là où des besoins sont déjà connus, soit dans une école proche de leur domicile. Ils seront contactés par l’IA qui leur indiquera dans quelle école ils doivent se rendre à la pré-rentrée.

Enseignants de l'Unsa 67

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com