EMF : les changements sur ma fiche de paie de janvier

-Au-delà de l’impact de la réforme des retraites (cf notre article, pourquoi je serai moins payé en janvier), vous pourrez observer des modifications sur votre fiche de paie de janvier.

Bref décryptage :

Suppression de l’indemnité 0650 qui correspondait à l’IFIPEMF : 929€/an soit un versement mensuel d’environ 77€.
Ajout de l’indemnité 1844,  nouvelle indemnité qui remplace l’IFIPEMF : 1250 €/ an soit un versement d’environ 104 €.
Rappel de l’indemnité 1844 sur 4 mois puisque la circulaire défini son application au 1er septembre 2014 soit 108 €

Pour toute question ou difficulté rencontrée, n’hésitez pas à prendre contact avec l’ équipe du SE-Unsa.

Futurs lauréats déjà détenteurs d’un master Meef : le doute est levé

Lors du comité de suivi de la réforme du 4 février, l’hypothèse d’une remise en cause l’alternance à mi-temps pour les lauréats déjà détenteurs du Master Meef a été écartée.

En effet, des informations vérifiées portant sur ce point circulaient depuis plusieurs semaines.  Pour le SE-Unsa, cette mesure aurait porté un coup fatal à la réforme de la formation qui se met déjà difficilement en place. Elle aurait finalement validé qu’il n’y a pas besoin d’être accompagné dans la première situation de responsabilité d’élèves pour construire les compétences professionnelles nécessaires aux enseignants et CPE. Le SE-Unsa était intervenu activement depuis la mi-décembre auprès des multiples interlocuteurs.

Il reste maintenant à définir le contenu du parcours adapté de ces lauréats. Pour le SE-Unsa, ce doit être l’occasion d’améliorer l’ensemble du système en réaffirmant que formation et situation professionnelle ne sont pas juxtaposées mais bien au service l’une de l’autre.

Lors de ce même comité de suivi de la réforme de la formation, le SE-Unsa a rappelé la nécessaire publication prochaine :

– des textes clarifiant les conditions de certification et de titularisation des actuels stagiaires, lauréats de sessions différentes.

– de l’outil de positionnement à l’entrée dans le métier qui décline le référentiel de compétences professionnelles en observables pour l’année de stage et les deux années suivantes.

– d’outils communs aux 30 ESPE qui entrent désormais dans des processus d’amélioration de leur offre de formation en vue de la rentrée prochaine.

Audience EMF auprès du directeur de l’ESPE : notre compte rendu

 

Audience ESPE – 23 janvier 2015

Lors des deux rencontres avec les EMF du 67, nous avons fait le constat d’une réelle souffrance professionnelle vécue par ces collègues. Nous avons sollicité cette audience pour vous faire part précisément de ce constat, de notre analyse et espérons aborder déjà quelques perspectives d’évolutions positives d’ici la fin d’année ou en vue de la rentrée prochaine :

  1. Travail à flux tendu, concentration des interventions. Besoin de davantage de compréhension dans l’attribution des interventions, nécessité de connaître un prévisionnel / cahier des charges.

Conclusion sur ce point par l’ESPE : Nous allons essayer d’élaborer un prévisionnel en juin pour l’année prochaine. L’absence d’un calendrier de visites avait pour but de laisser davantage de liberté au formateur. C’est embêtant, et nous reconnaissons qu’il y a un dysfonctionnement sur les EMF depuis le début de l’année, qu’ils n’avaient pas connaissance des diverses échéances.

En cas de dépassement du prévisionnel, des heures complémentaires sont prévues dans les maquettes.

Le directeur de l’ESPE a fait référence à une enquête communiquée par le ministère sur le déploiement du service des EMF dans chaque département.

Nous avons été amenés à rappeler à plusieurs reprise que les EMF ne contestent pas tant la charge de travail liée aux missions que  les conditions d’exercice : travail à flux tendu, densité des interventions en début d’année.

2. Complexification des tâches, croissance des tâches administratives ce qui implique une perte de sens de l’activité (compléter 2 rapports pour les mêmes visites, les mêmes stagiaires).

C’est parce que nous souhaitons mettre en place une réelle formation en alternance que nous donnons au tuteur cette place dans la maquette. Dans d’autres masters professionnels, le tuteur dans l’entreprise est également amené à compléter un rapport, à noter le stage.

Nous avons demandé à ce qu’une réflexion soit menée en collaboration avec l’employeur pour optimiser les outils (notamment le Wiki). Il est inacceptable que parce que le tuteur a deux interlocuteurs (IA et ESPE), il soit amené à doubler son travail de formalisation d’une visite.

3. Notation en cours d’année : problématique du tuteur qui installe la confiance incompatible avec la position d’évaluateur. Les exigences d’un employeur sont différentes de celles d’un organisme qui attribue une qualification. Exemple : un stagiaire en difficulté (alerte) dont la difficulté essentielle est le positionnement par rapport aux élèves et  la gestion de classe peut obtenir 14, s’il travaille suffisamment. Un employeur qui s’interroge sur un recrutement pour 40 ans peut vouloir pondérer ses critères différemment.

La note, nous n’y couperons pas. C’est la condition de la réalisation d’un Master professionnel. D’ailleurs, si le stage n’était pas noté, on pourrait assister à une déviance de la part des stagiaires qui penseraient à privilégier la validation du Master, comptant sur un renouvellement de l’année de stage pour « valider la partie pratique ».

Par contre, nous allons travailler à une progressivité plus importante de compétences professionnelles observées à chaque semestre.

4. Trop de positionnements diverss pour un même EMF. Cause de stress, tensions, travail à flux tendu. Mais la situation en devient schizophrénique pour les EMF qui jonglent avec les casquettes .

Le directeur de l’ESPE a pris note de ce constat et entend cette complexité. À ce jour, il n’est pas en mesure d’apporter une réponse ou des perspectives pour l’année prochaine.

Nous avons proposé que les stagiaires puissent bénéficier d’une « visite gratuite » en début d’année. Une visite sans rapport, d’un formateur n’ayant pas de rôle d’évaluateur, pourrait donner l’occasion au stagiaire de poser toutes les questions, même les plus naïves.

L’ESPE a pris note de cette proposition. Nous avons également relevé la difficulté ou l’impossibilité pour le visiteur ESPE de prendre en compte la progression du stagiaire. L’ESPE a entamé une réflexion autour de l’individualisation de la formation. Celle-ci sera soumise au conseil des études. Admettant qu’aujourd’hui, l’alternance se résume plutôt à une juxtaposition classe/cours, le directeur évoque l’hypothèse d’une réduction du temps présentiel des stagiaires. Sans réduire le volume d’intervention des enseignants, ce dispositif permettrait la mise en place d’un plus grand nombre de formations individualisées.

Nous avons également déploré l’absence de temps d’observation dans la classe du tuteur.

L’ESPE envisagerait un allègement des temps de formation en présentiel à l’ESPE au cours du moins de septembre pour prendre en compte ce besoin.

Nous avons interrogé l’ESPE sur le dispositif d’alerte. Nous proposons la mise en place d’un dispositif d’aide renforcée, la notion d’alerte faisant référence à la mise en danger des élèves. Il y a certainement un accompagnement renforcé qui peut éviter à de jeunes collègues d’en arriver là…. Et le tuteur ne peut pas répondre à toutes les difficultés !

5. Besoin de reconnaissance, de renouveler leur pratique, d’innover, volonté d’enrichir leur pratique. Tension terrible car l’institution a deux exigences opposées : EMF = chercheur, enseignant qui innove mais temps et énergie plus disponibles pour ça…

L’ESPE entend ces besoins.

 

CAPD du 29 janvier 2014 : notre compte-rendu

 

Points à l’ordre du jour :

1) Élections des représentants des personnels à la commission de réforme :

Laure TREMOLIERES (SE-Unsa) et Etienne HEIDMANN (Sgen –CFDT) sont désignés pour y siéger.

2) Validation des nouvelles règles du mouvement départemental

  • Ont été adoptées à l’unanimité les modifications suivantes :
    – A partir de la rentrée 2014, bonifier les personnes exerçant en ASH à hauteur d’un point par an cumulable dans la limite de 3 années scolaires, pour toutes les phases du mouvement

– Maintiens :    étendre le maintien aux 4 x 0,25, tout en gardant la règle de la moitié (en restant au minimum sur 2×0,25 identiques, donc). Il est décidé de ne pas étendre le maintien aux T1, en raison de la bonification dont ils ont déjà bénéficié pour obtenir leur poste.

  • L’administration n’est toujours pas en mesure d’expliquer objectivement le fonctionnement de l’algorithme en matière d’affectation sur vœu de secteur.

Le SE-Unsa demande un vote sur l’ensemble des règles du mouvement. Nous votons contre : le SE-Unsa est toujours opposé à la saisie unique de vœux et à la prise en compte des vœux de secteurs dès le 1er temps. Il est à noter que d’autres représentants du personnel se sont abstenus sur ce vote… où est la cohérence ?
3) Validation des barèmes des permutations informatisées (64 personnes)

4) Ajout d’un point par l’administration, en séance :

Mutations dans l’intérêt du service dans une école. Le SE-Unsa s’oppose à ces mesures, estimant que l’Administration applique la solution la plus radicale et la moins courageuse. Vote parmi les représentants du personnel : 7 contre / 3 pour.

Les conflits ou tensions dans les équipes semblent se multiplier. Le SE-Unsa a  proposé d’intégrer dans la formation continue un module ou des animations pédagogiques sur la « gestion de conflit » à destination des directeurs et des adjoints. Ces apports pourraient être bénéfiques tant au sein des équipes enseignantes que pour les relations avec les partenaires de l’Ecole.

5) Points divers

-Laïcité et statut scolaire local

Le SE-Unsa demande que soit soumise au vote de la CAPD la motion suivante :

En vertu de l’impérieuse nécessité de mettre notre département en adéquation avec la charte de la laïcité, nous demandons que l’heure de religion en vigueur dans le 1er degré soit repoussée en dehors des 24 heures scolaires obligatoires, par modification de l’article D.481-2 du code de l’éducation.

L’administration refuse que cette motion soit soumise au vote, estimant que cela ne relève pas des compétences de la CAPD. Pourtant, cela impacte bien le travail des équipes…

Invitation faite aux directeurs et aux enseignants à la journée “usages du numérique au service des apprentissages” suppose-t-elle qu’ils seront remplacés le mercredi 4 février ? Bien sûr. Large appel et remplacement assuré au maximum…

Mode d’emploi pour l’utilisation de chorus pour les frais de déplacement. En cas de souci, appeler la plateforme 03 89 21 56 65. Pour plus d’info consulter Ulyssedt-tutoriel corse (sic !)

Conseillers pédagogiques : travail en équipe de circonscription et nouvelle répartition dans les locaux de l’IA. La DASEN a souhaité regrouper dans les locaux de l’IA toutes les circonscriptions de l’Éducation prioritaire. Deux circonscriptions ont déménagé en début d’année. Initialement, une répartition « classique » des équipes de circonscription était prévue. Les IEN auraient demandé une autre répartition (par valence). Maintenant que les lignes téléphoniques ont été attribuées nominativement, il n’est plus possible de modifier cette répartition. Elle peut toutefois être revue cet été, lors des prochains emménagements. Les cartes seront rebattues…

Le SE-Unsa a notamment déploré le manque de communication dans la gestion de ces situations…

Stagiaires : quelles sont les procédures mises en place pour aider les stagiaires repérés comme en difficulté ? Le SE-Unsa a relevé que bon nombre de lauréats de la session exceptionnelle ayant été reçus en entretien vivent leur année dans la crainte d’une non certification. Pour aider les collègues à comprendre les attentes de l’institution, nous proposons un entretien de positionnement par rapport aux compétences professionnelles. Le SE-Unsa souhaite également que notamment les stagiaires en difficulté puissent bénéficier d’un regard croisé (le la visite d’un second formateur), dont l’effet est toujours bénéfique. Les tuteurs des M2 ont très récemment relevé cet aspect positif par rapport à la visite du « visiteur ESPE »

-Maîtres formateurs : nécessité d’une formation continue spécifique. Le besoin est relevé, l’IA y réfléchit à un dispositif pour l’an prochain.

Appel à candidatures dans l’enseignement bilingue et conséquences sur le mouvement des personnels. Aucun engagement n’est demandé de la part des collègues qui se signaleront. Ils pourront formuler des vœux en monolingue et bilingue.

Où en est-on de l’implantation des EVS administratives ?quelles procédures et quelle communication en direction des intéressés (EVS et directeurs) quand un support est supprimé ?

163 écoles lauréates (enveloppe diminuée de 35 postes). Pas de nouvelle des nouveaux contrats CUI annoncés par le gouvernement. Les suppressions d’implantation ont été faites à la rentrée. Le dispositif porte sur les personnes et non les écoles et tout dépend de la durée d’un contrat, de possibilité de le  renouveler.

Qui prévient les directeurs qu’ils ne bénéficient plus d’une EVS ? La communication est défaillante. C’est le Secrétaire général du 68 qui est en charge de contacter les écoles concernées…

École du Conseil des 15 : la ville de Strasbourg devrait se prononcer sur l’utilisation des locaux la semaine prochaine. L’option étudiée pour le moment va dans le sens de la récupération des locaux rendus disponibles de l’école européenne pour un usage scolaire. Concrètement, un glissement de 10 classes de l’école du Conseil des XV pourrait s’opérer  (nouveau cycle 3 du Conseil des 15 (CM1 et CM2, secteur et international). Au conseil des XV,  l’effectif supérieur à 14 classes garantirait la décharge totale de la direction. En termes de mouvement, les collèges peuvent demander à glisser sur un poste équivalent. La bonification pour suppression de poste sera accordée pour les collègues dont ce ne serait pas le choix. L’ancienneté dans l’école est conservée à partir de l’affectation au Conseil des XV pour ceux qui seraient affectés dans la nouvelle école.

Sur-service éventuel des ZIL : IA va demander un bilan aux circonscriptions de faire un point. Pour le moment, il semblerait que le dépassement ne soit pas aussi important qu’on aurait pu l’imaginer.

Quels critères pour les départs au Goethe Institut ? Priorité aux enseignants qui assurent l’enseignement extensif. Puis remplaçants selon le temps passé dans une même classe / niveau de langue.

Comment gérer les conflits dans les écoles? Vaste débat… pas de solution toute faite (et peu d’ambition de la part de l’Administration qui ne s’est pas dotée de moyens volontaristes pour trouver des solutions). Pour l’IA 3 niveaux d’intervention : Directeur, IEN (médiation), IA(rappel du cadre/ mutations).

L’IEN responsable du RESA rappelle qu’une conférence ouverte au directeur, IEN, chefs d’établissement, … sur les risques psycho-sociaux se tiendra le 11 mars à 14h au lycée Marc Bloch

Service des ZIL en Segpa. Le temps d’enseignement hebdomadaire en Segpa est de 21h. Un décompte est réalisé en fin d’année. Le dépassement du service est compté par l’Administration.

 

 

 

Commission de réforme et comité médical : késako?

Les comités médicaux et les commissions de réforme sont des instances consultatives chargées de donner des avis sur les questions médicales concernant les fonctionnaires.

La commission de réforme

Composition

La commission de réforme comprend les membres du comité médical, des représentants de l’administration auprès de laquelle elle est instituée et des représentants du personnel à la CAP dont relève le fonctionnaire pour lequel l’avis de la commission est demandé.

Missions

La commission de réforme est notamment consultée sur :

l’imputabilité au service de la maladie ou de l’accident à l’origine d’un congé de maladie ordinaire, d’un CLM ou d’un CLD sauf si l’administration reconnaît d’emblée cette imputabilité,
la situation du fonctionnaire à la fin de la dernière période d’un CLM ou d’un CLD lorsque le comité médical a présumé le fonctionnaire définitivement inapte lors du dernier renouvellement de son congé,
la reconnaissance et la détermination du taux de l’invalidité temporaire ouvrant droit au bénéfice de l’allocation d’invalidité temporaire,
la réalité des infirmités résultant d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle, la preuve de leur imputabilité au service et le taux d’invalidité qu’elles entraînent, en vue de l’attribution de l’allocation temporaire d’invalidité,
le dernier renouvellement d’une disponibilité d’office pour raison de santé.

Pour toute question, n’hésitez pas à contacter Laure Trémolières, élue du SE-Unsa, qui siège en commission de réforme du Bas-Rhin. Joignable le jeudi et le vendredi, elle assure automatiquement le suivi du dossier des adhérents du SE-Unsa et des collègues qui nous sollicitent.

Le comité médical

Composition

Le comité médical comprend 2 médecins généralistes et un médecin spécialiste de l’affection pour laquelle l’avis du comité est demandé.

Missions

Le comité médical est obligatoirement consulté sur :
la prolongation des congés de maladie ordinaire au-delà de 6 mois consécutifs,
l’attribution et le renouvellement des congés de longue maladie (CLM), de grave maladie et de longue durée (CLD),
la réintégration après 12 mois consécutifs de congé de maladie ordinaire ou à l’issue d’un CLM, d’un congé de grave maladie ou d’un CLD,
l’aménagement des conditions de travail d’un fonctionnaire après congé de maladie ou disponibilité d’office,
la mise en disponibilité d’office pour raison de santé et son renouvellement,
le reclassement d’un fonctionnaire dans un autre emploi à la suite d’une modification de son état physique.

Un comité médical supérieur, placé auprès du ministre chargé de la santé, compétent à l’égard des 3 fonctions publiques, peut être consulté, à la demande du fonctionnaires ou à l’initiative de l’administration, en cas de contestation de l’avis rendu en 1er ressort par le comité médical.

 

TBE et APC

Ce 18 décembre 2014 se tenait à la DSDEN un groupe de travail dans le cadre de la circulaire 2014-138 (protocole de simplification des tâches des directeurs).

L’application TBE a longuement retenu l’attention des membres de ce GT.

Nous avons appris que cette application n’en était qu’à sa mise en place et qu’elle devrait à terme faciliter le travail des directeurs par l’ajout de modules…

Par contre, l’administration a reconnu que le module sur les APC était peu fonctionnel et chronophage en l’état, reconnaissant par là-même la justesse de notre mot d’ordre concernant le renseignement heure par heure de la réalisation du temps d’APC. Elle s’est engagée à améliorer cette fonctionnalité.

Il donc n’y a plus lieu de saisir chaque heure d’APC faite par chaque collègue !

Ce GT devrait se réunir régulièrement, et ce dès janvier, pour travailler sur cette simplification nécessaire.

N’hésitez pas à continuer de nous faire remonter vos remarques pour que vos représentants du personnel SE-UNSA puissent continuer à porter vos revendications !

Absence d’un élève et certificat médical

Il semblerait qu’il devienne de plus en plus fréquent que des directeurs soient les récipiendaires d’un courrier type signé par un médecin et les rappelant à l’ordre quant à l’illégalité de la demande d’un certificat médical pour justifier de l’absence d’un élève.

Cette demande de certificat émane bien souvent non pas des agents du service public d’éducation mais bien des parents. Toutefois ce courrier est souvent vécu par les collègues comme une remise au cause de leurs compétences professionnelles.

Quelques précisions sous forme de textes pour commencer.

La circulaire 76-288 spécifie bien que c’est illégal. Elle a été rappelée à de multiples reprises notamment dans la note de service 2009-160 ou dans la circulaire 2004-054.

La seule situation qui exige la production d’un certificat médical est le cas de la maladie contagieuse dont la liste est spécifiée dans la circulaire interministérielle du 3 mai 1989.

La liste est peut-être plus abordable ici.

Ensuite, nous vous proposons une réponse type à faire parvenir au médecin émetteur (ici le Docteur House) de ce courrier afin de clarifier les choses et d’éviter qu’une telle situation se reproduise.

Dr. House,

 J’accuse réception de votre courrier.

 Ce dernier semble induire que j’ai demandé un certificat médical pour justifier l’absence de l’élève Lény TRATES. Permettez-moi d’exprimer mon étonnement car à aucun moment je n’ai fait une telle demande, appliquant bien entendu la circulaire 76-288 du 8 septembre 1976 et parue dans le BO n°35 du 30 septembre 1976 que vous semblez citer dans votre missive.

 Pour mémo et actualisation de votre courrier, je me permets de vous rappeler que ce point a été rappelé dans la note de service 2009-160 du 30 octobre 2009 qui faisait référence à la circulaire 2004-054 du 23 mars 2004 dans son point 1.1.

 Afin de ne pas entrainer “à la fois une lourde dépense pour le budget social de la nation et de grandes pertes de temps pour le corps médical” (je cite la circulaire 76-288) tout comme une perte de temps inutile d’un agent du service public d’éducation, perte de temps préjudiciable aux usagers de l’Ecole de la République, je vous serais reconnaissant de ne pas donner suite à de telles demandes parentales et même de démentir les légendes urbaines véhiculées par des parents trop consciencieux de respecter un règlement intérieur sans doute mal assimilé car ce dernier spécifie bien que le certificat médical n’est demandé qu’en cas de maladie contagieuse dont la liste est énumérée dans la circulaire interministérielle du 3 mai 1989.

 Je vous prie d’agréer, Dr. House, mes salutations.

 Le directeur
Ecole primaire d’Aubagne
Joseph Pagnol

Enseignants de l'Unsa 67